CHAPITRE XX

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Selon Jule












Après les affronts corporelles qu'Émie venait de subir, et la sortie de Calluis de sa chambre, je me hâte d'aller la rejoindre à fin de suturée les différentes ouvertures qu'elle présente.

Depuis mon entrée dans le corps médical, en cinq années d'exécution de mes tâches, jamais je ne suis tombé sur un pareil fiasco.

Certe, nous avons eu des blessés accidentés aux portes de la mort, mais s'ils voyaient l'atrocité de l'état corporelle d'Émie, aussi vite, ils se diront que leurs états est encore favorable.

Et que dire de sa partie intimité ?

Les violacée vif y sont de grande ampleur, le mot favorable pour décrire ce que mes yeux ont sous le nez, serais simplement, de dire qu'elle est immonde.

La cruauté de Calluis se laisse toujours percevoir, la rage de Valse est présente sur chaque parcelle de son anatomie, la perversité de George, est reflectrice de l'état de dilatation de son intimité et mon acharnement à recouvrir leurs actes sera à tout jamais présent.


- Lorsque tu as mal, tu essaies de données des coups sur le matelas, j'essayerai de relâcher la pression.

- La douleur que tu pourrais me procurer n'atteindra jamais celle donc Calluis, George et Valse m'ont fait subir. Ne t'inquiètes pas, celle-ci au moins, sera supportable.


Comment fait-elle pour être si indifférente ?

A-t-elle finalement accepter la situation ?

Oui, elle sait qu'elle ne pourra se défaire de George, elle sait qu'elle sera son paria, son objet sexuel, jusqu'à ce que lassitude s'en suit, mais pour l'heure, elle demeure son outil de sévices.

Je me saisir d'une des aiguilles reposant sur le plateau, et insert un fil de cuivre, sur l'extrémité inférieure.

Quand il faut aller, faut aller.

Avec amabilité et délicate, je commence à coudre les déchirures prononcées par les allées-retours de mon frère et du siens, mais elle ne laisse paraître aucune douleur, je le fais sans anesthésie, mais à la voir, on dirait, qu'auparavant, je lui ai administré une grande dose d'anesthesiant.

Je le déplore, la douleur fait partie intégrante de son corps, elle y est constamment exposée qu'elle a finit par développer une résistance.

Mais l'on ne peut résister à la douleur, elle peut se terrer en nous, mais jamais disparaître. Il suffit d'un excitant pour qu'elle nous reviennent et qu'elle nous fasse savoir qu'elle était bien là, terrer mais présente.

Je crains qu'Emie n'encaisse pas les retombées de ce qu'elle pense avoir la maîtrise.

Nuls ne compte la douleur, c'est elle qui impose ses contours et ses régiments.

Je termine sa couture, puis, à l'aide d'un chiffon imbibé d'alcool, je désinfecte les coutures, puis les ouvertures faîtes par le fouet, comme par ailleurs, elle ne présente aucun signe de douleurs.

FUGITIVE DE MON EXISTENCE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant