Point de vue : Louis
Les jours ont vite défilés après ça. Papa et moi avions presque fini de rénover la maison, et j'aimais beaucoup ce nouvel aspect que nous avions réussi à donner à la maison. Je ne regrettai pas d'être partit de chez ma mère. À vrai dire, ici, sans considérer la présence de ma génitrice, je me sentais mieux. Plus vivant, plus différent.
En me dirigeant vers la cuisine, mon téléphone sonna à l'intérieur de ma poche. Une boule se coinça alors au fond de ma gorge, et ma respiration se coupa. Je me doutais bien que c'était elle qui m'appelait. Ma mère devait s'en vouloir que je sois partit. En effet, j'étais le seul homme à la maison. J'étais le seul qui pouvait la protéger, et en même temps essayer de combler le vide que laissait mon père quand il partait à l'autre bout du monde. Je l'entendai chaque soir regarder un film différent, sans doute pour penser à autre chose. Quelques fois, je l'entendais même pleurer et à ce moment là, je me précipitai vers elle pour la prendre dans mes bras. Dans ces moments-là, j'étais à mille lieux de me douter de ce qu'elle faisait derrière mon dos. Plus je pense à ça, plus je me dis que j'ai eu raison de partir. Elle aurait continuer à me mentir si je ne l'avais pas découvert, j'en suis certain.
L'écran de mon cellulaire affiche un mot que je connais si bien, mais pourtant qui me fait tant de mal. Je fronçais les sourcils un instant. Cela faisait un bon moment que je n'avais pas entendu sa voix. Les derniers mots qu'elle m'a sorti c'était avec cette histoire avec papa.
Après un moment de réflexion, je décida de ne pas répondre et de simplement lui envoyer un message en lui disant que tout va bien. Je soufflais entre mes dents pour me calmer, puis parti me servir un verre d'eau.
Un peu plus loin dans le salon, je vis mon père passer le balai.
— Je peux t'aider ? il me sourit en passant le revers de son bras sur son front.
— Oui, merci Louis.
Je lui pris le balai des mains et le passa dans toute la pièce principale. Nous étions maintenant mercredi et le froid arrivait progressivement avec l'automne.
Vers la fin de la journée, nous avkons finis l'étage complet et j'étais complètement exténué. Mon père m'avait proposé d'aller au restaurant, ce que j'avais accepté bien évidemment. Je montais me changer, et mis une veste un peu plus chaude que celle que je portais actuellement. Sur la commode, mon téléphone vibra.
D.E : Salut.
Louis : Qu'est-ce que tu veux ?
D.E : Tu vas bien ?
Louis : Pourquoi reviens-tu subitement comme ça ?
D.E : J'ai bien le droit de prendre de tes nouvelles, non ?
Louis : Si. Mais pas comme ça.
D.E : Comment ça pas comme ça ?
Louis : Surtout pas après ce que tu m'as dis la dernière fois.
D.E : Quoi, je t'ai blessé c'est ça ?
Louis : C'est vrai que me traiter de pédale c'est vraiment super gentil comme insulte.
D.E : *Homosexuel.
Louis : Ce n'est pas ce que tu m'as dit.
D.E : C'est vrai. Mais j'étais énervé à cause de cette histoire avec Zayn, c'est tout.
Louis : T'es vraiment con. La colère n'est pas une excuse.
D.E : Avoue quand même que le comportement de Zayn est louche.
Louis : Je m'en fous de Zayn. Tu crois que t'es pas bizarre toi aussi ?
D.E : ...
Louis : Laisse-moi tranquille maintenant.
D.E : Louis, attends.
J'ignorais son message et coupa mon téléphone avant de le reposer sur ma commode.
— Louis ! Dêpèche-toi !
La voix de papa résonnait dans le couloir. Un soupir traversa alors la barrière de mes lèvres et je reposais intentionnelement mon téléphone sur la commode. Pour l'instant, la dernière chose à laquelle je voulais avoir affaire dans les prochains jours était bien D.E. Depuis que j'étais avec Zayn, il cherchait par tous les moyens à me séparer de lui et je détestais ça.
Après ça, je passais ma main dans mes cheveux puis dévalais quatre par quatre les marches du salon jusqu'à arriver dans l'entrée, où mon père m'attendait de pied ferme.
— Je peux savoir ce que tu faisais ? il demande. Ça fait au moins dix minutes que je t'attends !
— Désolé.
Je regarda ailleurs, et il se contenta de faire volte-face pour sortir de la maison. En lui emboîtant le pas, je fermais la porte derrière lui, et monta dans la voiture. Le trajet fut d'un calme plat. Ni mon père, ni moi n'osions briser le silence et nous arrivions finalement quelques minutes plus tard dans un des fasts-food du coin.
À travers les vitres de la voiture, je vis qu'il y avait déjà pas mal de monde. Je soupirais intérieurement avant de suivre mon père jusqu'à l'intérieur, où la climatisation fait directement son effet. Je grelotais un peu en attendant que mon père parte chercher le plateau. Et moi, en attendant comme un imbécile, je suis là assis sur une chaise.
Au loin, je crû reconnaître certains élèves de mon lycée mais je n'y prêta pas attention. Je détestais croiser des gens que je connaissais dans des lieux publics. Et je pense que je n'étais pas le seul.
Mon père revint quelques instants plus tard, un large sourire collé au visage. Il posa le plateau entre nous, et je commençais par déguster mes frites quand une main vint se poser sur mon épaule, et que des lèvres vinrent effleurer mon cou.
— Salut, Bébé.
La voix suave qui venait de me parler, je la connaissais très bien. C'était Zayn.
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Dead End (Terminé)
FanfictionÀ quelques jours de sa rentrée en Terminale, Louis Tomlinson, âgé de 17 ans reçoit un message étrange. En effet, il est convié par un certain D.E à participer à un jeu. Les nombreuses règles sont simples, mais pourtant Louis n'aura que 5 chances pou...
