Épilogue

3.9K 380 192
                                        


Quand je rentre du cinéparc, j'ai les yeux tout bouffis et je ressemble à une mendiante. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant Natsu dans mon lit, sous les couvertures (noté le sarcasme). Il rit en me voyant.
- On dirait une sorcière.
Je vais l'étriper.
- Et toi, tu ressembles à un extraterrestre rose.
Il me sourit tendrement et je fais de même. Je penses que nous sommes le seul couple au monde qui se séduit avec des surnoms bizarres, et non des "mon amour" ou "mon coeur". Nous sommes en quelque sorte unique, et ça me donne envie de l'embrasser. Surtout que j'en ai besoin, après toutes les émotions par lesquelles je suis passées cette soirée, je suis en quelque sorte épuisée.
Je m'écrase comme une météorite sur le lit et lui donne un petit baiser sur le coin de la bouche (trop fatigué pour lever la tête. Ah, la paresse...).
- J'ai cru que tu serais rentré chez toi.
- Et toi, tu m'avais promis que tu reviendrais Chez Wakaba.
- Ça... m'a pris plus de temps que prévu...
En voyant mes yeux bouffis et mon teint pâle, je penses qu'il a compris. Il me flatte la joue tandis que je me colle contre son corps chaud. Il a vraiment le don pour me calmer. Je le sens déglutir, alors je prends sur le peu d'énergie qu'il me reste, lève la tête et le regarde, attendant ce qu'il a à me dire. Il s'humidifie les lèvres, signe d'une certaine nervosité. Je le regarde encore plus curieusement.
- Si je suis venu, c'est parce que j'avais oublié de te donner le cadeau que je voulais t'offrir avant la course. Hum, tiens...
Il m'accroche quelque chose au cou. Je baisse les yeux et me rends compte que c'est l'écharpe porte-bonheur à Natsu, celle qu'il porte tout le temps. Je lui souri et il m'embrasse le front.
- Je t'aime, dit-il.
- C'est pour ça que t'es sur le bord de l'évanouissement ? Tu me l'as déjà dit, je te rappel, dis-je en riant.
- Arrête de te moquer ! À chaque fois que je te vois mon coeur semble sur le point d'exploser !
J'arrête de rire, mais je continue de sourire comme une idiote. Moi, mon coeur a déjà exploser depuis longtemps.
- Je t'aime aussi.
Je l'embrasse.
- Bonne nuit, Luce.
Il quitte la pièce par la fenêtre, non sans avoir fait une belle chute comme une merde. Je ne m'inquiète pas pour lui, il a les os solides ( et aussi parce que ma fenêtre n'est qu'à un mètre du sol).
Je m'endors en riant.


