Dans la nuit, les ombres filaient, comme des éclairs noirs invisibles, que personne n'arrivait jamais à apercevoir. Les rues étaient devenues leur domaine et les quelques ambitieux, se tentaient parfois à la lumière. Il y avait des gens, payés pour les attraper. Les forces de police, le FBI, faisaient tout pour mettre la main sur les criminels qui souillaient les rues des villes, mais à Cavanaugh, ces forces là, avaient déserté il y a bien longtemps. La ville avait sombré dans la violence, la criminalité et la peur. Les gens partaient ou ne sortaient plus. Ils disparaissaient ou se faisait tuer. C'était devenu la loi du plus fort. Tuer, ou être tuer.
Quand l'espoir avait disparu, venu de nulle part, un soir, un type était intervenu dans une bagarre entre gangs. Il avait mis fin à la violence dans cette petite rue sombre en à peine cinq minutes, et le lendemain, les sept types étaient attachés, bien ficelés à un lampadaire, la tête en bas. Le coup avait été marqué, l'un d'eux était Ross Handler Van Haalen. L'Hollandais misanthrope qui avait assouvi toutes les sources financières de la ville et qui y exerçait une pression telle que personne n'avait jamais osé le défier.
Il avait tout fait pour que personne ne le vois, jamais, mais rapidement, on parla de lui dans les journaux, on lui donna un nom, un faux visage et des reporters se mirent en tête d'essayer d'avoir au moins un cliché de lui. En quelques heures, le nom Soldier Boy était déjà tête d'affiche des magazines.
C'était stupide. Personne ne pouvait savoir s'il était un homme ou une femme, s'il était âgé ou jeune, ou si même il avait existé. On ne l'avait pas vu, il était trop rapide, trop précis, trop bien entraîné et toujours très tactique. Même ses cibles n'avaient pas le temps de l'apercevoir.
Une fois, une fois seulement, il était tombé dans un piège tendu par un photographe qui avait réussi à le prendre nettement, dans la lumière d'un projecteur, dévoilant un homme, dans un costume stupide et horrible du style Hollywoodien mais en parodie. Son visage était caché par un masque noir, imitation presque remarquable de Black Panthère, mais plus rustique, industrielle. Il était habillé en noir, avec seulement des touches dorées formant des espèces de lignes. Ce reporter tenait le scoop du mois, mais quelque chose le dérangeait, le visage ne collait pas à la réputation qu'on lui donnait. Son nom avait été changé en Shadow.
C'était plus appréciable, plus évoquant, et surtout, Dean l'aimait beaucoup plus.
En descendant les marches en métal, il avait oublié pourquoi il était venu ici. A vrai dire, il avait développé cette habitude à se perdre dans ses pensées depuis certains temps.
Il pressa l'interrupteur et des néons faibles et grésillant illuminèrent un hangar aménagé, de quelques dizaines de mètres carrées, haut de cinq mètres. Plusieurs tables formaient une espèce de cercle, recouvertes d'ordinateurs d'un côté et d'armes, de prototypes de pièges et d'outils scientifiques de l'autre. Une vitrine était entreposée au milieu, un mannequin portant un costume noir, enfermé à l'intérieur.
Il avança dans la pièce et posa son shuriken sur la table en métal, ne prenant pas la précaution de le déposer dans une barquette. Chose que son compagnon lui rappela immédiatement.
-Bon sang! C'est une preuve Dean, tu ne peux pas la poser là comme une vulgaire paire de chaussettes.
Dean leva les yeux et s'appuya sur la table principale, le sourcil arqué.
-Castiel, souffla-t-il, détends toi c'est bon. Y'a suffisamment de sang dessus pour trouver notre gars tu crois pas?
-J'en sais rien, si tu as souillé l'arme, je peux très bien retrouver du sang comme des traces de cheeseburger.
-J'avais mes gants!
-J'espère bien! Manquerait plus qu'on retrouve tes empreintes quelque part!
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OS Destiel & Multiverse
FanfictionDu Destiel, du Sabriel, du Malec et d'autres! Une aventure amoureuse entre un chasseur et un ange :) Certains chapitres contiennent des éléments pouvant être inadaptés pour certains âges, soyez vigilants😀 La couverture ne m'appartient pas elle e...
