Je suis allongée sur ce lit, ce même lit qui, il y'a à peine quelques minutes, mon corps subissait une toute première défloration de l'anal.
Cette même chambre, dans laquelle, j'ai été battue à sang.
Traité en animal.
Tuée.
Le liquide glacial qui passe sur mes plaies ouvertes par l'action d'un tissus me vole des grimaces.
Au bout des minutes qui suivent la désinfection de mes ouvertures, je suis dû à la douleur.
- Navré pour la douleur.
Je ne réplique pas.
Mon humanité a été bafouée, détruite.
Ma vie m'a été arrachée, mon innocence insultée... Ma voix et mes rêves se sont vues brisés, et que dire de mon avenir ?
Je ne vaux plus rien !
Je suis comme cet animal qu'on ne peut ni vendre, ni même manger.
- Essais de ne pas opéré de mouvement, je viens à peine de mettre des pansement sur tes ouvertures. Elles pourront se réouvrir si jamais tu bouges. Je vais juste te chercher de nouveaux vêtements.
À quoi bon que je me donne la peine de me vêtir ?
Quoi que je fasse, quoi que je porterais, ça ne pourra jamais empêcher qu'il me viol.
Ça ne pourra jamais cacher mes plaies.
Elles seront à tout jamais ouverte.
Malgré que, physiquement elles se seront renfermées avec le temps, mentalement, elles demeureront à tous jamais saignantes.
Ses pas s'éloignent de moi, les verrous de la porte s'ouvrent lentement et se referme rapidement.
À quoi mon reflet peut encore ressembler ?
Autres fois, j'étais sans imperfection. Je pouvais encore portée le statut de personne.
Mais actuellement, je ne suis plus rien !
Absolument rien.
J'entreprends de me lever du lit, je me dirige sur cette petite table roulante, où trône son matériel médical, je me saisis de cet objet qui paraît réflecteurs, et admire le reflet de la nouvelle que je suis.
Un dégoût indescriptible prends possession de moi.
Je ne ressemble plus à rien, mon visage est recouvert de bandes, mon corps de même.
Ce mouvement a réouvert mes plaies, je saignais à nouveau, mais la douleur ne me dis rien.
Je ne mérite plus de vivre, pourquoi vivre, si à aucun jour, je ne plairais à un homme ?
Alors, je dédouble l'intensité de la force que j'exerce sur cet objet dans mon points et le propulse au mur.
Le bruits se dégageant agit en alarme, je suis sans me douter qu'il ne me reste que quelques minutes avant que la porte ne vole en éclats, Je me saisis d'un morceaux de verres provenant de la chute de l'objet et sans aucune hésitation, pas même une remise en cause, je me tranche les veines de mon bras gauche.
L'éruption de sang se prononce immédiatement.
Aucun regret, me répétais-je.
Je lâche le morceau de verre et il finit sa lancée au sol, et pareillement au verre , je me laisse porter par mon poids vers le sol.
J'entends dans ma chute, les verrous de la porte se rompre et celle-ci s'ouvrit.
- Je t'avais demandé de ne pas la laisser seule.
- Je suis désolée George, je me suis déplacé à peine quelques minutes...
Une gifle se fait entendre, le corps de Jule frémit vers l'arrière et se réceptionne sur son genoux qui baigne dans mon sang.
Visiblement, je suis encore consciente.
Pourquoi la mort, ne m'emporte t'elle pas ?
- Ferme là ! Tu as intérêt à la remettre sur pied. Ta survis en dépend.
Mes paupières devenaient lourdes, le bruits dans la pièce baisse d'amplitude.
Le sifflement dans mes oreilles me réconforte et agit comme une berceuse.
Je ferme lentement et délicatement les yeux, me laissant transportée par cette mélodie envoûtante vers les bras de Morphée.
Mes reflex corporelles sont encore en activité, je peux détecter qu'une personne m'entraîne sur un autre support que celui où je réside.
******
J'ouvre difficilement mes rétines, la faible luminosité de la pièce m'aide à améliorer ma vue.
Une main se saisit de la mienne, et je détourne mon regard, pour tomber sur un visage apeurée, qui vire doucement au soulagement.
Pourquoi ne suis-je pas morte ?
Pourquoi ?
POURQUOI ?
Je veux juste mourir.
Laissez moi mourir
Par pitié...
Juste
Mourir
- Tu t'es enfin éveillée Émie.
- Pourquoi ne m'as-tu pas laissé mourir ? Pourquoi ?
- Tu n'as encore rien accomplies dans ta vie, pour te laisser t'en allée de la sorte.
- Je n'ai plus rien, aucun but, aucune illusion qui pourrait m'attacher à la vie, il m'a tout prit !
-....
Les verrous de la porte s'ouvrent, George fait éruption dans la pièce, dégoulinant de scieur, un torse nu, et un jogging recouvrant son bat. Il s'approche du lit, et se stoppe net face à mon visage.
Je veux partir par pitié, que quelqu'un m'achève, pour ça, je payerais la somme qu'il faut.
Tuez-moi par pitié
- J'ai bien envie de m'occuper d'elle. Du bon boulot frérot, malgré qu'elle a fait plus de quatres semaine dans les pommes.
Pourquoi moi ?
Qu'ai-je fait ?
Cathïde2ange
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
