Je me souviens comme si c'était hier, et pourtant, six ans aujourd'hui se sont écoulées.
J'étais assise dans ce bar, j'y sirotais une bouteille de vodka comme à chaque soir, jusqu'à ce que je décèle son odeur dans la salle.
Aussi vivement, me suis-je retournée ce soir là, espérant te revoir, souhaitant que ce soit toi qui passe cette porte, ma déception fut grande, lorsqu'un homme, n'atteignant pas ta carrure passa la porte...
Aujourd'hui je me retrouve marier à lui, par amour ?
Non, il avait ton odeur, c'est la seule explication logique qui reflète ce mariage.
Coucher sur le lit, qui serait à priori mon lit conjugal, je suis comme chaque soir, transporter vers cette soirée en particulier, celle où, après que mes pas m'ont portés vers la sortie, lorsque je suis immédiatement conduite à l'hôpital.
Flashback
Je me réveille dans cette chambre d'un blanc profond, le biper incessant de cette machine m'est totalement insupportable, j'essaie vainement de m'en débarrasser, jusqu'à ce que la porte s'ouvre sur une infirmière, qui se prête aussitôt à une course, venant m'empêcher de m'hotter l'aiguille implantée dans mon bras droit,
- Mademoiselle, ne faîte pas celà, vous risquez aggraver votre état.
- Je n'ai pas besoin de celà ! Je me sens en pleine forme.
- Vous en aurez besoin ; au vue de vos multiples hématomes, et ouvertures d'aucunes sont certes superficielles mais d'autres nécessite une attention particulière. Et puis... Je ne sais pas si j'ai le droit de vous en parler,
- S'il s'agit de quelques choses en rapport avec mon corps, vous êtes contrainte de me le faire savoir, il s'agit de moi ! Alors parlez,
- Nous avons...
- Vous êtes enceinte mademoiselle Emilliène. Nous nous sommes prêtez à un test de paternité lorsque vous étiez encore en état somnolent, et il s'avère que le père du fœtus que vous avez dans le ventre, soit le dénommé George Senth. Bien évidemment, selon la loi, vous êtes en mesure de demander une évacuation, car nous nous en doutons sûrement que la construction de cet embryon n'a été désiré...
Vient-elle de me faire savoir à peine son éruption dans la pièce,
Enceinte ! Moi ?
George !?
Pourquoi ce sourire au fond de mon cœur ?
Pourquoi ce regret dans mon conscient ?
Quel est mon problème au final ?
- Qu'est-ce qui vous fait croire que cet enfant n'est désiré ? Qui êtes-vous pour vous permettre d'appuyer avec certitude de pareilles paroles ?
- Je suis l'inspectrice Ruth Forger, en charge de votre cas. Et pour répondre à votre première interrogation, il est clair que vous n'étiez d'accord avec les pratiques se produisant dans cette maison, sinon votre corps en témoignerait le contraire mademoiselle ! Comme je le disais, vous êtes libre de demander l'avortement, aucune charge juridique ne sera engagée vis à vis de votre choix.
- Je refuse d'avorter. Je garderais mon enfant.
- Il vous en tiens rigueur. Je doute que vous ayez fait un excellent choix, il se peut que sous l'effet des médicaments, votre jugement soit entaché, ceci dit, je repasserai un peu plus tard, lorsque les effets de ces derniers se seront estompés...
- Et ma réponse sera toujours la même. Je garderais mon enfant.
Notre enfant.
Fin flashback
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
