Chapitre 8

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                  ~ Quelques jours plus tard ~

         •• Maxton Hotel

#Catherine

J'ai attendu cette soirée avec impatience, car elle allait être un élément très important pour la suite de mon plan. Après ma conversation avec Victor, j'avais mis les dés en place pour que tout soit parfait et qu'à la fin on ne puisse pas me soupçonner.

À mon arrivée ce soir, j'ai fait signe à ma fille de se mettre en place et j'ai rappelé Victor pour qu'il n'oublie pas ce qu'on s'est dit. Les deux étaient mes acolytes, chacun allait m'aider à sa manière. Ma fille devait tendre le piège à cette salope et Victor allait se charger du reste.

Dès que je me suis installée, j'ai commencé à accueillir les invités en compagnie de mon époux. Il a apprécié ma façon de faire et me l'a soufflé à l'oreille discrètement. Selon lui, j'étais revenue à de meilleurs sentiments pour le bien de tous. Le fait qu'il puisse penser cela m'amusait. Jamais je n'allais faire la paix avec sa fille. Elle avait voulu me défier en premier, elle sera l'unique responsable de ce qui lui arrivera ce soir.

Plus tard, lorsqu'elle a fait son entrée, j'ai ressenti une pointe de jalousie. Collins avait eu la main facile concernant les dépenses de cette soirée. Sa robe valait le double du prix de la mienne. Ça m'a mise hors de moi, mais je me suis rappelé juste après mes objectifs et j'ai décidé de calmer mes nerfs pour que tout se passe comme convenu.

L'instant d'après, je suis allée l'accueillir chaleureusement.

Moi : Tu es très belle ce soir.

Ruby : Merci.

Dit-elle froidement la seconde qui suit.

Moi : Ton père t'attend depuis, viens je te conduis.

Ruby : Non merci. Je peux très bien me débrouiller toute seule.

« Continue de me narguer, mais sache que ce petit cinéma que tu fais prendra fin très bientôt. »

Ai-je pensé au-dedans de moi en la voyant se frayer un passage parmi les invités à la recherche de son père.

J'étais perdue dans mes pensées lorsque j'ai entendu mon portable vibrer dans ma pochette. Je me suis ressaisie et j'ai répondu directement.

Moi : Allô ?

C'était ma fille au bout du fil.

Léane : C'est bon maman, tout est prêt.

Mon cœur s'est rempli de joie...

Moi : Très bien, charge-toi d'elle et dès que tu le fais, tu m'appelles pour que je m'occupe du reste.

Léane : C'est compris.

Elle a raccroché. La seconde d'après, j'ai rangé mon portable et je suis allée les rejoindre.

....

#Ruby

Le Maxton Hotel était un cadre vraiment luxueux et agréable. Cet hôtel était classé parmi les meilleurs au monde et avait une excellente réputation. En le choisissant, mon père a une fois de plus montré à quel point il avait une réputation solide, car pour avoir le privilège d'organiser des évènements dans ce cadre, il ne fallait pas uniquement être friqué. Ses relations et son statut ont joué dans cette affaire aussi.

Dès que je suis arrivée, je suis tombée sur ma belle-mère en premier. Elle a essayé d'être tendre avec moi, mais sachant quel type de personne elle est, j'ai vite fait de comprendre qu'elle avait un intérêt derrière ces actes de générosité déguisés. C'est la raison pour laquelle je ne suis pas entrée dans son jeu. J'ai préféré écourter notre échange à la recherche de mon père.

Quand je l'ai aperçu dans la foule, j'ai pressé le pas pour le rejoindre.

Moi : Bonsoir papa !

Il m'a regardée d'un air subjugué.

Collins : Tu es magnifique princesse ! Très belle.

Son compliment m'a fait rougir.

Moi : Merci papa, ton costume te sied à ravir.

Il a souri.

Collins : Suis-moi, je vais te présenter quelques personnes.

Il m'a tendu le bras et je l'ai saisi juste après.


~ Quelques heures après ~ 

                       J'étais épuisée.

Le fait de me tenir avec des talons hauts durant toute la soirée m'a donné des ampoules aux orteils. Je me suis éclipsée vers la salle de repos et j'ai ôté mes chaussures discrètement pour masser mes orteils.

L'instant d'après, un serveur s'est approché de moi.

— Vous allez bien, Mademoiselle ?

— Oui, ça va, merci.

Il m'a dévisagée en silence et son regard m'a embarrassée.

— Un souci ?

Demandai-je en le fixant droit dans les yeux.

Il s'apprêtait à me répondre lorsque tout d'un coup, un second employé s'est approché de nous.

— Mademoiselle Bell !?

— Oui, c'est moi, un souci ?

— Votre père m'a chargé de vous dire qu'il s'en allait. Il m'a laissé cette clé afin que vous puissiez profiter de l'hôtel comme cadeau de votre soutenance.

J'ai récupéré le pass et le mot qui allait avec. C'était effectivement l'écriture de mon père.

— Merci !

Ils sont partis et j'ai poursuivi mon massage en inspectant la clé.

Moi : Une suite avec jacuzzi...

Dis-je à voix basse.

C'était une attention délicate de sa part, du coup j'ai pensé à le remercier aussitôt.

J'ai sorti mon portable de ma pochette et j'ai lancé l'appel. Ça a sonné dans le vide à plusieurs reprises, si bien que j'ai dû laisser tomber.

Par la suite, je me suis levée pour me rendre dans la salle de banquet, mais à mi-chemin, je suis entrée en contact avec un serveur. Le contenu des verres s'est déversé sur moi, abîmant ainsi ma robe.

— Je suis désolé, Mademoiselle...

— C'est rien !

Connaissant la qualité du tissu, il fallait que je le nettoie rapidement si je ne voulais pas perdre la robe définitivement. La seconde qui suit, j'ai pris la direction de l'ascenseur pour rejoindre le 45ᵉ niveau.

Dès que les portes de l'ascenseur se sont ouvertes, je suis sortie et j'ai vérifié les numéros. Ayant des doutes après quelques instants, j'ai fouillé le pass que m'avait remis le serveur, mais je ne l'ai pas trouvé.

Moi : Mince !!!

Ce n'était pas de bol.

Je me suis mise à réfléchir : j'avais probablement perdu le pass d'un côté et de l'autre, je ne voulais pas redescendre et me mettre à fouiller sans savoir exactement à quel endroit le faire, d'où j'ai eu l'idée de vérifier les différentes portes afin de me servir des toilettes pour nettoyer ma robe.

J'ai essayé à trois reprises, elles étaient toutes fermées. Au quatrième essai, j'ai ouvert énergiquement la porte et, ne m'attendant pas à ce qu'elle soit déverrouillée, je suis entrée en fracas dans la chambre.

Obligation Immorale Où les histoires vivent. Découvrez maintenant