Chapitre 49 ~ Ismaïr

62 9 0
                                        

 

~ Ismaïr ~

Cette fille m'envoûtait. Sa tolérance a mon égare m'impressionnait. Elle nous avait parlé avec émotion de son ancien ami que j'avais tué. Aucune trace de colère dans sa voix. Juste une pointe de chagrin à peine dissimulé. Je ne l'avais vu qu'une fois paniquée. Son calme absolu même sous mes menaces de mort imposait le respect. Elle acceptait le négatif et se concentrait uniquement sur le positif. Et surtout elle ne considérait rien comme impossible. Je me suis endormi le cœur léger et remplit de l'espoir dont elle m'avait contagié. Elle avait balayé mes doutes quand je lui en avait fait part. « Personne d'autres que toi ne peux devenir empereur. Tu a été formé toute ta vie. N'accorde à personne le pouvoir de te faire douter de toi Ismaïr. »

Le lendemain, les Évadés et quelques anciens Rebelles son arrivés. J'ai aidé les gardes à attribuer une maison à chaque nouveau arrivant. Leur nom et leur prénom ont été fiché puis chacun a été conduit dans une petite habitation. Les quatre porte de la cité avaient été ouvertes et a présent la circulation dans la ville et la campagne était libre. J'avais eu peur que les gens retournent à la campagne et que le ville se vide à nouveau mais pour l'instant personne n'était reparti. Les rapatriés s'étaient reconstruit une vie dans la capitale.

Plus tard, j'ai aidé Ismen et ma mère à préparer la fête. Chercher des musiciens, trouver de la nourriture à offrir pour l'occasion, coordonner l'allumage des feux de la ville... Finalement, la fête n'était pas une si mauvaise idée. Le peuple aimait ce genre de distraction et une ambiance festive et amicale ce propageait.

~ Dhattûra ~

Je me suis réveillée assez tard et suis rapidement partie a Tarme. Arvel m'attendait chez son ami. Avec l'autre fermier du campement, il allait reprendre une ferme dont le propriétaire était décédé et dont les enfants étaient parti vivre à Thyléem. Ce genre d'opportunité était rare. Si les gens fuyaient Thysléem pour son régime stricte, les villages avoisinant était très appréciés. Tosca et Tarme n'étaient pas sous l'emprise direct de l'armée mais profitaient des avantages de la proximité de la cité. Tarme était situé à une demi journée à cheval. Comme je m'était réveillée tard il fallait que je me dépêche pour pouvoir effectuer l'aller retour avant la tombée de la nuit. Hérésie, contente de pouvoir galoper, m'a permis de gagner un temps précieux. Il est vrai que, focalisé sur ma famille, je lui avait accordé bien peu de temps ses derniers jours. Sur plusieurs centaines de mètres je l'ai laissé filé à vive allure. Cette sensation m'avais manqué. Cette adrénaline de confier sa vie à la volonté de sa monture. J'ai peiné à la ralentir aàla fin du chemin et nous sommes arrivé transpirantes à Tarme.

Arvel se portait bien. Il paraissait réellement heureux. Les chevaux, dont il avait gentiment pris soin, étaient en forme et je m'attendais à ce que le retour soit plus compliqué. J'ai eu la merveilleuse idée de monter sur Rétif pour pouvoir le carder un peu et le cloîtrer entre les autres chevaux. Dans ma main droite, en plus d'une rêne, j'ai pris la longe de Granite en ayant attaché Hérésie à son licol. De la main gauche, j'ai pris Orion attaché à Dragon noir. Je trouvais bizarre d'être avec Dragon sans être avec Elban, J'ai eu une pincée au cœur en regardant Dragon dépourvu de son cavalier habituel.

