Chapitre 27 ~ Ismaïr

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 ~ Ismaïr ~

La venue de Dhattûra m' empêché de dormir. Le lendemain j'ai interrogé tous les soldats de garde cette nuit là pour savoir si quelque chose d'anormal s'était produit. Comme personne n'avait rien à dire, le jours d'après, j'ai interrogé tous les gardes de la veille. Ceux de la porte ouest, la quatrième tournée, m'ont dit qu'une jeune fille était entrée alors qu'elle n'avais pas été cochée à sa sortie. Elle s'appelait Olwen Hanok et l'un d'eux la connaissait personnellement. Il m'a assuré qu'elle habitait bien quartier ouest. Je lui ai demandé de m'emmener chez elle mais il ne connaissait pas son adresse. C'est là que j'ai pensé à Goénam Hanok. Soit c'était sa fille, soit c'était sa nièce ou quelqu'un de la famille. Il devait donc savoir ou cette fille habitait. Trois jours après la venue de Dhattûra, je me suis dirigé vers la rue D'alligo, chercher la fille dans la maison Hanock. Quand j'ai toqué à la porte, la femme e Goénam m'a ouvert immédiatement.

« - Bonjours Madame, Olwen Hanok, c'est votre fille ?

- Oui monseigneur, qu'est-ce que vous lui voulez ?

- Juste lui parler pour l'instant.

- Elle n'est pas ici, elle est partie ce matin.

- Elle est ou ?

- Chez une amie je pense, ou peut-être qu'elle aide quelqu'un en échange de quelques pièces.

- Elle reviendra quand ?

- Sûrement ce soir, revenez demain. »

Je n'ai obtenu aucune information en plus, alors je l'ai prévenu que je repasserai pour parler à sa fille. J'ai voulu y retourner le lendemain mais mon père m'a demandé d'aller acheter trois des meilleurs chevaux de chasse pour une fête qu'il organisait. L'éleveur était à Tosca et comme je ne pouvais pas expliquer à mon père que je cherchais comment la fille qu'il voulais exécuter était entré chez lui pour me menacer dans mon sommeil, j'ai accepté de bonne grâce d'aller chercher les chevaux. D'autant plus que c'était une tâche agréable qu'il savait que je prenais plaisir à faire. Comme Tosca était a une demi journée mais que je devais rester un jour entier là-bas pour essayer les chevaux, j'ai perdu deux jours et demi avant de retourner voir la dame Hanok. Trois jours après ma dernière visite je suis allé toquer chez les Hanok pour parler à la présumée Olwen. J'ai découvert une maison vide. Les Hanok avaient quitter leur lieu de vie. Je rendu visite à leurs voisins qui m'ont expliqués que la famille avait déménagé deux jours auparavant. De toutes les maisons voisines, aucune ne savait ou avait emménagé la famille ni pourquoi elle avait déménagé. J'allais devoir ratisser tout Thysléem pour les retrouver. J'ai soudainement eu l'idée d'aller interroger Goénam en prison. Peut-être qu'il pourrait m'en dire plus sur sa fille. Sauf que mon père, qui voulait essayer les chevaux avant de les prêter aux invités de la fête, m'a proposé une partie de chasse. J'ai du attendre avant d'aller à la prison. Irnoé a dû me trouver étrange par ce qu'il m'a demandé ce qui me préoccupait. Quand j'ai enfin pu interroger Goénam celui-ci n'y a mis aucune bonne foi.

« - Votre famille a déménagé juste après une de mes visites, vous savez ou elle a pu aller ?

- Non, je n'en ai aucune idée. Nous connaissons mal cette ville.

- Votre fille Olwen, elle a un ami en particulier ?

- Qu'est ce que vous sous entendez ?

- Quelqu'un chez qui je peux aller la trouver ?

