Je ne sais pas ce que j'espérais en quittant la chambre comme ça

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Je ne sais pas ce que j'espérais en quittant la chambre comme ça. Trouver la liberté et une porte de sortie au bout du couloir ? Je ne suis pas stupide à ce point. Mais j'espérais au moins trouver mon chemin. Je n'ai pas un mauvais sens de l'orientation mais ici tout se ressemble. Ça doit faire maintenant un quart d'heure que je tourne en rond sans trouver le Réfectoire. Je me suis perdue. L'ascenseur a été mon premier essai, mais j'ai eu beau attendre devant le mur où il est apparu, rien ne s'est ouvert. Sans doute faut-il un code ou une clé pour y accéder. J'ai fait demi-tour, traversé tout le couloir mais impossible d'ouvrir une porte, sauf un placard et un cul-de-sac où est installé un extincteur. Je me suis donc rabattue sur les escaliers en béton brut. J'ai descendu un étage où je me suis retrouvée de nouveau devant une porte blindée fermée. Je suis remontée à mon étage, puis à celui du dessus mais verrouillé également. La seule indication était sur une plaque à côté de la porte : XY. Je n'ai pas cherché à comprendre et je suis encore montée. Cette fois, à l'odeur, même si la porte est fermée, je devine qu'il s'agit de l'étage de soins médicaux. Je me retourne pour regarder l'escalier.

— Je déteste le sport.

Je suis perdue, je me plains, j'ai faim, on se croirait presque dans une journée banale de ma vie. Je prends mon courage à deux mains et je commence à monter les marches. Au fur et à mesure que je les monte, je peux entendre la voix de ma mère dans ma tête : « Les escaliers ça fait des belles fesses ! ». Là c'est plutôt en train de me tuer. Nouvelle porte fermée. Alors je monte encore et par je ne sais quel miracle, je tombe enfin sur un nouveau couloir, un copier-coller de celui de mon étage. Je ne sais pas si la faim et la soif me font délirer, ou peut-être les effets secondaires des prises de sang mais j'ai l'impression de tourner en rond à cause de tout qui se ressemble et d'entendre du bruit. J'avance vers le bruit sans regarder le couloir autour de moi et j'atterris devant une porte que je pousse pour de nouveau tomber sur un escalier, en fer cette fois-ci, qui descend. Descendre est toujours plus appréciable que monter. Je débouche sur un petit couloir et une autre porte. Je l'ouvre et comme si j'allais manquer d'air, je me précipite derrière et percute quelque chose.

— Noa ?

Ou visiblement quelqu'un. Je relève la tête. Et ce n'est pas n'importe qui. L'homme de ce matin. Le Dirigeant. Et instantanément, je me sens rougir de honte.

— Je... je me suis perdue monsieur.

Contre toute attente, il n'appelle pas la sécurité pour venir me chercher et me renfermer dans la chambre pour m'être enfuit. Mais il sourit.

— Pourquoi n'as-tu pas prit l'ascenseur ?

— Il ne s'est pas ouvert, je pensais qu'il était réservé au personnel.

Une lueur étrange passe dans son regard.

— Tu es seule à ton étage, ils n'ont pas dû le configurer pour toi. Ce sera rectifié. Par contre tu ne pourras pas accéder à tous les étages.

REALITY - Tome 1 ; (TERMINÉ)Des histoires addictives. Découvrez maintenant