Un Retour Inattendu

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Pov Aerin

Nous arrivâmes devant une tente montée par les elfes sylvains quelques heures plus tôt et Voronwë m'invita à y entrer. En y pénétrant, je remarquais dans un premier temps Bard qui esquissa un léger sourire puis Thranduil, siégeant sur une chaise en bois. Il avait échangé son armure pour une tenue plus confortable.
Enfin, je reportais mon attention sur une troisième personne, qui me tournait jusqu'alors le dos. Lorsque le vieillard se retourna, je fus soulagée et plus qu'heureuse de revoir Gandalf, le magicien gris, mon ami. Je n'avais eu aucune nouvelle de sa part depuis que nous nous étions séparés devant les portes de Grand'Peur. Il s'approcha de moi et nous échangeâmes une accolade chaleureuse.

Gandalf : princesse Aerin ! Quel bonheur de vous revoir !
Aerin : le bonheur est partagé Gandalf ! Ou étiez-vous passé ? Pardonnez-moi mais vous avez une mine épouvantable !
Gandalf : Oh! Si seulement vous saviez ma jeune amie ! Je suis surpris de vous voir ici présente ! N'étiez-vous pas avec la compagnie ?
Aerin : disons que j'ai été... Retardée lorsqu'ils ont pu s'enfuir des geôles de Vertbois-Le-Grand !

Je lançais un regard mauvais au souverain des dites terres et Gandalf l'observa alors avec lassitude. Thranduil, quand à lui, nous regardait d'un œil noir.

Thranduil : je vous ai surtout évité de commettre une erreur stupide !
Aerin : stupide ? Permettez-moi d'en douter. Ce que je qualifierais de stupide serait de déclencher une guerre inutile simplement par simple esprit de vengeance, ou par vanité.

La tension monta d'un cran alors que je poussais Thranduil dans ces derniers retranchements. Il serra ses poings autour du bois des accoudoirs de sa chaise alors que je le défiais du regard. Gandalf nous interrompit d'un simple raclement de gorge.

Gandalf : le principal est que vous soyez présente et en pleine capacité de vos moyens, je vais avoir besoin de votre appuis Aerin !
Aerin : vous pouvez comptez sur moi !
Thranduil : avant que vous ne nous interrompiez Mithrandir, j'exposais le plan de nos troupes pour l'attaque de demain.
Gandalf : il faut laisser de côté vos petits griefs envers les nains ! La guerre est proche, cette fausse d'aisance qu'est Dol Guldur a été vidée ! Vous êtes tous en danger de mort !
Bard : de quoi parlez-vous ?
Thranduil : je vois que vous ne connaissez pas les magiciens : ils sont comme le tonnerre d'hiver qui gronde au loin, porté par un vent furieux, et dont le fracas nous alarme.

Se levant avec toute son aisance royale, il s'approcha d'une carafe en cristal et servit trois coupes de vin rouge. Il en tendit une à Bard qui l'accepta puis s'avança vers moi, deux coupes en main.

Thranduil : mais parfois, un orage n'est qu'un orage !

Alors qu'il me tendait une coupe, je repoussais son offrande d'un simple geste de main, ignorant le regard autoritaire du souverain sur moi.

Aerin : parfois ils n'en sont pas ! Mais si vous laissiez Gandalf s'exprimer, peut-être pourrions-nous nous faire notre propre avis, hîr nin !?

Un sourire moqueur prit place sur mes lèvres bien que je sois consciente que si les yeux orageux de Thranduil avaient pu lancer des éclairs, il est certain que je ne m'amuserais pas de la situation. Il inspira profondément en posant avec force le verre que j'avais précédemment refusé sur une table.

Gandalf : des armées d'orcs sont en marche, ce sont des soldats ! Ils ont tous été formés pour la guerre

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Gandalf : des armées d'orcs sont en marche, ce sont des soldats ! Ils ont tous été formés pour la guerre.! Notre ennemi à mobiliser toutes ses troupes !
Thranduil : pourquoi dévoile-t-il son jeu ?
Gandalf : nous lui avons forcé la main ! Au moment où la compagnie de Thorin Écu-de-Chêne s'est lancée à la reconquête de sa terre.

Gandalf sortit hors de la tente, et reporta son regard vers la montagne. Nous le suivîmes avec attention et je pu lire l'inquiétude dans le regard de mon ami. S'il avait peur, alors nous devions tous être effrayés.

Gandalf : Azog le profanateur devait les tuer. Son maître cherche à s'emparer de la montagne ! Pas pour le trésor qu'elle abrite mais pour sa situation. C'est une position stratégique, c'est la porte d'accès à la reconquête des terres d'Angmar. Au nord ! Si ce funeste royaume devait renaître... Fondcombe, la Lorien, la Comté, Eryn Vorn... Tomberaient, même le Gondor !

Je ne pu réprimer un frisson en pensant à mon royaume et au mal qui risquait de s'y abattre si nous ne faisions rien. Je ne pouvais rester les bras croisés.

Thranduil : les armées d'orcs dont vous parlez Mithrandir, où sont-elles ?
Gandalf : elles arriveront par l'est !

Le souverain de Vertbois-Le-Grand et l'homme échangèrent un regard et le roi sembla réfléchir un instant.

Thranduil : laissez-moi penser à tout cela !
Aerin : nous n'avons pas le temps !

Je n'eus pour seule réponse qu'un regard noir avant que le roi ne retourne sous la tente, suivis par Bard. Je soupirais avant de reporter mon attention sur Gandalf.

Gandalf : je pense que Bard a entendu et compris le danger qui nous guette. Mais Thranduil sera dur à convaincre. Hélas !
Aerin : vous n'y arriverez pas ! Je n'ai jamais rencontré un être aussi têtu que Thranduil !

Gandalf lâcha un petit rire avant de me lancer un clin d'œil.

Gandalf : en tout cas, il semble bien vous apprécier !
Aerin : que voulez-vous dire par là ?
Gandalf : son regard sur vous ne trompe pas ! Et je suis persuadé que vous pourriez le convaincre !
Aerin : le roi Thranduil se fiche de ma personne et encore plus de mon avis !
Gandalf : oh ! Aurais-je touché un point sensible, princesse ?

Je tâchais d'ignorer la dernière remarque du magicien.

Gandalf : il semblerait que vous ayez des choses à me raconter sur votre séjour à Vertbois-Le-Grand !
Aerin : allez-vous me laisser tranquille à la fin !? J'étais plutôt heureuse de vous revoir, mais vous allez me faire regretter votre présence ici !

Le sourire de mon ami s'agrandit ce qui eut encore plus le don de m'exaspérer. Rageusement, je m'éloignais de quelques pas, alors que les ricanements du mage continuaient à me parvenir.
Je restais alors là, observant l'entrée d'Erebor en réfléchissant aux arguments que je pourrais avancer pour convaincre Thranduil. La voix de Gandalf disparut rapidement et je devinais qu'il avait quitté les lieux, me laissant seule avec mes tourments.

Je ne peux dire combien de temps je restais là, à contempler la Montagne Solitaire. Mais la lune brillait déjà dans le ciel lorsque je retournais sous la tente.

La Princesse et le Roi des Elfes - (ThranduilXOc) (En cours de réécriture)Des histoires addictives. Découvrez maintenant