JungKook ne pouvait s'empêcher de voir trouble. Les larmes obstruaient sa vision et l'immense bâtiment qui s'étendait devant lui, lui faisait peur. Un adulte, l'aurait sans doute trouvé tout à fait charmant, avec ce petit parc parfaitement entretenu et la façade qui semblait être nettoyé chaque semaine. Mais pour le petit garçon de quatre ans, traumatisé qu'il était, ça l'effrayait tout simplement.
Tout lui semblait terne, l'adulte qui lui tenait la main semblait ne pas avoir de visage vu par ses yeux d'enfants traumatisés. L'édifice se montrait terne, et les arbres prêts à vous agripper de leurs branches craquelées et noueuses dépourvues de feuilles en cette fin d'automne.
La grand main qui tenait la sienne paraissait vouloir l'engloutir tout entier alors qu'il se sentait tiré non sans mal en direction de l'entrée. Il avait froid, il avait faim, mais son petit estomac était tellement retourné par l'angoisse qu'il ne pensait même pas à demander le gâteau au chocolat que le médecin avait glissé dans son petit sac à dos.
L'oreille de son petit lapin coincée entre ses lèvres pincées était toute humide de salive, mais ça le rassurait. Au moins, sa maman était présente avec lui à travers cette peluche recousue de part et d'autre dont l'un des yeux pendait lamentablement. Personne n'avait pris la peine de soigner monsieur Lapin.
JungKook voulait voir sa maman. Son papa aussi même si la dernière fois il l'avait crié pour avoir volé du chocolat dans les placards. Les adultes inconnus lui disaient qu'il ne les reverrait pas, mais lui ne comprenait pas vraiment pourquoi. Sa maman lui avait dis qu'ils reviendraient le chercher. Ils étaient simplement en retards, rien de plus. Ça arrivait aux adultes, d'être en retard.
Les cris d'autres enfants résonnaient atrocement dans ses oreilles fragiles. Moqueries, bousculades, des mots que sa maman lui avait toujours interdis de prononcer. Les couloirs étaient distordus, sans couleurs ni chaleurs. Il voulait partir, maintenant. Mais la porte restait close, et l'homme sans visage l'avait abandonné pour parler avec une autre femme sans visage.
Il ne distinguait rien. Ne savait pas où il était et, lorsqu'un enfant plus grand que lui le fit tomber par terre d'un coup d'épaule, il se mit à pleurer à coup de grosses larmes, sans lapin toujours entre les mains. Pourquoi son papa ne venait pas le prendre dans ses bras pour le consoler ? S'il pleurait plus fort, peut-être qu'il arriverait un peu plus vite.
Mais son monde restait gris, intimidant, impressionnant, effrayant. Jusqu'à ce qu'une touche de couleur n'apparaisse dans son champ de vision, à l'image d'un petit garçon qui venait de s'accroupir devant lui avec une moue soucieuse. Vêtu de vieux vêtements un peu trop grand pour lui, il lui tendit la main.
« -Tu t'es pas fais mal ? Jihyun est méchant.. Parce qu'il est grand il fait tout ce qu'il veut. Mais moi aussi je suis grand, je te protégerais ! Tu t'appelles comment ?
-...JungKook... »
Balbutia le plus jeune, tandis que ses larmes cessèrent de couler. Le garçon en face de lui lui offrit un grand sourire, ses yeux se plissant adorablement sous la mimique.
« -Alors maintenant on est copain JungKook ! Je m'appelle Tae ! »
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𝙳𝚛𝚊𝚋𝚋𝚕𝚎𝚜
FanfictionIl était coutume d'entre que notre existence n'était que poussière face à l'univers. Et bien Jungkook représentait l'univers, Taehyung la poussière.