Mais je ne passe pas une bonne nuit. Je me réveille toutes les heures, parce que j'ai peur que mon radio-réveil ne se déclenche pas. Quand il sonne enfin, maman et Nick se précipitent dans ma chambre.
- On voulait seulement s'assurer que tu étais bien réveillée, me dit-elle, et j'ai les larmes aux yeux à l'idée qu'elle s'est tirée du lit tôt, juste pour cela, juste pour moi.
Elle me croit réellement capable de finir la course.
Je prends une douche pour me réveiller, puis enfile mes vêtements de course et ma culotte parachute ; celle qui ne va pas me rentrer dans la craque des fesses, bien qu'elle ne soit pas sexy du tout. Mais on s'en fiche bien, car je vais courir un marathon, mon marathon.
J'épingle mon dossard numéroté sur mon débardeur blanc.
Je me rends à Nashville en voiture, avec ma famille. Rien que nous trois. Nick conduit et maman contrôle la radio. Ils ont tous les deux pris une journée de congé. Pendant le voyage, mes genoux tremblent.
Ma mère et mon frère m'enlacent et me souhaitent bonne chance, puis je vais rejoindre mon équipe sous l'arbre décoré du drapeau noir de Zelef. Jellal a passé son bras autour de la taille d'Erza, et ils me serrent aussi tous les deux fort dans leurs bras.
Zelef nous sourit, nous qui avons franchi toutes les étapes de l'entraînement et qui sommes là aujourd'hui.
- On se retrouve à la ligne d'arrivée, dit-il sans la moindre trace de doute dans la voix.
Et il est temps que nous dirigions vers nos corrals.
Mais, avant, j'ai une dernière chose à faire : je me badigeonne les cuisses de vaseline. Merci Zelef de toujours avoir ton pot gros comme un melon à porté de main...
- Et une autre convertie au pouvoir de la vaseline, annonce Zelef en ricanant. Je te l'avais bien dit, que c'était efficace.
- C'est ça, c'est ça.
- Je ne suis pas sûr d'aimer que tu parles d'irritation avec ma copine, le reprend Natsu, qui s'approche.
- Je suis son entraîneur. Je suis tout à fait dans mon droit.
Et, bien sûr, ils se mettent à se chamailler. Natsu cravate son frère, alors que celui-ci essaie de lui frapper le ventre. Gray intervient, mais reçoit un coup de coude sur le visage. Bien sûr, il prend par à leur folie et Jubia crie pour qu'ils s'arrêtent. La pagaille. Je lève les yeux au ciel.
La voix d'un annonceur résonne et nous demande d'aller prendre nos places dans nos corrals. L'air frais semble se figer. Je commence à suivre Jellal, mais Natsu m'attrape par le coude.
- Bonne chance, me dit-il en me posant un baiser rapide sur les lèvres.
Il tire sur son écharpe, enroulée maintenant à mon cou, et sourie avant de s'éloigner avec son frère. Il me fait un dernier petit signe de la main par dessus son épaule.
Je me faufile à travers la foule et rejoins mon corral.
Je vérifie mes lacets une dernière fois.
M'assure que la puce qui me chronomètrera est bien fixée à ma chaussure.
Secoue mes jambes.
Et enfile le bandeau rouge de Sting.
Un cou de feu retentit au loin. La foule commence à avancer petit à petit. Des cris d'enthousiasme s'élèvent dans le parc. Et je m'élance.
En passant la ligne de départ, je revois le visage de Sting et je le remercie de m'avoir aidée à me remettre à vivre. Je le remercie pour tout ce qu'il m'a donné.
Au moment où je lève les yeux vers le ciel gris, un rayon de lumière crève les nuages et je sens le soleil m'illuminer le visage.

Fin.

Une dernière note pour vous... je me sens comme... accomplie.
Ça fait exactement 10 mois que j'ai commencé cette fic. 10 mois où j'ai rencontré des tonnes de nouvelles personnes. Même si vous habitez à des lieux de ma maison, même si je n'ai jamais vu votre visage, même si je ne connais pas le prénom de tous et toutes😅, vous avez suivit le trajet de ces écrits. Il n'y aura jamais assez de mots pour vous remerciez.
    Quand je rentrais d'une dure journée à l'école, exténuée, et que je regardais vos commentaires, un sourire refaisait surface sur mon visage. Parfois, je riais comme une gourde et mon petit frère me regardait bizarrement... bref.
  
    Mais la personne principale que je voudrais remercier serait mon meilleur ami. C'est lui qui m'a montrer la valeur de la vie et je lui en est extrêmement reconnaissante. C'est lui la première personne à qui j'ai parlé de ma passion pour l'écriture et qui m'a encouragée.
 
    Mais il me manque. Beaucoup.

    Quand j'ai lu pour la première fois, Respire, Annie, respire, j'ai pleuré; énormément pleuré. Perdre quelqu'un avec qui tu as été proche de longues années partir soudainement, ne plus jamais la voir, fait mal. Très mal. Et je m'ennuis d'Alex.

J'ai fait cette histoire pour lui, et je voulais la partager à d'autres personnes. Je voulais qu'elles ressentent ces émotions que j'ai ressentis en lisant ce livre et j'espère l'avoir bien fait.

Ça a toujours été Alex et Alexe. Et ce le sera toujours.

Respire, Lucy, respire.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant