CHAPITRE XXXXVII

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selon Emilliène












L'histoire.

Personnellement, je ne pense pas qu'une histoire est historiquement penchée dans le subconscient.

Certe, l'histoire est la pensée utopique de son créateur.

L'histoire est l'élément mensongère inventé pour l'alimenter les mythes fondateurs de l'esprit, pour générer une similitude des leurrant partagées à l'unanimité ; cependant, je reste persuadée qu'une histoire, qu'elle soit un mythe, une utopie, un leurrant, un fait mensongère, demeure des faits réels qui se réalisent ou se sont réalisés dans le réalisme présentiel d'une tierce personne.

Oui, ce qu'on appelle généralement, histoire à dormir debout, voir à l'eau de rose, sont tirées des faits présents, passés ou à venir.

De ce fait, peut-être mon histoire, sera comptée par une tierce personne pensant que son récit n'est qu'utopique, peut-être suis-je le reflet d'une imagination débordante, ou simplement, une pure et nette invention...

Peut-être m'importe peu, lorsque je sais, pertinemment que mon histoire inspire d'aucuns à ne plus se tenir dans l'ombre de l'oppression, d'y sortir tête haute, sans craindre les regards d'autrui, car oui, ce sont ses personnes dans la capacité prétextant l'incapacité qui nous conduisent tout droit dans la tombe.

Assise et repliée contre le torse puisant de George, le regard porté sur le poste face à nous ; les bras de George, me retenant fièrement comme dans l'un de ses films, où l'amour est à son comble.

Du côté opposé à George, se tient Calluis et Vérone, tout deux enlacés mutuellement, l'un dans les bras de l'autre, regards partagés unanimement vers le téléviseur.

Et à ma droite, Jule.

Solitaire, fessiers retenu sur le sofa dont il partage seul, tout comme nous autres, son regard à lui loge, sur le moniteur de cet écran plasma, attendant plus que le début de ce films,

Quelle surprise m'as-tu réservée Vérone ?

- Je pense que nous avons remplis toutes les conditions nécessaires pour cette soirée, couverture, pop-corn, luminosité basse...

- Vérone cesse de faire durée le suspens et balancent-nous ce films !

- Du calme George, voilà ça vient.

En émettant celà, elle lance le films.

Celui-ci débute sur une mélodie de Alec Benjamin, Let Me Down Slowly, et de mieux en mieux l'image s'éclaircit, pour chuter sous une nuit sombre, une chambre donc la luminosité est moins prononcé, laissant tout de même entrevoir, cette scène, une personne, non.

Calluis, incisé, une toute autre personne, l'angle de la caméra, s'améliore pour démontrer le visage de cette autre personne...

Non !

Pas lui !

Ça ne peut pas être vrai, ce n'est pas lui.

Non...

Mon regard se détourne de l'écran, se plonge dans celui de George, celui-ci hypnotisé par cette écran, un sourire discret aux lèvres, et lorsque j'accommode sur Calluis, mon cœur, si j'en possède encore, se pétrifie d'un seul coup.

Comment peut-il apprécier cette scène !?

Comment est-ce possible !?

Pourquoi...

FUGITIVE DE MON EXISTENCE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant