On me secouait. J'émergeais peu à peu de mes rêves. Puis une idée me vint, alors j'ai brusquement levé la tête. Ce qui eut pour résultat de cogner le menton de l'infirmière qui était penché au-dessus de moi et qui m'examinait. Gêné, je l'ai aidé à se relever. Heureusement que nous ne sommes pas dans un mauvais livre sinon je serais "tomber amoureux de l'infirmière" me demander pas pourquoi, je pense à ça. Nous avons eu un bref échange de parole :
"-Vous n'avez pas l'air trop blessé, avez-vous des compétences en médecine...Heu...Monsieur ?
-Disons, que..Oui j'ai des bases de notion
-alors vous devriez rejoindre l'équipe qui escorte les patients le plus blessés à la cathédrale.
-D'accord...Merci."
Je fonce, l'endroit est éclairé au possible, mais si on regarde en dehors du "camp" le noir est presque total. Je rejoins le petit groupe.Le froid nous mordait. Nous étions deux soldats, 3 infirmiers/infirmiers/docteur/apothicaire/etc. et une vingtaine de blessés. Je me suis dirigé vers l'avant de la troupe et demanda au soldat qui avait l'air le plus gradé :
"-Comment allez-vous faire pour traverser ce...ce...brouillard ?
-On se guide à la voix, les gars de la cathédrale disent "ici" pour nous guider toutes les 5 minutes, et si une patrouille dis "ou ça ? " Après un "ici" , ceux à la cathédrale doivent répéter leur signal en boucle jusqu'à notre arrivé.
-Pas pratique votre truc. Elle est loin notre destination ?
-Hum...Je ne sais pas, le noir empêche ce genre de repérage.
-Vous êtes sur ? Car j'ai une idée pour nous guider et...
-Bah je dirais une centaine de mètres
-D'accord, alors j'aurais besoin de corde. De beaucoup de corde"
Arrivé à la cathédrale, j'ai attaché l'autre bout de la corde à un poteau. Il n'y aura plus qu'a remonté la corde, nouée au camp de l'autre extrémité pour revenir sur nos pas. Comme ça la circulation sera facilitée. Du moins je l'espère. Je me suis assis sur un lit de camp et j'ai regardé tout ce remue-ménage. Bientôt minuit....
