#Ruby
J'étais allongée sur mon lit lorsque j'ai entendu frapper à la porte. Je me suis levée pour aller ouvrir l'instant d'après.
Moi : Papa ? dis-je d'un air hébété.
Collins : Je peux entrer ?
Moi : Oui, bien sûr.
Je me suis écartée pour lui céder le passage.
Il s'est assis sur une chaise et j'ai fait de même.
Collins : Comment s'est passée la soirée ?
Moi : Plutôt bien, merci pour tout, papa.
Il m'a fixé avec insistance. Son regard m'a embarrassée.
Collins : Tu n'as rien à me dire ?
Moi : Pas vraiment, pourquoi ?
Collins : Rien, c'est rien !
dit-il en se levant.
J'ai trouvé son attitude étrange, mais je n'ai pas insisté. Il a quitté ma chambre et je me suis allongée à nouveau.
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•• Domaine Lewis
#John
En soirée, comme convenu, je me suis rendue chez ma grand-mère pour dîner avec elle.
Elle m'a accueilli chaleureusement et nous sommes passés à table juste après. Au cours du dîner, nous avons échangé sur la santé des entreprises et je lui ai fait un rapport précis.
Élisabeth : Je suis fière de toi, mon garçon. Tu sais, quand je te vois bosser de cette manière, je ne peux que remercier le ciel de m'avoir donné un petit-fils obéissant.
Moi : Qu'est-ce que tu veux, grand-mère ?!
La connaissant par cœur, je savais qu'elle avait quelque chose en tête.
Elle a souri et s'est exprimée juste après. J'ai su directement que j'avais raison : elle ne faisait jamais de compliment de manière innocente.
Élisabeth : Vois-tu, ce matin, il s'est passé quelque chose d'assez étrange au Maxton's Hôtel.
Moi : Quoi donc, grand-mère ?
demandai-je en feignant de ne pas être au courant de la situation. Elle a poursuivi comme si de rien n'était.
Élisabeth : Une jeune femme a été prise au piège par une horde de paparazzis et, quelques minutes après, ses photos étaient présentes sur les sites internet. Curieusement, une heure plus tard, elles avaient disparu.
Moi : Comme c'est vraiment étrange... La personne qui a fait cela doit avoir de très bonnes raisons de le faire.
Élisabeth : En effet, mais ce qui m'a interpellée, c'est le fait que la scène se soit produite dans l'hôtel où tu loges actuellement. C'est pourquoi j'ai passé quelques coups de fil après, et ils ont confirmé mes soupçons.
Moi : Grand-mère, où veux-tu en venir au juste ?!
Élisabeth : Tu es l'unique responsable de la suppression de ces photos. Dis-moi pourquoi tu l'as fait !?!!!
J'ai dégluti péniblement quand elle m'a posé la question.
Moi : Aucune autre raison. Ces images salissaient la réputation de notre hôtel, c'est la raison pour laquelle j'ai fait ce qu'il fallait !
Elle m'a regardé avec ses yeux perçants.
Élisabeth : Comme c'est intéressant... Un misogyne qui décide du jour au lendemain de porter secours à une femme... dans quel but ? Peux-tu m'éclaircir sur ce point ?
Moi : Tu réfléchis trop, grand-mère, il n'y a rien !
Élisabeth : Si tu le dis... mais j'aimerais rencontrer cette jeune femme.
Moi : Pourquoi ?
Élisabeth : Pour rien !
Moi : Hum... de toutes les façons, je n'ai aucune idée de son identité !
Elle a souri.
Élisabeth : Tu veux me faire croire que tu n'as pas demandé à James d'enquêter sur cette femme ?
Ça alors...
Moi : Grand-mère, laissons tomber ce sujet, s'il te plaît !
Élisabeth : Ce n'est que partie remise, mon garçon.
dit-elle pour clore cette conversation, à mon plus grand bonheur.
Plus tard, nous nous sommes séparés. Je suis retourné directement à l'hôtel. Quelques minutes après, j'ai reçu le coup de fil de mon assistant.
Moi : Tu as pu avoir ces informations ?
James : Oui, patron ! Je vous ai envoyé cela par mail.
Moi : D'accord.
J'ai mis fin à l'appel et j'ai vérifié mes mails la seconde d'après. Non seulement il m'avait fourni des informations sur cette femme, mais en plus de cela, il avait aussi investigué sur ses proches.
Je me suis assis sur le divan et j'ai visualisé les pièces jointes.
Moi : Très intéressant !
Ces informations allaient m'être utiles. Je comptais m'en servir dans les plus brefs délais.
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~ Deux jours plus tard ~
J'avais embauché un détective pour suivre Catherine Bell. Mon intuition ne m'avait pas trompé. Si elle avait été capable d'engager des paparazzis pour discréditer l'image de sa belle-fille, elle serait capable de faire pire à l'avenir.
Face à ce genre de personnes, il fallait toujours avoir une longueur d'avance pour les surprendre et frapper quand ils s'y attendent le moins.
Dans l'après-midi, il m'a contacté et m'a remis son rapport. J'ai esquissé un sourire espiègle en visualisant les images de cette femme sortant d'un hôtel de seconde zone en compagnie de son amant.
Moi : Suivez-les ! J'aimerais savoir quand est-ce qu'ils se reverront pour les exposer.
Elle voulait une scène spectaculaire, elle allait être servie dans ce cas. Ma décision était certes radicale et cruelle, mais c'était une façon pour moi de me débarrasser d'elle.
