61. une fête

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Bonne rentrée et désolé d'avoir déserté ! J'espère que tout vas bien pour vous (moi je retourne enfin à l'école demain, j'ai trop hate !). 

Tw : anxiété sociale, mention d'alcoolisme de TCA et de depression, angoisse autour de la grossesse et de la fausse couche (ça dure une ligne mais vous êtes prévenu∙e comme ça).


Aller à une fête n'avait - dans un premier temps - pas été une perspective enivrante pour Regulus. Il était hanté par des années à tenter de communiquer sans y arriver : des malentendus, des hontes ou des insultes lui revenaient toujours en tête lorsqu'il entamait une nouvelle relation. 

À force de se noyer dans sa zone de confort ; dans l'appartement, à l'université et à la librairie, il avait oublié à quel point il pouvait être inadapté au monde extérieur. Il connaissait et comprenait James, Sirius ou Remus. Mais avec tous les autres, il ne savait quand rire, quand sourire ou comment engager une conversation. C'était une science qui lui était étrangère. 

Le small talk était sa hantise et il n'était pas sûr de pouvoir trouver un fan de littérature dans la masse des invités de Marlène et Dorcas. Iels semblaient ne rien avoir en commun avec lui. Or, dans une discussion qui n'avait pas pour thème la littérature, il serait perdu.

Un noeud lui serra la gorge dès qu'il franchit la porte. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été poussé hors de son cocon. 

La dernière fois qu'il avait mis les pieds ici il était ivre de liberté, venant de se tirer des griffes de la famille Black. Mais depuis, il avait l'impression d'avoir comme perdu son pouvoir. Que dirait-il, quand quelqu'un lui demanderait son prénom ? Il ne faisait pas illusion en temps que garçon et des transphobes pouvaient s'être caché∙es dans cet océan de visages flous. Il n'était pas sûr de pouvoir regarder quelqu'un droit dans les yeux et de lui déclarer : « Je suis Regulus. Le frère de Sirius. »

Se coller à celleux qu'il avait déjà apprivoisé sembla être une bonne technique. C'était jusqu'à ce qu'il réalise que tout le monde connaissait les Maraudeurs. 

On salua James comme un fils prodigue. On lui demandait des nouvelles, s'amusa d'histoires passées de bouches en bouches sur son sujet, sans jamais se douter qu'il avait traversé tous les états mentaux possible depuis sa disparition. Regulus cru re-tomber amoureux de lui quand il le présenta, lui épargnant un lourd dilemme intérieur. 

Ce fut avant, cependant, que l'un des visages flous ne félicite le garçon à lunettes d'une main sur l'épaule : « Putain mec, merci d'avoir affiché Lestrange. Ça donne espoir de voir des gens comme ça se faire remettre à leurs place. ».


James perdit son sourire. Regulus eut envie de tuer celui qui venait de lui dire ça. 

Il ne lisait pas bien les expressions, pourtant il entendait presque des pensés de son amoureux en cet instant. 

Tout le monde sait. Ce que j'ai fait à Severus. Ce que j'ai fait à Bellatrix. Tout le monde voit en moi, le monstre que je suis, et ça ne leurs fait même pas peur. Je ne peux pas me repentir en paix et en plus je les inspire ? Ça me dégoute. 

Il prétexta un tour aux toilettes, intimant de ne pas le suivre, prétendant qu'il allait bien. Regulus n'en cru pas un mot et paniqua d'autant plus de se retrouver seul. Il fallait qu'il lui fasse confiance, pourtant. Il ne pouvait pas paniquer - ni pour lui ni pour James - à chaque fois que l'un d'eux s'isolait. 


Remus, apparu à ses cotés comme un ange gardien. 

« Viens, lui dit-il. On parle du mémoire de Lily. Ça va te plaire. »

I HATE GROWING UPDes histoires addictives. Découvrez maintenant