CHAPITRE XXXVI

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Selon Emilliène









Fuir...

Encore fuir...

Toujours fuir...

Quand est-ce que j'arrêterai de fuir et affronterai mes problèmes sans perdre la face ?

Aujourd'hui, par ma faiblesse, ma naïveté, mon ignorance et mon renfermement, j'ai payée le prix fort, cela m'a valu une vie, pas n'importe quelle vie, l'unique vie sur laquelle je pouvais me rabattre malgré que cette dernière ne m'accordait que très peu d'intérêt, ma mère.

Je descends les marches de l'escalier, le corps raide, presque propulser vers l'avant par les courent d'airs se propageant dans l'enceinte de la maison.

Le corps recouvert d'un tee-shirt blanc taille XXXL longue manches et d'un jogging bleu marine, la chevelure, du moins ce qu'il en reste après chaque passage de Calluis, Vérone et George regroupée en un chignon bas.

Près de la dernière marche, sans vouloir le savoir, je prête attention à une conversation entre George et ma tante Maria, la petite sœur à ma mère, du moins ma défunte mère,

-... George, je ne te demande que deux semaines avec ma nièce, ce n'est pas la mer à boire. C'est ma nièce, l'unique que j'ai et que j'aurais pour le restant de ma vie, si ma sœur était encore en vie, elle m'aurait octroyée la permission, que dis-je, je n'aurais besoin d'une quelconque permission pour aller avec ma nièce.

- Mais elle n'est plus de ce monde. Jaïde est morte. Morte. L'entends-tu ? Elle ne reviendra plus et si jamais elle avait jugé digne de te laisser Emilliène, jamais elle ne m'aurait octroyée la garde de sa fille. Après tout, je suis son père...

Mon père !?

C'est quoi un père ? Un personnage qui s'amuse à terroriser sa fille ?

Un être insensé, immoral, immonde qui s'amuse à inscrire des déviances, à pervertie l'âme de sa fille ?

Un homme qui donne en pâture sa progéniture à des personnes violentes qui la violente aussi bien physiquement que psychologiquement ?

Un père c'est ça d'après vous ?

Parce que moi, pour moi, je n'ai connue que ça, qui soit définissable.

Alors, dites-moi, c'est quoi un père !?

- Seulement aux yeux de la lois ! Pourquoi suis-je autant dans cette conversation sans sens ? Si je veux passer du temps avec ma nièce, j'en passerais et ce n'est pas un opportuniste comme toi qui m'empêchera d'être auprès de ma nièce ! Ça jamais !

Et d'un coup, un silence s'empare brusquement de la pièce pour être rompus brutalement par une bruit assourdissant, propulser par mon désire de savoir et de curiosité, je fais escale vive dans la pièce, pour entrevoir le visage de Maria, pivoté d'un coup sec vers la gauche, pas besoin d'un enseignement pour comprendre ce qui s'est passé. George vient de l'infliger une paire de gifle.

- C'est donc ça !? J'ai totalement raison. J'ai touchée où ça fait le plus mal, n'est-ce pas George ? Tu n'es qu'un opportuniste, j'ai été toujours à toucher un mot à Jaïde sur l'homme qu'elle trouve parfait en tout point, mais jamais elle ne m'a écoutée. Car, toujours était-elle éprise par tes belles paroles, toutes mensongères ! Qu'elle naïveté ma sœur a toujours été à se doter. Quelle honte pour la famille Yenh !

- Je t'interdis de parler ainsi de ma défunte femme Maria, même si c'est ta sœur, celà ne te donne aucun droit de parler d'elle de cette façon. Et puis ne juge personne, lorsque le juge en question n'est aussi une vulgaire ordure !

FUGITIVE DE MON EXISTENCE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant