Chapitre 15

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Quelques jours plus tard, je me rends chez Koop, je suis dans le hall. Il faut que j'en apprenne plus sur lui et ses intentions. J'ai encore du mal à réaliser que le monde que je pensais connaître m'est inconnu. Peuplée d'êtres surnaturels, un vampire. Je ne pensais pas un jour découvrir que nous ne sommes pas seuls, que des êtres aux capacités hors normes gravitent autour de nous. On me conduit dans son bureau. Il est assis en plein travail. Il ne pose pas les yeux sur moi, je ressens une frustration.

— Assieds-toi!
Sans lever les yeux.

Je me racle la gorge pour attirer son attention. Il daigne enfin lever les yeux sur moi.

— Tu avais besoin de quelque chose? Le contrat était pourtant clair.
Sa réponse me refroidit instantanément.

— Euh oui, il l'est. J'ai juste pensé qu'on pourrait discuter.
— Je t'écoute.

Son changement d'attitude me perturbe.
Il me fixe intensément, ses yeux verts me happent, je m'approche de lui, il me regarde avec curiosité. Je ne sais pas pourquoi je me sens aussi attirée par lui. Je ne devrais pas. Il se relève et s'approche. Nous sommes à quelques centimètres de l'un de l'autre. Son visage est parfait, aucun défaut, son teint à zéro défaut. Et ses yeux sont une des plus belles choses que je n'ai jamais vu. Il me détaille, mes mains se posent sur son torse. Je me ressaisis, je suis mariée, je m'éloigne de lui perturbée.

— Je devrais m'en aller, ce n'est pas une bonne idée.

Il se poste devant moi à sa vitesse vampirique, je sursaute. Je ne m'attendais pas à ça.

— Tu sais ce que je suis.
— Oui.
— Tu as peur?
— Oui.
Il sourit.

Il est magnifique, les dents blanches et bien alignées, il n'a aucun défaut. Je suis de nouveau happée par sa beauté. Ses cheveux blonds illuminent son visage.

— Je ne suis pas que ça.
— Quoi?
— Beau.
— Comment?
Confuse.

— Je lis dans les pensées de mon âme-sœur.
— Âme-soeur?
— Tu aurais dû être mienne. Je ne sais pas comment il s'y es pris pour t'arracher à moi. Mais tu finiras par revenir.
— Je ne comprends rien à votre gueguerre.
— Tu devrais t'en aller.
— Quoi?
— J'ai du travail.

Il me jette dehors comme la dernière des idiotes , je suis frustrée, derrière sa porte. Une envie de lui dire mes quatre vérités monte en moi. Mais je ne souhaite pas me rabaisser à son niveau.

Le soir, je passe de l'autre côté du monde de la mode. Je défile pour un ami. Un de ses mannequins est malade. Il m'appelle en panique, je ne pouvais pas refuser. Je suis en loge, prise en charge par son équipe de coiffeurs et maquilleurs. Je n'ai pas prévenu Cole. En ce moment, on s'évite comme la peste. Je n'arrive pas à digérer ce qu'il est . Pourtant, avec Koop c'est différent, j'ai une certaine connexion qui est naturelle, presque surnaturelle. Sans compter que sa beauté magnétique m'intrigue.
J'ai fini de me préparer, la robe n'est pas du tout dans le style que je porte habituellement, mais mon corps est mis en valeur.

— Merci ma chérie, tu es splendide.
— Paolo, je vais me ridiculiser.
— Tu veux rire, tu fais ça depuis que tu sais marcher.

La musique est lancée, j'attends mon tour en backstage, le stress monte d'un cran, je n'aime pas que la lumière soit mise sur moi. Je ne me sens pas à la hauteur.
C'est mon tour, je me place devant le podium, la mannequin finit son passage, je me lance, peu sûr de moi. Mes yeux balaient la salle des yeux et tombent sur Koop. Je fais un pas après l'autre, le temps semble suspendu, je suis scotchée à ses yeux. Plus je me rapproche, plus mon cœur tambourine dans ma poitrine. Je me sens attirée par ce lien invisible. Il détourne ses yeux, le temps reprend son rythme, je finis mon passage, chamboulée.

Je m'assois en loge ne comprenant pas ce qu'il vient de se passer, Paolo vient me remercier. Je n'ai pas l'impression d'avoir défilé. Tout est si étrange quand cet être est dans mon environnement. Je me change et me dirige vers la sortie, je sens comme une présence , je me retourne à plusieurs reprises avant d'atteindre la voiture.

En voiture, je refais la scène du défilé mille fois dans ma tête, je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Je revois sans cesse les yeux verts de Koop, qui m'appelaient.
Je rentre à l'appartement, il n'y a aucun bruit, je ne sais pas s'il sera là ce soir.

— Très jolie le défilé.
Avec amertume.

— Cole?

Son ombre sort d'un coin sombre. Ses yeux sont dilatés, il ne semble pas dans son état normal.

— Pourquoi tu t'es rendue à son bureau?
— Quoi? Tu me suis maintenant?
— Tu es ma femme!

INDECISEOù les histoires vivent. Découvrez maintenant