CHAPITRE XIV

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Selon Jule








Lorsque Jaïde et moi, comprenons retentir les cris de l'étage, nous savons pertinemment qu'Émie s'était éveillée, et donc, la dose de somnifères introduit dans son sang, s'est estompée.

Je me lève et remercis poliment madame Yenh pour ce cour instant de jouissance.

Voir cette femme dans cet état, se préoccupant de l'état de sa fille et de ne pas avoir une seule idée, aucune piste, sur comment et pourquoi sa seule fille a pû en arriver au point de vouloir se donnée la mort à tout bout de champs me turlupine au plus haut point.

Même dans le pire des scénarios, elle ne serait capable d'imaginer un seul instant, que c'est son propre mari, celui qu'elle chéri tant, qui est à l'origine de cet état dépravé chez Émie.

Non elle ne peut l'imaginer. À travers son aire soucieux, protecteur, rageux et impuissant face aux faits, George s'est forgé l'image parfait du père dépassé par les évènements.

Dépassé par l'état second de sa fille. À le voir, il est lavé de tout soupçons. Il agit en parfait inconscient des évènements, haïssant réellement les bourreaux de sa fille, or, le bourreau c'est lui.

Est-ce possible qu'il s'en veut de ce qu'il lui a fait subir ?

Connaissant mon frère, c'est impossible.

Et aussi, il y'a moi.

Dans cette histoire, je me tue à vouloir la soignée, mais comment peut-elle guérir, si c'est l'un de ses bourreaux qui lui octrois des soins de guérison ?

Comment j'ai pu tomber aussi bas ?

Qu'est-ce qui m'a poussé à suivre mon frère sur ce coup ?

Tu le sais

Je me fichais complètement de sa vie, jusqu'à, il y'a à peine sept mois, lorsqu'il m'appelles pour venir soigner sa belle-fille. Soit disant qu'elle était tombée des escaliers.

Moi, aveuglé par son aire dévasté au téléphone, je me suis jetté tête baissée dans son trou.

Maintenant je suis incapable d'y ressortir, vue que j'ai aussi abusé d'elle.


J'arrive devant la porte de sa chambre. Elle est verrouillée à clés. George a persuadé Jaïde, d'enfermer Émie dans sa chambre. Cette initiative venant de lui, n'est que justifier, elle est un véritable danger pour d'autres.

Nous l'avons transformée en cette boule de haine.

Je toque deux fois, comme pour signaler une présence. Et visiblement, les coups sur la porte n'ont aucun effet.

- Émie, c'est Jule. Je vais entrer.


Silence.

Elle ne disait rien.

Comme toujours, après cette phrase, j'ouvre délicatement la porte, et me faufile le plus rapidement, elle est capable de me projeter à l'arrière et de s'en fuir.

FUGITIVE DE MON EXISTENCE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant