Le secret de Camille 1

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Ndi go'o se tenait devant la porte de la chambre d’hôtel, le cœur battant. Elle savait que ce qu’elle s’apprêtait à faire était risqué, mais elle n’avait pas le choix. Elle inspira profondément avant de toquer doucement. Après un instant, la porte s’ouvrit sur le vieil homme, qui la regarda avec méfiance.

— Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis coursière. Il y a un problème avec une commande.

L’homme la scrutait, ses yeux plissés trahissant son agacement.

— Une commande ? Quelle... commande ? Demanda-t-il d’une voix grave.

Ndi go'o ne perdit pas son sang-froid et répondit calmement.

— La robe de mademoiselle Camille. Sa mère nous a appelés pour signaler un problème. Il semblerait que la taille ne corresponde pas, et elle insiste pour que la robe soit prête pour demain.

Il plissa les yeux encore davantage, avant de jeter un coup d'œil à l'intérieur de la chambre. Après une seconde d'hésitation, il ouvrit la porte en grand, la laissant entrer.

— Très bien, faites vite, grogna-t-il finalement.

À l'intérieur, Camille, assise sur le bord du lit, releva la tête en entendant la conversation. Elle semblait surprise, et quelque chose dans son regard suggérait une profonde lassitude. Elle cachait la partie droite de son visage avec ses longs cheveux.

Ndi go'o s’avança prudemment.

— Mademoiselle Camille ? Je suis vraiment désolée de vous déranger, mais il y a un problème urgent avec votre robe. Pourriez-vous m’accompagner quelques minutes afin qu’on règle cela ? Sinon, vous connaissez votre mère, elle en fera toute une tonne.

Camille échangea un regard incertain avec le vieil homme, puis tourna ses yeux vers Ndi go'o, l’air troublé.

—  Qu'est-ce... qui ne va pas avec la robe ?  demanda-t-elle doucement.

Ndi go'o fit un geste en direction de la sortie.

— Ce serait plus facile de vous montrer en personne. Cela ne prendra que quelques instants, et vous serez de retour très vite. On prendra à nouveau vos mesures.

Dès qu'elle fut à la hauteur de Camille, elle lui murmura rapidement à voix basse:

— Il faut que vous me suiviez. On doit partir d'ici.

Camille, surprise, la regarda avec des yeux écarquillés. Elle sembla hésiter un instant, mais Ndi go'o ajouta rapidement :

— Faites-moi confiance, je vais vous aider à sortir d'ici.

— Pourquoi feriez-vous ça? chuchota Camille, visiblement inquiète.

— Parce que personne ne mérite d'être ici contre son gré, répondit fermement Ndi go'o. Faites-moi confiance. Il faut juste que vous jouiez le jeu.

À ces mots, Camille écarquilla les yeux, comprenant que Ndi go'o n’était pas simplement là pour une question de robe. Son regard trahissait une certaine panique, mais aussi un éclat d’espoir.

Le vieil homme, toujours méfiant, regardait la scène de loin, les bras croisés. Ndi go'o se tourna vers lui avec un sourire forcé.

— Monsieur, je vais juste prendre Camille quelques minutes pour les ajustements nécessaires. Promis, elle sera de retour très vite.

L'homme haussa les épaules avec lassitude, puis acquiesça, visiblement agacé.

— Vous avez 30 minutes pas plus ! Gronda t-il.

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