CHAPITRE XXIX

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Selon Jaïde











Depuis quelques temps, je suis en proie aux altération de ma mémoire.

Je me suis rendue compte que ma mémoire me jouait des tours, il m'arrive dès fois de ne pas me souvenir de ce qui fut avant.

Je ne saurais expliquer concrètement, mais les perturbations neuronales que je subis depuis, m'ont valut de perdre la quasi-totalité de mon travail, mon patron me disait inapte à faire évoluer un dossier jusqu'à son apogée.

Ce qui s'avère être vraie.

J'en ai parlée à mon mari, qui m'a fait comprendre que c'était l'effet du surmenage, que je devais m'octroyer du temps pour récupérer, je l'ai écoutée, je me suis donnée deux mois sans activité, mais bizarrement, ma forme Alzheimer  est toujours présence.

Malgré qu'en ce laps de temps, je n'ai fait qu'autre que me reposer, encore et encore, sans émettre aucun travaux qui nécessitaient une grande occupations de la faculté des neurones.

J'ai toute fois, décidée d'en parler avec Jule, qui lui aussi m'a cracher les mêmes paroles que George, et m'a recommandé ce que j'appliquais déjà, un sommeil régulier, une alimentation saine, limiter les heures de travail... Mais sans succès.

Connaissant que chaque personne possède un métabolisme bien défini, je me suis donnée deux mois de plus, cependant, je n'ai constaté aucun changement.

Pour ne pas sombrer dans une folie meurtrière suite à mon état, j'ai fait par de mon besoin de rencontrer un spécialiste à George, mais ce dernier m'a répéter mot pour moi, que nous avons déjà un médecin à notre disponibilité, tu devrais t'en tenir à ses recommandations.

Comme par enchantement, je m'éveille. Incapable d'expliquer comment et pourquoi je suis allongée sur le canapé du salon.

En proie aux vertiges et tournois, je me lève et me dirige vers la cuisine.

Delà, je me sers une tasse de tisane et porte celle-ci à mes lèvres.

Lorsque mes esprits reviennent peu à peu, je perçois des cris provenant de l'étage, cette voix me dit quelques choses, après mûre réflexion, je me rends directement compte qu'il s'agit de la voix d'Émie.

Vivement, je pose la tasse sur la table, je n'ai nullement le temps de mieux appréhender la situation que sur la hâte, je renverse la tasse et le contenu chaud de celle-ci se déverse sur mon bras.

L'instinct maternel en moi, se met en éveil et je m'élance vigoureusement vers l'étage.

À chaque pas qui discours la distance entre la chambre d'Émie et moi, je suis comme tétanisée.

Ses cris et hurlements prenent des ampleur plus profond, plus déchirant et plus meurtriers.

Lorsque je parviens enfin devant sa porte, je me fige littéralement.

Les cris de ma fille, atteignent un paroxysme inexplicable, mon bras tremblant toujours de cette rages dans sa voix, desserre les verrous de sa porte, avant que je n'eut l'occasion d'appréhender les données réceptionnées par mon cerveau, avant même que je n'eut conscience de la scène se jouant sous mes yeux, la question partait,

- Émie ça va ?

Rien ne va !

Absolument rien !

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