Tw : Psychophobie ?
Ça va pas être joyeux, mais faut bien du drame. Et j'ai besoin d'extérioriser.
Pendant quelques mois, James avait gardé espoir.
Il s'épanouissait en études de cinéma, dévorant les films comme un enfant curieux dévorerait le monde. Il s'était fait de nouveaux∙elles ami∙es - en plus de Dorcas, il était libre d'embrasser Regulus tout les soirs et de passer sa vie avec Sirius et Remus. Il embrouillé par son propre bonheur qu'il en oubliait le reste du monde. Il s'était débranché des actualités concernant les Voldemort et ses apôtres. Et il arrivait à ne pas se détester les fois où Severus ou Peter venait faire un tour dans sa tête. Il avait fait de grosses erreurs et s'efforcerait de ne plus jamais les refaire. Il travaillait à se persuader qu'il n'avait plus envie de s'empêcher de vivre pour ça.
Tout retomba lorsque la (trop courte) année scolaire se termina pour laisser place aux stages obligatoires. Stages que les élèves durent trouver eux-même sans aucune aide en un temps record. Les mots "CV","bande demo" et "lettre de motivation" tournèrent en boucle dans la tête de James, l'empêchant de voir quoi que ce soit d'autre. Il ne cessait de corriger, d'angoisser, de pleurer... Mais il savait qu'il allait bien parce qu'il pouvait en parler. Il ne refoulait plus.
Et restait la maigre consolation qu'il avait du temps jusqu'à avril. Jusqu'à ce qu'il n'en reste plus.
Or, obtenir un stage était un jeux d'enfant en comparaison de ce qui l'attendait.
Le dit-stage en main, il se retrouva un matin de printemps devant un vieil immeuble londonien. Il ne sut pas si c'était la décoration vieillotte ou sa vision embuée d'anxiété mais il cru voir des fantômes courir vers lui dans le couloir sombre. Il fit de son mieux pour ne pas se laisser surprendre, s'étant déjà mis en retard - il avait confondu le numéro 173 et 176, l'amenant à faire un tour de pâté de maison. Dix minutes de retard.
Il avait eu l'employeuse en question au téléphone mais ne l'avait jamais rencontrée, et il était difficile de se faire une idée claire de qui était une personne à travers ses publications Instagram. La jeune fille blonde et indulgente qu'il avait imaginée était un peu idéalisée en comparaison de la femme assurée qui lui ouvrit.
Elle ne devait pas être beaucoup plus âgée que lui, mais ses lunettes pointues et ses cheveux frisées à coups de bigoudis semblaient la faire sortir d'un autre temps.
« Ha, notre monteur ! s'exclama-t-elle en s'écartant pour le laisser entrer. Enlève tes chaussures s'il te plait. »
James s'aventura dans l'appartement. C'était un grand espace un chouïa bordélique. Des gravures et vieux tableaux couveraient les murs, des livres anciens débordaient des meubles et de vielles robes traînaient sur les dossiers de-ci, de-là. Son impression d'être dans une maison hanté s'intensifia. Il bénit pour une fois l'odeur de cigarettes envahissant le bureau ; elle l'aida à s'encrer dans le réel.
« Bon. Je suis Rita Skeeter et je serais ta tutrice de stage. On est un magazine de culture et un peu d'actualité. Je pense que t'as lu ma fiche avec les tâches mais, comme on ne lit jamais les petits caractères, je récapitule... n'hésite pas à prendre des notes.
(James fit une grimace vers son portable vidé de sa batterie et Rita lui tendit un drôle de stylo en forme de plume verte ainsi qu'un bout de papier).
... Donc. Je vais te donner des interviews à monter en short et en formats plus longs pour nos réseaux sociaux. Tu sais utiliser Premiere Pro ?
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I HATE GROWING UP
FanficAprès une année de prépa difficile, James rentre dans une école où il ne trouve pas sa place. Regulus, de son coté, débarque sans le savoir au même endroit et s'autorise à être lui-même pour la première fois. Du moins jusqu'à ce qu'ils se croisent. ...
