Chapitre 50

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Point de vue : Louis

Une semaine plus tard...

Je m'affalais sur mon lit, complètement exténué. Cette semaine m'avait vraiment épuisé, surtout après avoir discuté avec mon père. Il m'avait dit qu'il avait revu ma mère, et que depuis peu, ils avaient recommencé à parler. Sur le coup, je n'y avait absolument pas cru, mais il s'est avéré que plus tard dans la journée, j'avais découvert que c'était vrai. Ça m'avait perturbé au point de ne pas manger au repas suivant.

Nous étions environ vers le milieu des vacances, et ce qui me venait premièrement à l'esprit, c'était mon anniversaire. Demain, j'aurai enfin 18 ans.

Le soleil brûlait au fond du ciel, alors que je m'empressais de fermer les rideaux. Mon réveil annonçait dix-neuf heures. Je dévalais les marches, et atterrit dans la cuisine où mon père buvait un verre d'eau.

- On va manger à l'extérieur ? il demanda.

Un sourire s'afficha sur son visage, et sur le mien aussi.

- D'accord.

Je filais en haut pour enfiler un manteau et redescendis aussitôt en passant la main dans mes cheveux. Mon père arrangea sa cravate et me sourit.

- On y va ?

J'acquiesçais d'un mouvement du visage, et nous montions dans un paisible silence dans sa voiture. Il mit la radio et nous nous dirigions vers un restaurant italien.

- Ça faisait longtemps que nous n'avions pas eut ce genre de sortie, hein ?

Il me lança un regard en coin, il s'arrêta au feu rouge.

- Ouais.

Je tripotais mes doigts devant moi, ne sachant quoi dire.

- Ta mère n'aurait pas apprécié que tu restes chez moi pour ton anniversaire.

Sa voix restait calme. Malgré tout, je savais qu'il aurait aimé, tout comme moi, le passer avec elle.

- Je sais.

La voiture redémarra d'un coup.

- Ça se serait passé différemment si elle ne t'avais pas fait ça, je dis.

- Le fait que je ne sois pas souvent à la maison a sûrement dû la lasser.

- Tu travaillais pour nous offrir un toit.

Le ton de ma voix se fit beaucoup trop sèche que je ne l'aurais espéré, mais ce que je disais était la vérité.

- Elle ne l'a pas compris apparemment, il sourit du coin des lèvres. Et c'est pour ça qu'elle a fait... (il marqua une pause.) ça.

Je savais que l'homme en face de moi avait du mal à admettre avoir été trompé mainte et mainte fois, malgré le fait qu'il travaillait comme un acharné pour offrir à sa famille de quoi se loger, se nourrir et pouvoir dormir tranquillement. À sa place, je me sentirais trahi.

- C'est là.

Il arrêta le moteur de la voiture, et pointa de l'index un bâtiment à l'aspect plutôt sombre. Les initiales du restaurant y étaient inscrites en rouge et on aurait pas du tout vu au premier regard qu'il s'agissait en fait d'un restaurant typiquement italien.

Nous entrions et nous installions dans une table au fond de la pièce principale. Il semblait assez bondé malgré les apparences.

- Voici les cartes, messieurs.

Dead End (Terminé)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant