Point de vue: Alejandra
Lorsque j'émergeais, je ne sentis que l'odeur du sang qui flottait dans l'air lourd et métallique. J'avais énormément mal partout et mon corps était tout engourdi, j'avais l'impression que mon âme était en train de quitter mon corps. Tout autour de moi était flou et mes mouvements étaient extrêmement lent. Je sentais que j'étais attachée et assise sur une chaise. Je sentais également une pression sourde et douloureuse sur mes poignées et mes chevilles.
Était-ce réel ? Ou était-ce simplement mon esprit qui était noyé dans un brouillard épais ?
Je ne savais pas depuis combien de temps est-ce que j'étais dans cet état, mais il fallait que j'y remédie. Je soupirais et tentais de secouer ma tête de droite à gauche en fermant les yeux afin d'échapper à cette sensation d'engourdissement. En ouvrant de nouveau les yeux, tout devint plus net et la première chose que je vis fut deux éclats bleus et froids comme la lame d'un couteau.
Nacho.
- Enfin tu te réveilles, Martínez, articula-t-il lentement à quelques centimètres de mon visage.
J'écarquillais les yeux en déglutissant lorsque je compris ce qui se passait. Ce bâtard m'avait enlevé et drogué. Je regardais brièvement les alentours et distinguais que nous étions dans un entrepôt. L'endroit n'était pas très éclairé, il y faisait froid et il y avait une odeur d'huile et de poussière. Autour de moi, des caisses empilées et des chaînes suspendue à des crochets.
- Où est-ce que nous sommes, demandais-je sur un ton assez agressif en fronçant les sourcils.
Au fond de moi, je devais l'avouer, j'avais peur, car je ne sentais vraiment pas ce type, mais je devais garder la face. Nacho qui était assis sur une chaise juste en face de moi approcha son visage plus près du mien.
- Bienvenue en enfer ma Alejandra, articula-t-il avant de presser ses lèvres contre les miennes.
Je reculai immédiatement ma tête et me dégageai de sa prise en essayant de le repousser.
- Espèce de porc, lui crachais-je en me sentant sali de ses lèvres répugnantes sur moi.
Il rigola bruyamment en s'écartant rapidement de moi. Nacho se releva en emportant la chaise sur laquelle il était assis avec lui. Il se plaça un peu plus loin en face de moi et laissa un regard parcourir mon corps. Je frissonnais de dégoût tandis qu'un sourire perfide marquait son visage.
- Je comprends sincèrement ce qu'Elias te trouve. Mais vue ton état ma jolie, je pense que tu devrais te calmer Alejandra. À moins que tu ne veuilles mourir dans les minutes qui suivent, me conseilla-t-il vachement amusé.
C'est à ce moment-là que je sentis que quelque chose n'allait pas. C'était comme si l'énergie de mon corps me quittait lentement. Je baissais alors les yeux sur mon corps que je savais déjà attaché et mon cœur rata un battement. Je n'étais pas qu'attachée, non.
En plus d'avoir attaché mes jambes ensemble à l'aide d'une corde, mes poignées étaient également liés en avant, mais Nacho avait fait en sorte que je tienne un couteau par la lame entre mes mains. Je contractais ma mâchoire et essayais déserrer mes doigts joints qui serraient la lame du couteau. Mes phalanges étaient rouges de sang. Mes doigts arrêtèrent de serrer la lame de ce couteau, mais celui-ci resta bloquer entre mes deux mains. Mes mains, couvertes de sang tremblaient. La lame du couteau avait profondément entaillé ma paume et plusieurs de mes doigts. La douleur était vive et brûlante, mais elle n'était pas comparable à la rage, à la crainte et au désespoir que je ressentais à cet instant. Cet homme était tordu.
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Cartels Rivaux
ActionAprès avoir passé cinq longues années loin de sa famille à s'entraîner durement afin de pouvoir survivre dans le monde terrifiant qu'est celui de la droga. Alejandra revient au Mexique et se retrouve mêler à une guerre de cartel. Elle devra subir la...
