Sur cette partie, il n'y a pas eu de corrections de ma louve préférée.
Repose-toi ! Reprends tes forces ! Je pense très fort à toi.
Le Phénix Rouge.
***
Owen derrière moi, se marre. Il me dépose avec douceur et je me retourne plongeant mon regard énervé dans ses yeux verts rayonnants. Je retire mes écouteurs.
— Tu m'as fait peur, dis-je frappant son avant-bras tout en gardant une main sur mon cœur affolé.
— Tu ne m'as pas entendu arriver, se moque-t-il gentiment.
Ses bras m'entourent faisant naître un délicieux frisson dans mon corps. Je m'insupporte à suréagir à son contact. Réprimant un soupir d'énervement, je dois lever la tête pour le regarder et j'oublie toutes mes bonnes résolutions. Il est vraiment trop ... Comment pourrais-je l'expliquer ? Il a cette aura indescriptible et moi face à tant de charisme. Je plaide coupable. Je suis terriblement faible.
— Toi, tu viens de recevoir une bonne nouvelle, dis-je en notant son visage radieux.
— Oui, et ce soir, nous n'allons pas manger des nouilles. Où est Théo ? Je vous invite au resto tous les deux, dit-il en cherchant du regard son amoureux.
— Il est sorti.
— Ah ! Il ne m'a pas prévenu ou peut-être, ai-je oublié ? Il est un peu bizarre ces temps-ci, admet-il en fronçant les sourcils.
Le couple est très atypique. J'aurai du mal à accepter que mon homme sorte pratiquement tous les soirs. J'ai pensé au début que Théo avait pris cette habitude à mon arrivée afin de passer le moins de temps possible avec moi dans cet appartement et cela me peinait. Mais apparemment, non ! C'est un oiseau de nuit. Je ne sais pas comment il jongle entre son boulot et ses sorties mais le matin, il n'a jamais l'air fatigué. A l'inverse de moi, qui resterai bien plus longtemps dans les bras de Morphé.
— Ce n'est pas grave, reprend Owen d'un ton plus joyeux. J'ai mon adorable sœur pour fêter ma promotion.
— Une promotion ! Bravo, c'est génial, m'écrié-je.
— Trop cool, tu veux dire. En janvier, je m'envole pour New-York pour superviser mon premier dossier de reprise d'entreprises international.
Aie ! Pas une si bonne nouvelle que ça en fin de compte. Il prend mon visage en coupe et me dépose des baisers de bonheur sur mes joues provoquant des sensations que j'essaie de taire depuis plusieurs semaines. Théo n'est pas le seul à être tactile mais contrairement à lui, mon corps réclame toujours plus d'Owen et ma raison n'arrive pas à canaliser cette envie de lui.
— C'est génial ! le félicité-je sans vraiment le penser mais son excitation le rend aveugle à ma peine.
— Tu nous imagines à New-York. Tu vas adorer, dit-il en me faisant valser dans la pièce.
— Nous ? m'étonné-je.
— Toi et moi !
Il saute sur mon téléphone et envoie la chanson de Téléphone « New-York avec toi » sur les enceintes de l'appartement. J'éclate de rire. Nous entamons un rock endiablé. Je tournois autour de lui. Il provoque en moi un vertige dangereux et tellement agréable. Il me guide et je le suis sans hésiter. Cette danse est un exutoire à toutes les tensions de la journée, à ma peur de le perdre à nouveau. Je ne serai jamais sa femme mais au moins, je suis sa sœur chérie. Mais demain ? Loin de moi, il trouvera un ou une autre complice, un remplaçant. Reviendra-t-il me voir ?
Nous finissons essoufflés sur le canapé. Je tombe lourdement sur lui et je l'entends se plaindre. Je veux me pousser mais il me déplace et me repositionne à côté de lui malgré le peu de place. Nous sommes étendus l'un contre l'autre. Nos jambes emmêlées, le bas de son visage se cache dans mes cheveux rendus fous par notre danse. Le canapé n'est vraiment pas très grand, et je me fais toute petite contre lui, un bras replié sur son torse dur. Je sens à travers ce contact que son cœur tambouriné dans sa poitrine. Il semble que je ne sois pas la seule à ne pas faire assez de sport et cela me fait sourire.
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Emprises
RomanceEnfant, Barbara a subi de plein fouet le divorce de ses parents. Au cœur de ce chaos, elle croise le chemin de son demi-frère, Owen. Il se montre glacial, humiliant, presque cruel. Mais une fois les portes closes, il devient son seul abri. À peine l...
