Un nouveau jour commence, et je sors en douce de chez moi pour ne pas avoir les gros bras sur le dos. Depuis que je suis blessée, ils font attention à moi au niveau maximal, ça en devient un peu lassant, et ça ne fait qu'une semaine. Je suis restée trois jours à l'hôpital, et ils ont imposés que je reste chez moi pour me reposer.
Je déborde d'énergie, j'ai juste un peu mal au bras mais tout va bien. J'avance dans les rues silencieuses, mon sac sur mon épaule valide et quelqu'un crie mon nom lorsque j'arrive vers ma mairie. Je me tourne et vois Adam, ce qui me fait soupirer de soulagement.
-Tu peux pas courir ? Me questionne-t-il précipitamment.
-Non, pourquoi ça ? Répondis-je.
-Je crois que tu vas pas tarder à le découvrir...
-Adam ! Hurle une voix masculine.
Ça, c'est sûr que c'est Horacio. Je vois le concerné arriver en courant, mais le plus important, c'est qu'il est nu. Ses mains sont devant son sexe, mais je détourne le regard en soupirant. Des rires retentissent déjà aux alentours.
-Horacio ! Criais-je. Mais qu'est-ce que tu fous putain ?! Va t'habiller, y'a des gosses merde !
-Ce petit con a pris mes vêtements putain !
-Mais t'es tellement con ! T'étais obligé de courir après lui à poil dans les rues au lieu d'aller chercher des vêtements dans ta chambre ?!
-Alors j'y ai pensé, mais comme mon père a tout détruit la salle de bain sur un coup de tête, j'ai dû aller me laver dans sa douche dehors, et ce con a fermé la maison a clef !
-Adam ! Viens ici tout de suite !
-Mais il va me frapper putain ! Oh qu'est-ce que je suis con !
-Viens ici tout de suite.
En traînant des pieds, Adam se pose devant moi et me tend le tote bag contentant les vêtements de son frère. Je les rend à son propriétaire et donne mon sac à Adam pour qu'il le porte. Je passe ensuite mon bras autour de son cou et avance vers ma mairie.
-Il n'osera rien te faire si t'es avec moi, lui murmurais-je.
-T'es géniale Dakota !
Il enroule son bras autour de ma taille et se serre contre moi un peu plus.
-Profites pas sale gosse, riais-je.
-Je t'aime bien toi.
Je soupire et me tourne vers Elijah, qui se fout de ma gueule face à la situation dans le Nord.
-Dakota du Nord, me salue-t-il.
-Elijah. Je t'aurais bien remercié d'avoir payé mes frais d'hospitalisation, mais c'est toi qui en est la cause.
-Tu as pris mon téléphone et tu es montée sur une voiture, pour rappel.
-Tu m'as fait tomber sur cette voiture. Tu aurais pas pu attendre que je descende pour m'attraper ?
-J'avoue ne pas y avoir pensé sur le moment, mais tes amis se sont chargés de me faire savoir de ne pas essayer de reproduire ça. J'espère que tu as bien aimé tes fleurs, parce qu'elles me sont revenues chères.
Oh ça je me doute bien, Horacio et ses idées impulsives a commandé la moitié des fleurs de la boutique de l'hôpital pour les mettre dans ma chambre. C'est sûr que la facture a dû bien augmenter d'un coup.
-C'est si gentil de ta part de m'avoir offert des fleurs, Elijah ! Je ne te pensais pas si généreux, quelle délicate attention !
Il me lance un regard noir puis passe sa main dans ses cheveux, pour bien remettre sa mèche rebelle qui tombe toujours devant son œil gauche. Il porte ensuite son attention sur Adam, toujours collé à moi, avant de reprendre la parole.
-Il se passe des trucs vraiment pas net chez toi. Tes deux gardes du corps sont vraiment particuliers.
-C'est sûr que c'est pas Sterling qui ferait ça.
-Qu'est-ce que tu en sais, hein ?
-Trop calme pour ça, trop sage et qui tient trop en place. D'ailleurs on ne le voit que très peu, il ne s'attarde pas dehors au contraire de toi, qui est toujours à la frontière à chaque fois que je passe devant.
-C'est donnant donnant, Dakota. Tu viens au bar, pourquoi je me cacherai quand tu viens sur ton lieu de travail ?
-Tu vois ce que je veux dire.
-Je ne t'ai jamais vue si habillée d'ailleurs.
Je lève les yeux au ciel pour réponse. Je ne serais pas dans cette tenue s'il ne m'aurait pas fait tomber.
-Bon c'est pas tout, mais j'ai des rendez-vous à rattraper, à la prochaine Elijah !
J'avance vers ma mairie et vois les gros bras, Esteban essayant de canaliser Horacio. Le grand frère d'Adam tente de faire du japonais un punching-ball, celui-ci évitant tous les coups qu'il essaie de lui asséner.
-Refais plus de conneries comme ça pour ton bien, petit.
-C'est promis ! Mais dans tous les cas tu es là pour me sauver non ?
-Justement non, je serais là en cas d'extrême urgence.
-Rhooo d'accord d'accord... Quoi de prévu aujourd'hui ?
Je lui fais alors la liste de tous mes rendez-vous que je dois rattraper dans la journée, dont un pour la fête nationale qui n'est plus que dans deux mois déjà.
-Dakota ! M'appelle une voix masculine.
Je me tourne et aperçois Xander, au loin, qui me fait des signes pour me saluer. J'ai perdu assez de temps comme ça avec toutes ces conneries, et Clover attend impatiemment que j'entre dans la mairie, puisque je suis toujours devant.
-On se voit ce soir Xander ! M'écriais-je en retour. J'ai un rendez-vous important à ne surtout pas louper pour la fête nationale !
Je lui fais un signe de la main et entre enfin dans mon lieu de travail. Je pars au lieu de réunion et salue les personnes présentes. J'invite Adam à se mettre au fond de la pièce, bien loin d'Horacio, même s'il n'osera pas terroriser son petit frère dans cette pièce, à ce rendez-vous important.
-C'est quand même trop la classe d'assister au rendez-vous de madame la maire, lance Adam.
Je lâche un rire et lui dit d'être sage, ce qui me vaut un regard noir de sa part. Je fais exprès de dire ça, mais je sais pertinemment que cet adolescent n'a pas besoin des indications d'une femme plus jeune que son grand frère. Pour information, Horacio a vingt-cinq ans, Adam en a quinze et mon second meilleur ami en a vingt-quatre.
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Provocation
RomanceUne ville séparée est forcément signe de rivalités. Ils sont les deux maires, ils se détestent et font tout pour que la guerre continue. L'encre sur leurs corps sera leur terrain d'entente, c'est à travers leurs tatouages qu'ils apprendront à se con...
