Life -All-

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La vie ne tient qu'à un fil. C'est un fait avéré, la mort attend chaque être humain, inévitablement,au bout du chemin. Le tout est de savoir quand, et comment. Chacun espère partir de sa belle fin, après une longue et belle existence dans la mesure du possible. Chacun espère connaître ses petits enfants, ou ceux de leurs proches. Chacun veut vivre de grandes aventures, d'inoubliables expériences qu'il pourra transmettre à qui voudra bien l'entendre. Juste pour se sentir exister encore quelques temps.

À presque soixante dix ans, tout le monde sait que la fin est proche, que chaque minute qui s'écoule les rapprochent de l'échéance. Parfois même, certains l'attendent-ils avec impatience, estimant avoir passé bien assez de temps sur cette terre. D'autres combattent la maladie, le reste pensent simplement qu'il est temps de laisser sa place, et de transmettre un héritage à la génération future.

À quarante ans, les gens ont tendance à rejeter cette hypothèse. Dans les esprits, c'est encore lointain et, pour bien des personnes, ils commencent à peine à vivre pleinement. Le fondement d'une famille, la carrière professionnelle qui décolle enfin, l'argent commence à s'accumuler et le besoin d'en profiter, d'investir, se fait sentir. La mort est là, présente. Mais c'est une idée si simple et si plaisante à rejeter.

À l 'adolescence, ça n'effleure même pas l'esprit. Chacun connaît le sens de ce mot et pourtant, la notion demeure abstraite. Ce n'est qu'un mot, connut de tous et dont, pourtant, personne ne semble réellement comprendre l'étendue. Lorsque arrive les quinze ans, il est bon de penser à l'instant présent, peut-être à l'avenir mais jamais à la fin. Pourtant.

Pourtant, cette dernière est si vite arrivée. Il suffit d'un rien, d'une fraction de seconde à peine. Sans que quiconque ne s'y attendent. Ça frappe, sans prévenir. La veille encore, on embrassa sa mère ; et le lendemain on la quitte sans même pouvoir le voir venir. Une soirée entre amis, un peu d'alcool et un brin de conneries. Une voiture sans permis, un joint mal roulé ou une aiguille à peine désinfectée. On ne pense pas aux conséquences, parce qu'on ne les voit pas. Dans le feu de l'action, on ne cherche qu'à s'amuser, à prendre du bon temps pour décompresser de la semaine qui vient de s'écouler. Les dangers n'existent pas, dans ces moments là. On en pense qu'à rire, boire, danser et boire encore.

Et à la fin, il n'y a finalement plus que des parents, des connaissances pour pleurer les pertes trop lourdes de l'insouciance et de l'inconscience.

Mathis n'avait que quinze ans il y a encore deux jours. Faîtes attention à vous, à ce que vous buvez, fumez. Ne prenez pas le volant dans un état d'ébriété.

𝙳𝚛𝚊𝚋𝚋𝚕𝚎𝚜Où les histoires vivent. Découvrez maintenant