Assise sur une table d'auscultation, toujours dans mon pyjama, je balance mes jambes d'avant en arrière en regardant autour de moi

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Assise sur une table d'auscultation, toujours dans mon pyjama, je balance mes jambes d'avant en arrière en regardant autour de moi. La pièce dans laquelle je suis est plutôt petite. Plus petite que celle qui me sert de chambre, elle est blanche et bleu clair. Peu meublée, seulement du matériel médical sur une étagère, la table où je suis assise et le bureau du médecin avec une chaise qu'elle déplace pour se mettre en face de moi. Il n'y a pas de vitres, sauf une sans tain encore une fois. Et dans le coin extérieur gauche, j'aperçois une caméra comme celle qu'il y a dans la chambre. Décidément, moins on en voit, mieux ça doit être. Je suis ici depuis plusieurs jours et je serais incapable de décrire cet endroit. L'infirmier qui est venu me chercher ne m'a pas permit de voir trop de choses entre ma chambre et l'aile de médecine. Seulement des couloirs blancs et gris, des portes blindées ou avec un hublot trop haut pour que je puisse voir à l'intérieur et des escaliers. J'avais peur de devoir monter beaucoup de marches sachant que je n'avais rien avalé depuis mon Réveil mais il s'est arrêté devant un mur à priori banal, jusqu'à ce qu'il s'ouvre sur un ascenseur plutôt bien dissimulé. Je suis entrée avant lui et il s'est placé devant moi. Je n'ai pas vu sur quel étage il appuyait, mais j'ai senti l'ascenseur monter. Quand les portes se sont rouvertes, l'ambiance et l'atmosphère étaient bien plus froides et glaciales qu'à l'étage où l'on m'a mit. J'ai essayé de regarder autour de moi, de me repérer malgré le fait que l'infirmier me poussait plutôt fort dans une direction. Nous sommes arrivés au niveau d'une porte qu'il a ouverte pour me pousser à l'intérieur avant de repartir sans dire un mot. Pas étouffé par la sympathie celui-là. Je me suis frottée le bras à l'endroit où il m'avait empoignée tout le long, certaine que j'aurai un hématome demain. Puis je l'ai vu, je la vois toujours, dos à moi. Le Docteur Farmer. C'est elle qui va me faire passer mes examens médicaux et ça ne me rassure pas. Quelque chose me dérange chez elle mais je ne saurais pas dire quoi exactement.

Elle se retourne et s'approche avec son bloc pour s'asseoir sur la chaise en face de moi.

— Vous avez des antécédents médicaux ?

Je fronce les sourcils. Pas parce que je ne comprends pas sa question, mais parce qu'elle emploie un ton que je ne lui connaissais pas. Un ton qu'elle veut amical, chaleureux. Mais il ne lui va pas. Il ne colle pas avec ce qu'elle dégage, ni avec la personne que j'ai vu à mon Réveil. Et au fond, sa question ne sonne pas sérieuse. Malgré tout, j'essaie de paraître détendue et je hoche la tête négativement.

— Bien. Je vais vous faire passer plusieurs tests. Des tests de vue, d'écoute, de lecture. Voir vos réflexes, prendre votre tension, votre pouls. Examiner vos articulations, vous faire passer des radios dans des positions pas forcément agréables. Et la partie moins rigolote, je vais vous faire des prélèvements sanguins, que je vous déconseille de regarder si vous ne supportez pas la vue du sang.

Sans m'en rendre compte, je m'entends lui répondre,

— Ça devrait aller, j'aime bien les prises de sang.

REALITY - Tome 1 ; (TERMINÉ)Des histoires addictives. Découvrez maintenant