Juste sous ton nez 2/2

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Castiel garda les yeux ouverts, les poils du dos dressés, la couverture remontant jusqu'au niveau de son oreille. Il resta ainsi pendant assez longtemps, prétextant être endormi, et au bout de dix minutes, il sentit du mouvement dans son dos, alors que la couette était délicatement relevée et que quelqu'un se glissa à côté de lui, l'effleurant à peine. Il écarquilla les yeux, pétrifié par la peur et toutes ses pensées se dirigeaient vers son garde du corps. 

Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien faire bon sang? 

Il espérait qu'il ne s'était pas encore endormi, où qu'il n'avait pas éteint son portable, car Castiel avait beau être un acteur, il ne savait pas se battre, et encore moins se défendre, bien qu'il ai dû faire une ou deux scènes de combat rapproché, la plupart du temps, c'était des cascadeurs. Même s'il faisait froid dans la pièce, il avait terriblement chaud, c'était peut-être le stress ou le fait que quelqu'un était venu se coller à lui. Quelqu'un qui l'observait depuis le coin de la pièce dix minutes plus tôt. Qu'est-ce qu'il avait loupé, à quel moment avait-il été imprudent et n'avait-il pas remarqué que quelque chose clochait? Il essaya de retracer sa journée et ce qui le dérangea, c'est qu'il n'arrivait plus à savoir quoi que ce soit. 
Il n'était même pas sûr d'avoir toujours bien fermé la porte de sa chambre, il n'était pas sûr de ne pas avoir dévoilé son numéro de chambre, il n'était même pas sûr qu'il y ait vraiment quelqu'un. Il avait peut-être halluciné. 

Il essaya de bouger le bras pour récupérer son téléphone mais le moindre de ses mouvements avait le don de faire bouger la personne à ses côtés. Il était même certain que l'intrus s'était volontairement collé à lui pour éviter qu'il ne s'échappe. Il sentait une jambe contre la sienne, et se rendant compte qu'il dormait en caleçon, il aurait aimé sauter dans la salle de bain pour enfiler son peignoir. Peut-être que la brosse à dents était une arme efficace? Et comment savoir si le voyeur n'était pas lui-même armé? Il était dans une situation délicate, la pire de toute sa vie, et il ne savait pas comment s'en sortir. 

Il détourna le regard quand il entendit un cliquetis, quelque part dans le couloir, ou à côté de lui, il ne savait plus, il avait perdu la notion de l'espace. Ca ressemblait, en tous cas, ça il en était certain, à celui d'une arme qu'on recharge. 

Il ferma les yeux, priant pour que ça ne soit pas la personne couchée à côté de lui qui aurait décidé de le descendre, mais il y eu un vacarme, il se crispa, essayant de contrer le choc et il vit juste la porte voler et une lampe torche l'aveugler. 

-Les mains en l'air, tout de suite! 

Castiel bondit de son lit et se terra dans un coin, les yeux grands ouverts vers la personne, prise dans le faisceau de la lampe, comme un lapin dans les phares d'une voiture. Dean, un pistolet à bout de bras et sa lumière braquée sur l'intrus, lança un oeil à Castiel, s'assurant qu'il allait bien. 

-J'ai reçu ton message, tu vas bien? 

-Bordel de bordel de bordel de merde! T'étais passé où, j'ai eu la trouille de ma vie! 

-Je suis là maintenant, indiqua-t-il en gardant le regard fixé sur l'intrus, qui s'avérait être une intruse. 

Il baissa son arme lentement, la surveillant et alluma la lumière. Castiel plissa des yeux et se les frotta, totalement réveillé. 

Il se releva, regarda autour de lui, saisit le plaid et l'entoura autour de lui. 

-Qu'est-ce que vous faîtes ici? Demanda sèchement le garde, le dos droit et raide. 

Castiel posa les yeux sur la femme qui s'était introduite dans sa chambre et hoqueta de stupeur. 

-Hé mais vous êtes l'autre cinglée de Baltimore! Vous devriez être en tôle, qu'est-ce que vous foutez ici? 

OS Destiel & MultiverseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant