Selon Calluis
D'aucuns disent que lorsque nous sommes dans le périmètre de la mort, l'on voit le cours de son existence défilé sous nos yeux, de la naissance ardente de douleurs, passant par la phare déprimante de l'adolescent accompagner de son pèlerinage de nouvelles sensations pour fausser incontestablement vers la clôture de toutes vie : l'instant finale.
Alors, serait-ce possible que toi aussi papa, avant que tu ne reçoives ce coup, à cet instant où tes neurones ont perçu l'éminence de cette attaque, as-tu toi aussi assisté à ce défilé du fil de ton existence ?
Le regard porté à cet écran plasma, la mélodie qui se faufile dans mon corps, mon subconscient qui me renvoie inlassablement vers cette scène, c'est instant où, mon regard est posé sur le corps en hibernation de mon père ; une hibernation artificiel provoquée expressément pour réaliser l'un de mes plus grands rêve.
Flashback
Le poignard américain en mains, aiguisé à l'extrémité, au centimètres, il ne suffit qu'il effleure la peau pour te l'ouvrir.
Au rabais à la hauteur du visage de mon père, le poignard glissant de part et d'autre sur la superficie de son visage, les yeux solidement ancrés.
Les lèvres qui s'emploient à une tirade à sens unique,
- La vie. Une petite étincelle de lueur, d'espoir ; lorsqu'elle disparaître, on se croit dépouillé de tout. Dis-moi papa, de tout ton existence, as-tu ne serait-ce qu'un seul instant envisager une fin aussi prématuré ? Ou t'es-tu contenté d'imaginer comme tes précédents une mort honorifique, couler paisiblement tes derniers instant dans la douceur des vagues de Morphée ? J'ai besoin d'une réponse ! Aller, donne-moi une réponse, une seule... Oh ! J'oublie, tu ne peux pas, tu es déjà dans un piteux état. Tu vois ce que je t'ai toujours reprocher, c'est cette faiblesse. Une faiblesse incontestable, ta confiance, celle que tu accordes à qui le souhaite est aujourd'hui ce qui va te conduire dans un aller et retour gratuits dans ta tombe. Il faut être aigrie dans la vie, maman l'a comprise d'où elle s'en est allée, hélas, il a fallu qu'elle aussi tombe sous l'emprise enchanteresse des Senth et où se trouve-t-elle actuellement !? Dans une tombe. Un mur à quatre face donc t'elle ne pourra éternellement que demeurer. Je suis déçu. Tu veux savoir pourquoi cette déception !? Bien évidemment, toi, elle, Emilliène, avez toujours été faible !
Lassé de ce dialogue à sens unique, je me relève et saisis de hâte les bras de mon père, le traîne jusqu'au lit, où, solidement je noue chacun de ses membres durement sur les quatres pôles du lit.
Dès fait, à nouveau, je me déplace dans la pièce et récupère le seau d'eau se trouvant à l'extrémité de la pièce, lentement je débute de l'asperger sur son visage, et lorsqu'il présente des symptômes d'éveil, farouchement, je déverse instantanément le contenus tout entier du seau sur son visage, son instant de replis et d'acquisition me fait lâcher un soupire désespéré.
Patientant quelques secondes, lorsqu'il reprends le cours normal de sa respiration et que ses lentilles ont eux suffisamment de temps pour accommoder librement avec la luminosité de la pièce, je me presse de reprendre posture initial, à rabais à son chevet.
- Alors papa, tu t'es enfin décidé à te réveiller.
- C'est toi Calluis !? Qu'est-ce que je fais ligotés de cette façon. Allez cesse ce jeux et détache moi...
- Tu as toujours été long à la détente. Vérone à désespérément raison, ton retard est désespérant. Tu veux un briefing de la situation, ou tes neurones se sont déjà stabilisés au point de te faire entendre raison !?
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
