Quand je me réveille, sa place est froide. Je me lève et enfile mon peignoir. Je me dirige vers la cuisine où une employée est en train de cuisiner.
— Bonjour.
Elle se tourne vers moi, un peu surprise que je la salue.
— Bonjour Madame.
— Appelez-moi Lilly et d'ailleurs tutoie-moi.
— Non, ça ne serait pas correct.
— Et moi, j'insiste.
Elle sourit et hoche la tête. Elle m'apprend que Cole sera absent deux jours. Je vais devoir m'occuper en attendant son retour. Je l'aide à préparer le petit déjeuner, elle est perturbée.
— C'est mon travail Lilly.
— J'aime cuisiner.
Je pose mon assiette et allume la télévision, en prenant mon petit-déjeuner. Mon téléphone sonne, c'est Sofia.
— La sainte ni touche à convoler en noce.
— Sofia, où es-tu?
— À Singapour.
Elle rit et raccroche, je me décompose. Je fonds en larmes. Judy, l'employée, voit mon désarroi et me prend dans ses bras. Elle est rassurante, mes larmes se calment peu à peu.
Je me ressaisis, je savais à quoi m'attendre, je ne devrais pas craquer aussi vite. Je ne veux pas décevoir mes parents. De mon mariage, dépend la survie de leur petite entreprise. Je suis purement un arrangement financier. Je tiens à l'entreprise de mon père, il s'est battu jusqu'à son dernier souffle.
Je me redresse, salue Judy, je me rends dans la chambre, me saisit d'une tenue et je file au bureau. Le chauffeur me dépose, je rejoins la salle de réunion, ma mère est avec mon beau-père.
— Tu n'aurais pas dû venir aujourd'hui, chérie.
— Ce n'est pas un vrai mariage, il est déjà dans les bras de Sofia.
Mon beau-père me regarde avec tristesse.
— Je suis désolé qu'elle se comporte comme ça avec toi.
— Tu n'y es pour rien George.
Il me sourit.
— On se met au travail, j'ai dessiné deux robes pour la nouvelle collection.
— Fais-nous voir ça.
Je sors mon carnet de dessin et je leur tends. Étant donné leur regard qui s'illumine, ils aiment.
Une fois la réunion achevée, je rejoins les couturières pour superviser les dernières retouches. Nous avons un défilé dans deux semaines, tout doit être prêt. C'est la troisième fois que je fais reprendre une robe, la couturière est sur le point de craquer. Je me saisis des aiguilles et je rafistole le décolleté.
A la pause déjeuner, je rejoins Ambre, ma meilleure amie, qui vient de finir ses études de chimie. Du haut de nos vingt ans, nous sommes en avance sur la plupart de nos camarades. On s'arrête devant un restaurant corréen, on adore cette cuisine. On commande différents plats. En mangeant, elle me pose des questions sur mon absence de lune de miel. Elle semble attristée.
— C'est un beau connard.
Je pouffe de rire.
— C'est vrai qu'il est beau, mais ça ne suffit pas.
— Tu es magnifique Lilly. Regarde tes beaux cheveux longs, tes yeux marron clair , ton sublime corps ferait craquer n'importe quel type sur cette Terre.
— Si je le faisais craquer, je serais déjà bien contente.
— Voilà quand je te disais de sortir avec des mecs . Maintenant, tu vas souffrir.
— Merci de me soutenir!
Elle éclate de rire.
— Prend des cours de séduction.
— Tu es complètement folle.
— Ils vont faire de toi une femme fatale.
J'ignore sa proposition et retourne au travail, je suis submergée juste avant le défilé. Je travaille non-stop sans me plaindre. La fusion de notre entreprise avec la maison Desher est une aubaine. Les journaux parlent de notre entreprise, nous avons déjà quelques commandes sur notre ancienne collection.
Le soir, le chauffeur est devant le bâtiment, il me dépose devant l'immeuble. Je m'arrête devant le portier, un homme d'une soixantaine d'années très souriant.
— Bonjour.
— Bonjour Madame Desher.
— Vous êtes ?
— Bill le portier.
— Ravie Bill. A demain.
Je regagne l'appartement, je fais le tour des pièces, il y a trois chambres d'amis, deux salles de bains attenantes, une salle de sport et un grand séjour, qui donne sur une grande terrasse.
La cuisine est vide, Judy n'est plus là. En ouvrant le réfrigérateur, je découvre des plats qu'elle a préparés pour le dîner . Avant de manger , je me douche et me mets à l'aise, en short et débardeur. Personne n'est là, je vais en profiter. Je me réchauffe les plats et mange devant la télé quand mon téléphone sonne, Cole.
— Je vois que tu as pris tes aises.
— Quoi?
— Ta tenue.
— Comment peux-tu me voir?
— Lève les yeux vers le tableau à côté du buffet.
Je suis du regard ses indications, une caméra.
— Je serai de retour demain, prépare-toi pour vingt heures, nous avons un gala de bienfaisance.
Il raccroche.
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INDECISE
VampirgeschichtenDeux liés, un coeur à prendre... Choisira-t-elle le loup ou le vampire? Plonger dans un monde féerique! Fantasy...