A vouloir cloîtré Rétif il a du se sentir enfermé. Il a supporté un bon moment la présence des autres chevaux collé a ses reins. Je ne sais pas se qui a déclenché son exaspération mais il c'est mi a botter Orion. Orion s'est décalé en tirant sur la longe. Pour essayer de retenir la longe j'ai lâcher ma renne gauche et me suis penchée sur le côté emporté par la traction qu'exerçait Orion. Rétif surpris par mon mouvement c'est arrêté net. Granite calqué sur son pas, s'est arrêter à la même seconde mais Hérésie qui connaissait le chemin est venu se placer devant Rétif. Celui-ci lui a fait mine de mordre hérésie. Hérésie a botté à son tour. La longe d'Orion m'a glissé entre les doigts. Heureusement, il ne s'est pas trop éloigné. J'ai pesté contre moi même en descendant de Rétif. Je l'ai attaché a Granite. J'ai attaché Hérésie a Dragon et suis montée sur Orion. Finalement Rétif et Granite ont passé tout le trajet à se chamaillé pendant qu'Orion avançait à la vitesse d'un escargot. La nuit est tombée et j'ai râlé à voix haute contre les chevaux. Dans la pénombre Rétif sursautait à chaque forme suspecte. Quand l'obscurité a dominé la campagne toutes les reliefs de la campagne sont devenues inquiétantes au yeux des chevaux. Un climat de méfiance c'est installé dans la horde. J'ai parlé un moment pour rassurer les animaux. Je suis arrivée plus exténué qu'eux. Les muscles crispé par la concentration extrême dont j'avais du faire preuve.

Alors que je ne pensais qu'à dormir (J'avais mangé sur le trajet), Ismen m'a accaparé pour m'expliquer l'organisation de la fête. J'ai mi toute ma bonne volonté à l'écouter puis enfin dans mon lit. Je me suis endormie immédiatement.

Le jours suivant j'étais courbaturée. J'attendais aux écuries du château ma sœur et mon père qui reur voulaient venir voir les chevaux lorsqu' Ismaïr a fait irruption dans les écuries.

« - Salut. » Sa voix état grave, envoûtante. Sa main a furtivement glisser contre mon épaule. Que voulais dire se geste ? J'étais touchée par l'attention qu'il me témoignait.

« - Tu as bien dormi ? » Je lui ai vaguement demandé.

« - Oui, mais j'aurai mieux dormi à tes côtés. » Il m'a offert un sourire espiègle, je lui ai lancé un regard en coin. Étais-ce un jeu ? Il m'a déshabillé du regard. J'ai fait mine de m'intéresser à la jument dans le boxe a côté de moi. Et puis zut, si c'était un jeu je ne le laisserais pas gagner la partie.

« - T'aurai dû me rejoindre... » Un dixième de seconde il a paru déconcerté par ma réponse.

« - J'en prends note. »

Il c'est dirigé vers la sellerie. Ma phrase était lourde de sous entendu mais trop tard pour s'arepantir, le mal était fait.

Quand mon père et ma sœur sont arrivés, Ismaïr était déjà parti sur son étalon noir. Ouf, je n'aurai pas voulu qu'ils se croisent. J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur ce que me disait ma sœur.

~ Ismaïr ~

Quand Ismen m'a dit que Dhattûra attendait son père et sa sœur aux écuries, j'ai soudainement décidé d'aller faire une balade avec Ardent. Je me suis dépêché de me préparer pour pouvoir la croiser et en arrivant je n'ai pas été déçu. Elle attendais là, comme une reine attends le beau temps. D'une désinvolture déroutante. Je n'avais pas pu m'empêcher de la touché. Juste un effleurement sous mes doigts. Tellement insuffisant. Puis elle m'avait tendu une perche alors je l'avais taquinée. Sa réponse, lourde de sens, m'avait dérouté. Elle avait de l'audace mais elle me connaissait encore mal. Tant-pis pour les commérages que feraient naître les bonnes. Se soir, je la rejoindrait.

---------------------------------------------------------------------------------------------

Désolé pour ce chapitre un peu longuet, ce n'est pas mon préféré. 

L'histoire touche à sa fin, il reste trois chapitres. Merci beaucoup à celles/ceux qui continuent à lire. Ça me fait très plaisir. 

DhattûraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant