En regardant la pleine lune qui brillait derrière la vitre de ma fenêtre, j'estimais qu'il était dans les deux heures du matin.
Je regardais tendrement Meg, allongée à côté de moi. Je la caressais doucement pour ne pas la réveiller. Je me remémorais à côté d'elle tous nos moments passés ensemble... Qu'est-ce j'aimais cette louve...
C'était une belle nuit, et tout allait pour le mieux... Pour Meg et moi. Loin, par-delà les plaines d'Atalas, je sentais des personnes en difficultés, des personnes ne méritant pas leur sort. Mais des personnes comme cela, il y en avait tant...
Ce sentiment désagréable m'embrouilla l'esprit. Quelque chose n'allait pas quelque part, mais je n'avais pourtant rien à voir dedans. J'avais l'impression d'entendre des cris désespérés de personnes ou bord de la mort. Incapable de m'endormir, je m'habillais en vitesse, et sortit discrètement. J'avais grand besoin de chasser ces hurlements de mon esprit. Atalas était totalement vide, on aurait dit une ville fantôme. Je m'allongeais dans l'herbe. Les cris furent de plus en plus nombreux et crissants.
Les appels semblaient si proches que j'hésitais à me relever, à aller à leur rencontre. Mais c'était mon esprit qui me jouait des tours.
Je ne peux rien faire pour eux, leur destin est entre leurs mains.
Je ressayai désespérément de me détendre, mais les cris étaient là, bien là...