- Ma fille ne se prostitue pas monseigneur, je vous demande de la respecter.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Il y a eu un problème avec les coche de votre fille pour ses entrées et sorties de la ville. C'est pour ça que je dois lui parler. »

Au moment ou j'ai prononcé cette phrase, son visage a changé, mais son expression est resté indéchiffrable. Qu'avait compris Goénam ? J'étais persuadé que quelque chose m'échappais.

La seul solution aurait été de mettre des avis de recherche pour que le peuple m'aide. Mais je n'avais aucune preuve contre la famille. Chaque semaines, il y avait plusieurs erreurs avec les coches. Il se pouvait que se ne soit qu'une simple coïncidence. Mais le soudain déménagement avait quelque chose d'étrange. Je retrouverai Olwen Hanok et lui poserai mes questions en face.

~ Dhattûra ~

J'étais rentrée au camp complètement défaite. Tout mon plan avais été parfait. Pourquoi ma sœur n'avais pas voulu de la liberté que je lui offrait ? A présent j'hésitais à me rendre pour négocier la vie de ma famille en échange. Mais avais-je autant de valeur ? Je n'était rien. Ismaïr m'avais offert la vie une fois. Irnoé n'aurai pas cette indulgence. Ismaïr avais déjà du arrêter ma famille et c'en était rendu compte La seule personne a qui je voulais parler était Jenna mais elle était partie voire son père puis devais aller voire sa cousine à la porte ouest. Elban me regardait comme si je méritais tout ce qui m'arrivais. Je ne lui ai pas adressé la parole. Peut-être que je transposais la haine que j'avais de moi sur lui mais en quelques jours j'ai commencé à le détester.

Les jours sont passé et Jenna est enfin revenue.

« - Alors, tu me présente ta sœur ? »

Je n'ai rien répondu.

« - Qu'est-ce qu'il c'est passé ? »

J'ai lu de la peur das les yeux de Jenna. De la peur et de la pitié.

« - Elle est pas sortie. Elle a donné la lettre aux soldats mais elle a fait demi tour. Elle m'a rien dit. Quand j'ai compris qu'elle était pas là je pouvais plus faire demi tour. Elle m'a dit que je les avaient abandonné. »

Je n'avais pas la force de regarder Jenna dans les yeux. Mon regard était rivé à l'horizon. Fixe et vide.

« - Dhattûra, c'est pas ta faute. » Elle m'a pris dans ses bras mais je ne lui ai pas rendu son étreinte. Je me suis laissé aller contre son épaule. A moitié morte, entièrement vide.

Les jours sont passés. Seul la présence d'Hérésie me permettait de tenir le coup. Promesse d'évasion, Hérésie, s'était ma liberté. J'ai pensé à partir mais ça aurai été les abandonner pour de vrai. Tous. Et partir pour aller ou ? Fuir quoi ? Ma culpabilité me collerai à la peau ou que j'aille. La seul chose qui me faisait sourire étaient les progrès de Rétif. Même le rire de Bryn m'irritait. J'ai commencé a apprécier Rétif parce qu'il n'entrait pas dans le moule. Il refusait la brutalité. Il se tenait à l'écart de l'homme. Il ne correspondait a aucunes cases, ne cédait qu'à la douceur. Rétif, dans sa médiocrité promettait de devenir excellent, mais surtout d'emmener celui qui s'en occupait à se dépasser dans ses qualités personnelles. Rétif me rappelait toujours de ne pas me hâter. Il forçait mon indulgence, exacerbait ma bienveillance et m'emmenait à des réflexions toujours plus poussées. Quand je cessai d'y croire Hérésie me rappelais la satisfaction d'un travail réussit. Ils m'ont redonné goût à la vie et une semaine plus tard j'ai repris part au missions des Rebelles.


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Désolé pour ce chapitre très médiocre, (dont l'orthographe a pu être corrigé, merci à ma correctrice !) Les prochains s'annoncent avec plus d'action ;)

DhattûraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant