50. Preuve

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— Il nous faut retourner à la capitale au plus vite, déclare Hikari dans mon sillage tandis que j'encourage Kurayami à galoper plus rapidement

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— Il nous faut retourner à la capitale au plus vite, déclare Hikari dans mon sillage tandis que j'encourage Kurayami à galoper plus rapidement.

Ses doigts s'enfoncent aussitôt dans ma taille. Néanmoins, je choisis de l'ignorer, continuant à galoper aussi rapidement que possible en direction des montagnes. La nuit s'évapore lentement depuis que nous avons quitté les deux hommes. Je leur ai ordonné de se rendre au palais afin de transmettre un message du Roi... et de la Reine.

Je devais rassurer le Conseil sur le fait que nous n'avons pas déserté le palais et que nous reviendrons rapidement pour reprendre le contrôle de la situation. Je ne peux accomplir cela alors que j'ai déjà une tâche à réaliser. Toutefois, Hikari semble penser différemment à en juger la manière dont elle resserre sa prise autour de ma taille pour attirer mon attention.

— Zillar, m'appelle-t-elle. Je suis sérieuse. Il faut y retourner le plus vite possible. Nous devons agir.

— Tatsuya ne ferait jamais cela, la contredis-je sans hésitation, essayant d'éviter de penser au fait qu'elle touche mon abdomen. Ces hommes ne savent pas de quoi ils parlent.

Je ressens déjà la chaleur de ses mains sur moi, ce qui me fait serrer les dents pour éviter de laisser transparaître toute réaction à son contact.

— Vous ne saurez user de vos pouvoirs à chaque désaccord, réprimandé-je, le regard fixé droit devant moi.

— Et pourtant, je désapprouve.

Un soupir m'échappe avant que je ne saisisse sa main droite, la serrant fermement dans la mienne. Je ne connais mes motivations ; peut-être est-ce que je tente de la réconforter, de lui assurer que tout reste serein dans notre royaume.

Quoi qu'il en soit, son mutisme me préoccupe quelque peu, car elle n'est pas encline à se laisser vaincre si aisément. Quand je tourne la tête, elle contemple le paysage qui nous entoure. Ses longs cheveux noirs subissent l'assaut du vent, flottant dans l'air et me révélant une vue dégagée sur son visage.

Je détourne promptement mon attention.

— Reposez-vous, lui suggéré-je en resserrant légèrement les rênes. Vous avez besoin de repos.

Sa main glisse dans la mienne jusqu'à ce qu'elle les resserre contre elle tout en posant sa tête contre mon dos.

— Vous êtes celui qui devrait se reposer, réplique-t-elle d'un ton décidé. Vous avez marché toute la journée hier.

Un léger rire m'échappe.

— Ne vous tourmentez pas pour moi.

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