Chapitre 42

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Point de vue : Louis

Je sortis de la douche complètement propre et beaucoup plus détendu que tout à l'heure. Mes cheveux sentaient le shampoing, et je ne pouvais pas m'empêcher de laisser filer mes doigts dedans. Je me mis en pyjama, d'un simple t-shirt et d'un simple boxer qui laissaient mes jambes nues.
Je passais juste quelques minutes dans ma chambre pour poser et surtout brancher mon téléphone vide sur la commode puis je fermais les vieux et immenses volets. Il faisait nuit noire dehors et les gens étaient déjà rentrés chez eux depuis bien longtemps.

Pieds nus, je descendais lentement les marches des escaliers. Le bois frottait contre ma peau, me procurant un sentiment de malaise supplémentaire. Je raclais le fond de ma gorge à l'aide de ma salive et laissais glisser ma main sur la rampe. Je me demandais ce que va dire mon père. À vrai dire, il n'avait quasiment jamais été là pour s'occuper de moi à cause de son travail, du coup je ne peux pas connaître sa réaction. Elle m'est totalement inconnue, même si c'est extrêmement bizarre de dire ça de son propre père.

Plus tard, quand j'arrivais dans le salon, la même petite lampe est toujours allumée sur le meuble. Mon père, par contre, n'était plus sur le canapé et le journal était déposé sur la table. Je sentis mon cœur palpiter au fond de moi alors que je m'avançais dans la cuisine.

Mon père était là, aux fourneaux en train de préparer le repas. Je croyais qu'il ne m'a pas vu, mais moi, je l'observais. Ses cheveux gris lui tombaient avec le même entrain sur son visage, et il avait mit un tablier à carreaux pour ne pas tâcher sa chemise blanche. Son pantalon noir était parfaitement arrangé sur ses hanches et j'avais vu ses chaussures dans l'entrée. Il se déplaçais donc en chaussettes dans la maison, malgré le fait qu'il m'ait réprimandé sur le fait qu'on salissait le tissu si on marchait pieds nus sur le sol. Mais bon, je lui accorde le joker de ne pas le charrier sur les nombreuses règles qu'il a instauré au sein-même de la maison.

- Zayn ne viendra pas à la maison, Papa.

- Quoi ?

Ma voix cassante et épuisée lui fait tourner les talons vers moi, haussant les sourcils.

- Il t'a quitté ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il demanda, quittant des yeux la poile pour me regarder. Je vis d'ici qu'il s'agissait d'une omelette.

- Non, c'est moi. Il n'avait pas de sentiments pour moi, et ...

Les mots m'échappaient, et je ne pus pas m'empêcher de pleurer. Me dire qu'il y avait rien derrière ces quinze jours me tuaiebt encore plus que je ne l'aurai imaginé. Je sentis alors mon père me prendre dans les bras, oubliant totalement sa préparation. Je pleurai donc contre lui pendant quelques minutes.

Il me glissait des mots doux pour me réconforter et, peu à peu, l'eau salée qui coulait sur mes joues sèchait instantanément. Nous passions rapidement à table sans un mot de plus. Le repas fut vraiment calme, je supposai que mon père ne s'attendait pas du tout à ce que je lui dise que Zayn et moi nous étions séparés. J'avais l'impression qu'il était presque aussi choqué que moi.

- Tu peux aller dormir, Louis. Je m'occupe de ranger la vaisselle.

Quand je relèvai mes yeux vers les siens, son expression change. Ma bouche s'entre-ouvrit pour laisser filer une réponse mais finalement je ne le fis pas. Je déposai un bisou sur sa joue en le remerciant puis filais à l'étage pour me brosser les dents et aller me coucher.

Mais, alors que la couette me procurait une sensation de bien être extrême, mes pupilles s'ouvrirent difficilement sur la lumière de l'écran de mon téléphone qui venait de s'allumer.

Zayn : Bébé, putain où est-ce que tu es ?

Zayn : Rappelle moi, j'ai besoin de savoir comment tu vas.

Je laissai le mode avion faire son travail et me retournais pour penser à autre chose.

Dead End (Terminé)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant