Chapitre 28 ~ Ismaïr

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 ~ Ismaïr ~

En voyant que la mise à prix de Dattûra avais fait diminuer l'activité des Rebelles, mon père avait pensé avoir trouver la solution. Le calme avais duré un moment mais un nouveau scandale venais de frapper. Si l'on entendais plus parler des Évadés, les Rebelles se promenaient de village en village et ne paraissaient craindre personne. Le pire est qu'ils se promenaient à cheval. Des chevaux qui n'étaient pas des chevaux de bat. Il n'y avais que trois groupes de personnes qui avaient des chevaux : les soldats, les riches et les Rebelles. Si mon intuition était bonne et que les Rebelles formaient une armée, les chevaux leur assureraient une puissance supplémentaire. Pour mon père

dont l'orgueil faisait la taille de son château, voire des Rebelles en selle était une offense a son empire. Finalement, Irnoé a pris une décison drastique. Sous argument d'en finir une bonne foi pour toute, il a ordonné la traque de Dhattûra. Et, le comble, m'a demander de veillé à la supervision de celle si. Son premier argument était que, comme j'étais en charge de la problématique que posaient les Rebelles c'était logique que je m'en occupe. Pour la seconde, il m'a dit :

« - Tu sera un héro mon fils ! Tu sera celui que mettra un terme à la menace de l'empire. Les gens te voudrons comme empereur. Ils crieront ton nom. »

Que répondre ? Non papa, je ne veux pas que se soit le peuple qui crie mon nom. Je ne suis pas non plus un assassin. Le seul bon côté est que j'allais pouvoir prioriser l'incarcération à l'exécution. Elle était trop admirable pour que je me résigne à la tuer. Avec le lieutenant, nous avons organisé la Traque. Les soldats iraient fouiller le camp. Ils iraient avec des chiens et si, par hasard, elle arrivais à s'enfuir, ils la suivraient à la trace avec les chiens de chasse. Ils la captureraient et la ramènerait ici. Je lui ai préciser que je la voulais vivante. Les hommes devaient partir le lendemain a cheval. J'ai rassemblé les vivres du trajet pour les quatre hommes de la section et les deux chiens de chasse. Ils ont pris la route confiants, presque irrités d'être quatre pour aller récupérer une femme qui se cachait dans les bois.

~ Dhattûra ~

Un soir, alors que j'étais dans ma cabane presque endormie, j'ai entendu des coups sur le bois. Je n'ai pas régit assez vite car Jenna a passé sa tête à l'intérieur et a murmuré : « Dhattûra. »

« - Je dormais. Pourquoi tu m'a réveillée ? » J'ai râlé.

« - J'ai eu des nouvelles de ma cousine, il fallait que je t'en parle le plus vite possible.

Piquée par la curiosité, je me suis assise sur mon lit. Elle s'est approchée et s'est assise à mes côtés sur le lit. On se distinguait à peine dans l'obscurité.

« - Ta famille a déménagé. Ma cousine... elle a vu Ismaïr fouiller la maison. Il est ressorti fou de rage et il a interroger plusieurs voisins. Ils ne les ont pas attraper Dhattûra. Ils ont réussis a se cacher. »

Elle avais approcher son visage du mien. Elle parlais avec véhémence, comme pour m'insufflé l'espoir qui lui restait.

« - Mais pour combien de temps ?

- Thysléem est grande. Cacher trois personnes, se n'est pas très compliqué. Ismaïr a d'autres problèmes, bientôt il oubliera le nom d'Olwen. Pour l'instant rien ne la relie à toi. »

Les soirs qui ont suivit cette conversation, je me suis endormie plus sereine. Là-bas, à l'intérieur de la cité, les gens devaient avoir peur. Mais la cousine à Jenna risquait bien plus que nous tous. Cette fille, je l'admirais et j'espérais pouvoir, un jour, la remercier de risquer sa vie pour des informations si futiles qu'un déménagement.

Les jours se sont enchaînés, plus calmes. Je perfectionnais mes techniques de combat avec Jenna avant qu'elle ne reparte. Je m'étais a peu près réconciliée avec Elban. Un froid persistait mais il s'était excusé de son comportement. Il faisais des effort et se montrait moins agressif qu'il y a quelques semaines. Je me suis tout de même promis que s'il venais à me frapper à nouveau, ce serai œil pour œil, dent pour dents.

J'étais partie cueillir des mûres lorsqu'Elban a sonner l'alerte. Il était posté comme sentinelle ce jours là. Les mûres étaient parfaites en cette fin d'août. De loin je l'ai entendu crier puis le tambour en peau de chèvre a retenti à cinq reprises. Encore énervé contre lui, j'ai continué à engloutir les délicieuses baies quelques secondes avant de me résonner. Je devais rejoindre le camp. Sauf que si le danger était imminent, je n'en avais plus le temps. C'est quand j'ai vu quatre chevaux approché que je me suis réellement inquiétée. A la lisière de la forêt j'ai observé les soldats fouiller chaque cabanes. Ils cherchaient quelque chose. J'ai regardé les chiens. Des chiens de chasse... Ils ne cherchaient pas quelque chose. Ils cherchaient quelqu'un. Et s'ils ne cherchaient pas Javis, puisqu'ils l'auraient déjà trouvé, ils me cherchaient forcément moi. J'ai hésité un moment, sans savoir quoi faire et comment réagir. Je suis resté là, à peser le pour et le contre. Aller à leur rencontre ou aller me cacher. L'un des hommes, en balayant l'horizon de la forêt, a finit par m'apercevoir. Il m'a pointé du doigts, a sauté sur son cheval et à chargé dans ma direction. Tout les autres ont suivi. Le seul reflex que j'ai eu a été de sprinter dans l'autre sens.

Je me suis enfoncée dans la forêt. A chaque pas elle s'épaississait, mais je ne regardait pas ou j'allais. Dans mon empressement, je trébuchais à chaque mètres. Ne pas paniquer. Il fallait que je me cache. Ils allaient me rattraper d'une seconde à l'autre. Les aboiement des chiens retentissaient tellement près que je continuais à courir. Personne ne pouvais échapper a des chiens. Une odeur dans l'aire leur suffit à te retrouver ou que tu soi. Il se faufilent partout. J'ai penser a grimper dans un arbre mais je n'avais plus le temps de chercher l'arbre adéquats. Les troncs étaient long et larges, pas assez feuillus pour réussir a me cacher. Quand je me suis retournée j'ai aperçu des mouvement à une cinquantaine de mètres. J'ai encore accéléré. Mes jambes me semblaient se mouvoir seul, comme détachées de mon corps. L'aire dans mes poumons ne me suffisait plus. Mon pied a rencontré une branche.Elle n'a pas cédé sous l'impact. Je n'ai pas pu ramener ma jambe sous mon poids. Ma deuxième jambe a rattrapé mon corps mais la vitesse m'a projeté en avant. Je me suis étalée dans la terre meuble. Une ronce m'a entaillé la joue. C'est étonnant comme allongé à terre, on voit le monde sous un angle différent. Juste à ma gauche, j'ai vu le petit trou avant de voir l'amas de ronce. Vous savez, les ronces qui s'étendent sur plusieurs mètres et ou seul les renards et les blaireau peuvent aller se réfugier. Le passage était étroit mais prise de panique je m'y suis faufilée. Un coude après l'autre. J'ai rabattu ma capuche sur mes cheveux et ma gourde sous mes habits. J'ai rampé dans la terre humide. Les ronces agrippaient mes bras, mon dos et mes jambes, me griffaient les côtes et le visage. La panique inhibait la douleur. Je n'ai rien ressenti alors que je m'enfonçais là ou nul homme n'avais jamais osé s'introduire.

DhattûraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant