70. Joyeux anniversaire, Regulus

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Tw : anxiété sociale et discussion autour de la santé mentale de quelqu'un. 

J'ai oublié l'âge qu'était censé avoir Regulus...? J'ai peur de l'avoir déjà rendu plus âgé par le passé parce qu'il est censé avoir juste un an de moins que James mais en même temps  selon toute vraisemblance il devrait être dans sa vingt-et-unième année ?

Bref, ne m'en tenez pas rigueur s'il-vous-plait, je suis une merde dès que ça touche aux chiffres. Donc on va dire que Regulus à 21 ans (comme moi, aujourd'hui ^^)

Bonne lecture !

Personne ne viendra. 

C'était une peur absurde mais persistante, qui habitait Regulus depuis qu'il avait suggéré l'idée. Il avait du être dans un moment d'insouciance quand il avait dit ça. 

Parce qu'avec James, Sirius ou Remus, dans le confort de l'appartement, il se permettait de faire le genre de choses qu'il était incapable de faire en temps normal : des blagues, des petites danses, des réactions exagérées de colère ou de joie... Et il se rendait compte à quel point il était facile - quand on était parfaitement bien dans notre peau - de parler dans filtres, de dire tout ce qui nous passait par la tête. 

Ses parents ne l'y aurait jamais autorisé, mais il comprenait comment James avait pu faire ça des centaines de fois, petit. C'était agréable, cette perte de contrôle qui autorisait à parler sans penser. C'était comme s'il n'avait pas honte de ce qu'il était au plus profond de lui. Comme s'il avait le droit de tout dire et de tout être. Comme s'il n'avait plus à s'inquiéter d'être trop cringe, trop stupide, trop féminin, trop déprimant. 

Comme s'il avait le droit d'organiser une petite fête pour son anniversaire. 


Bien sûr, son copain avait adoré l'idée et les autres avaient suivi. Ils n'avaient pas l'air de penser qu'un anniversaire pourrait déboucher à toutes sortes de catastrophes. C'était comme si ça ne leurs avait même pas effleuré l'esprit. 

Ils n'avait pas eu le recul soudain de réaliser, angoisser, essayer de revenir en arrière. Ils n'avaient pas imaginé les visages ni entendu les voix. 

Personne ne viendra.

Qui viendrait pour toi, franchement ?

Fêter  ton anniversaire ? Parce que tu crois que ta naissance est un jour à fêter ? Tu crois qu'il faut faire la fête en ce moment, avec tout ce qui ce passe dans le monde ? Tu voudrais que les gens viennent, passent la soirée avec toi, t'offres des cadeaux, même ? Non mais pour qui tu te prends ? 


Et pourtant, ce soir là, Regulus était assis par terre au milieu du salon.

On avait poussé les meubles sur les cotés, mis des bonbons et des chips dans de petits bols et déniché une enceinte. 

C'était la première fois depuis treize ans qu'il fêterait son anniversaire. 

Il en avait envie. Il avait envie de passer du temps avec les maraudeurs, leurs amis, ses amis. Certes, il n'avait pas envie d'être le centre de l'attention et avait peur du moment des cadeaux. Il savait qu'à un moment ou à un autre les autres danseraient et qu'il en serait incapable... mais il avait envie de voir les gens qu'il aimait s'amuser un peu. 

Il leurs devait bien ça, après tout. Il s'était rendu à leurs fêtes. Ne devait-il pas rendre l'invitation ? Il avait déjà cassé le James fêtard du lycée, il ne pouvait pas les priver davantage de leurs ami.

I HATE GROWING UPOù les histoires vivent. Découvrez maintenant