Selon Jule
"Garde ton cœur plus que tout au monde, car de lui provient toute source de vie"
Ce fût la toute dernière parole que ma mère m'eût dites avant de disparaitre de mon existence.
Je m'en souviens comme s'il c'était hier, et pourtant, dix-neuf ans déjà se sont écoulées depuis cette paroles; et aujourd'hui, je peux comprendre la profondeur des dernières paroles de l'être qui fut la plus chère de ma vie.
J'ai oeuvré à conserver cette idéologie, j'ai passé outre mes principes, je le sais, et pourtant, j'en suis à un stade de ma vie, ou le bien ne serait se confondre au mal.
Comment en suis-je arrivé là ?
Personnellement, je dirais sous l'emprise et les contraintes de George, mais hélas, il ne serait être le seul fautifs de l'histoire, de mon libre arbitre, je me suis laissé emporter par les vagues ténébreuse de ce tunnel sans fin.
Je longe les marches de cet escalier qui, jusqu'au jour d'aujourd'hui, jamais elle ne m'avait parut aussi longue.
Et lorsque je vois enfin le bout de cette longue file, je peux que meurtrier mon cœur d'apercevoir Emilliène, fourrée dans les bras de George.
Mieux j'essaie d'appréhender cette enfant, plus je me perds dans ses contours, un jour, elle est plus que déterminée à détruire jusqu'à la moelle naissante de George et le jour d'après, elle apparaît comme un gentil et irréprochable toutou, accrochée désespérément à son maître, son bourreau ; décidément, je ne comprendrai jamais les femmes.
Je les esquive du regard sans pour autant le faire délibérément, j'accommode sur le corps inepte de mon père.
Il est allongé à mains le sol, les yeux fermés, le sourire discret au bout des lèvres, à vue d'œil, on dirait qu'il se réjouit de sa propre mort, cet homme sonnera éternellement en une vraie énigme pour ma personne.
Pourquoi à cette vue, mon cœur ne pousse aucun ressentir de culpabilité ?
De désolation ?
Ne l'ai-je jamais porté en cœur ?
Après tout, comment aurais-je pû considérer ce cauchemar comme un père; mon père par dessus le marché ?
Un violeur, un tortionnaire, un psychopathe, un animal, et un ivrogne.
Ce sont les seuls souvenirs que je conserverais de toi, toi qui fut autrefois mon géniteur, par toi je vis le jour et par toi, je perdais ce qui me rendait humain, alors, voici mon hommage à ton effigie, ô père, que ton âme, pourries dans les profondeurs de la même torture que tu as pû infliger à chacunes de ses femmes qui ont eux le malheur, un jour de croiser ta route.
Puissions nous, jamais nous rencontrer dans l'au-delà.
Ai-je craché intérieurement une dernière fois, avant de définitivement céder le regard à ce qui peut mériter être lorgnez.
J'appuie la dernière marche des escaliers et me haute à la hauteur d'Émie et de mon frère, entrelacés l'un à l'autre, comme deux jeunes tourtereaux ayant bravé avec brio un malheur qui s'abattaient depuis fort longtemps sur leurs bonheur.
Quel situation ironique, le mal enlaçant le bien, sous la défaite d'un autre mal, moins mauvais que ce mal.
Ai-je ressenti ce creux au cœur ?
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystère / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
