Chapitre 15

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KENAN.



Je pose mon casque sur ma moto et j'enlève ma veste en soupirant. Avec tous ces pendejos de mierda, ils m'ont soulé avec leur discours à la con. Ils veulent réduire mon pourcentage des revenus, les Rodriguez font tout pour périr, je vous éliminerai au plus vite.

J'entre dans la villa prenant soin de ne faire aucun bruit. Je ne suis pas d'humeur à subir les blagues d'Alex à trois heures du matin. Je parcours les couloirs pour arriver dans la cuisine. De la cuisine, je peux entendre de la musique qui émane du salon. Je fronce les sourcils, ne me dites pas que ce cabron ne dort pas. Je m'avance près du salon, je contourne le canapé et n'y trouve personne. Je regarde les alentours pour voir s'il n'y a personne, je jette un coup d'œil à la cuisine de loin. Personne. C'est bizarre. Je vais aller voir dans les chambres, si part malheur.
Alex a encore fait une connerie. Je le noie dans la piscine.

Je me dirige vers les escaliers, j'observe ceux-ci, je les ai montés deux par deux. Au bout des marches, je découvre le couloir habituel, aucune des portes n'est ouverte. Je m'avance à la première porte, celle d'Alex, j'ouvre doucement, tout est plongé dans le noir, mais avec le reflet de la lune à travers la baie, je peux voir qu'il est sous sa couette. Alors je referme doucement, et c'est là que ma gorge se noue. Si ce n'est pas Alex, alors ça veut dire que c'est River qui a allumé la télé. En fait,

Je suis effrayé par moi-même de la voir dormir paisiblement, les yeux clos et inconsciente. Qu'est-ce que je pourrais lui faire... J'ouvre sa porte, et à ma grande surprise, il n'y a personne dans son lit. J'entre à l'intérieur pour voir si elle n'est pas là.

Mierda Elle est où ! J'ai cherché partout dans cette putain de villa, et je ne l'ai trouvé nulle part. Si elle a osé faire quelque chose de grave, je la tuerais sur le Champ, et là, je prendrais plaisir à la faire souffrir. Je ne laisserai pas passer d'erreur de sa part. Et crois-moi, River, si tu as fait quelque chose d'embarrassant et si je t'attrape... tu vas morfler.

Ça commence à me démanger de ne pas savoir où elle est, ou est-ce que je n'ai pas cherché ? Dans ma chambre et... Mon cœur commence à palpiter dans ma poitrine, et mon sang se fait chaud, j'en ai la tête qui tourne. Dans le garde-manger... Si elle y est, ça veut dire qu'elle m'a désobéi... Et ça en vient au fait que je vais pouvoir lui infliger une punition. Un sourire sadique se dessine dans le coin de mes lèvres, et je prie pour qu'elle y soit. Putain, rien que de penser à la scène du ring, ça m'excite, et de me dire que je vais pouvoir recommencer, ça me met dans un état de démence... Je me sens comme un putain de fou. En fait, je le suis.

Je parcours les couloirs avec envie et j'arrive rapidement devant la porte qui est fermée. Sur cette porte, il n'y a qu'une poignée, c'est une sorte de guet-apens. Car dans ce garde-manger, il n'y a pas de nourriture, mais des documents plus ou moins importants.

J'ouvre la porte en grand et une vague d'air me traverse et c'est là que l'odeur remonte. Qu'ils soient vivants ou morts, ces gringas puent toujours. Dans l'ombre, je m'avance, mais avant, je prends soin de bloquer la porte.

J'observe les étalages tous pleins de cartons, dont des armes. Je parcours la pièce du regard et elle est là, allongée sur le sol avec sa veste plaquée contre son petit visage. Je m'avance sans respirer l'odeur du cadavre. Elle est inconsciente ou elle dort ? Si elle a réussi à plonger dans les bras de Morphée avec cette odeur, elle est sacrément forte ou elle a le nez boucher. Je l'approche vivement et j'attrape ses deux bras, je la jette sur mon épaule, elle a la tête qui se balance dans mon dos, et ce qui est pas mal, c'est que je suis à proximité de son fessier. Cette scène m'arrache à nouveau un sourire sadique, dans d'autres circonstances, on se serait bien amusé.

TRUSTOù les histoires vivent. Découvrez maintenant