1-86 | Amylia (Shil'Jien)

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Je voyais enfin quelque chose de clair. La dernière minute avait été la plus stressante de ma vie, horrible et ignoble que cela avait été. J'entrouvrais légèrement les yeux, je pus voir une silhouette... assez petite. Mes sangles avaient fondu durant l'opération. Je précipitai faiblement ma main vers le bras d'Okino pour agripper.

Il se retourna précipitamment vers moi surpris et à un mouvement de recul, une larme de joie s'écoula
-A... A... Amy?!

Je toussai légèrement, la main était encore très glaciale, autant voire plus que la première fois. Je pus avec le peu d'énergie que j'avais de souffler
-Oui... c'est moi... j'avais perdu... tout espoir.
-Je... Moi aussi Amy..." il serra ma main et me fit un câlin...

Le froid parcourra le corps d'Okino, mais après de longues secondes, ne semblait pas faire mal :
-Je... j'ai voulu te protéger... je sais ce qui nous pourchasse...
-Mer... Merci... Mais qu'allons-nous faire maintenant ?

Je regardai dans ses yeux, et le fixa
-Peux-tu me prendre dans tes bras ?
-Ou... Oui bien sûr.

Alors qu'Okino s'avança pour prendre Amylia dans ses bras, celle-ci se laissa faire. Alors qu'il s'exécuta, Amylia posa ses lèvres sur celle d'Okino et l'embrassa.
D'abord un peu surpris il finit par rendre celui-ci oubliant tout ce qu'il y avait à l'alentour

-Ce... fut le coup de foudre quand je t'ai vu. Promets-moi que jamais rien ne t'arrive !
-Je... je te le promets ! Mais s'il te plait, essaye de faire de même... Je ne supporterais pas cela encore une fois...
-Je ferrais tout mon possible... t'es la seule personne... dont j'ai besoin
-Bien... Penses-tu que... l'autre... a survécu ?
Il regarda la jeune fille

Je le regardai par la suite, pour poser ma main froide sur sa joue
-Oui... ce rayon n'était pas mortel... mais je sens, quelque chose de différente... je savais que ce jour allait arriver... Nous sommes tous importants, nous trois.
-Trois... le démon aussi ?
-Je... je ne les connais pas, mais... ils ne sont pas méchants. Pas nous trois. Il faut... s'enfuir, tous. Nous ne devons pas... mourir.

Okino regarda Amylia, avant de rajouter
-Je... je peux tous vous transporter. Mais je ne serais plus capable de me défendre si je le fais...
-Les démons... sont partis en direction d'Atalas. Plus personne de vivant... n'est ici. Il faut y allez !
Il se concentra, profondément. Deux grands oiseaux apparurent soudainement en face de nous. Il me posa sur l'un d'eux, à bout de force, allant chercher les autres.

-Okino... je crois qu'on devrait se reposer un peu ne crois-tu pas ? Ne pas partir à l'aveuglette. Atalas est leur prochaine cible... ils l'ont dit, j'ai entendu. Mais ils ne frapperont pas sur le coup...
Je m'arrêtai avant de reprendre d'un air un peu plus sûre d'elle
-Préfères-tu foncé avec le peu d'énergie qu'on a, quitte... à ce qu'on périsse, ou plutôt jouer sur le temps... mais entièrement prêt à tout ?
-Se reposer serait la meilleure idée, pour nous tous... Mais es-tu sûr que nous avons le temps de le faire ?

Je contemplai le paysage au loin. Le soleil était magnifique. La marque sur mon bras brillait de plus en plus. Elle ne me dérangeait pas, et de sa couleur cyan, je m'y habituai rapidement
-Je... oui. L'empire du Dominion... et celui des Drakians étant tombé, il en reste que 4. La Légion se bat entre elle-même, une vraie ville de voleur, le Fléau rejetant tout le monde... les elfes également, et les anges ainsi que les démons qui vont surement finir en guerre ouverte... Atalas est possiblement le dernier rempart potablement fort.
Je m'arrêtai avant de regarder la petite fille devant elle tout en répliquant :
-Tu veux surement des... explications, je peux t'en fournir. Tu ne veux pas que je meure, alors attendons un peu. Vingt-quatre heures seraient déjà un luxe, finis-je avec un lourd soupir.
-Nous pouvons rester ces vingt-quatre heures. Et pour les explications... Je te laisse faire comme tu veux. Si tu ne veux rien me dire, ne me dis rien. Je ne t'en voudrais pas.
Il marqua une pause avant de reprendre
-Tout ce qui compte c'est que tu sois là.

Je le regardai un long moment, et j'acquiesçai. Je m'approchai lentement de lui à nouveau avant de lui souffler... "Je t'aime". Je l'embrassai à nouveau. Je me dis à moi-même que sans lui je ne serai probablement rien. Il était la personne que j'aimais le plus au monde, et que je voulais être pour le reste de ma vie. Sans lui, la vie était complètement différente.

-Bon... assoyons-nous, je raconterais ce que je sais, lançais-je comme idée
-D'accord. Acquiesça-t-il, fermant les yeux, quand il les rouvrit, les oiseaux disparurent.

OshimunWhere stories live. Discover now