Point de vue d'Alice :
Quand j'ouvris les yeux, c'est ma mère qui fut la première à me serrer dans ses bras, elle commença à pleurer et je me sentis encore plus mal. Je passais ensuite toute ma journée à faire des examens, ils décidèrent finalement de me garder pendant une semaine.
Ça m'arrangeait de ne pas voir les crétins de ma classe et de louper des cours bien évidement.
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1 semaine plus tard
Je n'ai pas eu l'occasion de voir Baptiste ni de trop l'embêter par message, il m'a dit qu'il me laisserait me reposer et que l'on se verrait lorsque j'irais mieux, c'est vrai que j'ai passé mon temps à dormir et répondre aux questions de quelques policiers, heureusement on ne m'en a pas trop posé sur Baptiste et moi.
Sinon on est Lundi et je me prépare psychologiquement pour mon heure de Français.
Alors que j'étais rangée dans le couloir en train de raconter des conneries à Alexandro et Emilie sur le pourquoi du comment j'étais a l'hopital, Sarah arriva en face de moi avec sa clique et explosa de rire avant de me dire :
- Zut déjà de retour? T'aurais pas pu rester encore un peu plus à l'hopital?
- Eh ferme la c'est le matin on est tous fatiguée là. Ton gros front
- Parle bien par contre
Je lui attrapai sa queue de cheval comme Baptiste avec Alicia en ignorant mes potes qui me disaient de me calmer.
- Sarah tu sais pas tout ce que j'ai vécu, alors lâche moi un peu d'accord ?
En repensant à son coup de talon qui m'avait vachement fait mal, la colère monta un peu plus, je la jetai par terre et elle atterrit aux pieds de...merde Monsieur Pred.
Il avait son café à la main et me regardait les sourcils froncés, je soupirai puis commençais à marcher pour rejoindre le hall de mon établissement mais il m'appela :
- Alice tu viens ici tout de suite
Je me retournai alors que toute ma classe me regardait, je me pointais donc devant mon prof, il fit entrer la classe et nous dit d'attendre Sarah et moi dans le couloir. J'hochai la tête positivement puis il entra dans la salle sans doute pour donner un truc à faire à ma classe, je profitai de sa courte absence pour me barrer.
Je suis quelqu'un qui fuit effectivement ses problèmes, je trouve que c'est la meilleure des solutions.
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- NON ALICE TU NE PEUX PAS TOUJOURS FUIR TES PROBLEMES PARCE QUE TÔT OU TARD ILS TE RATTRAPERONT, BORDEL TU TE RENDS COMPTE QUE C'EST TON AVENIR QUI EST EN JEU LÀ ?
Je suis actuellement chez Baptiste et de base on faisait notre habituel soutien en math puis son frère l'a appelé pour lui expliquer l'histoire de tout à l'heure et maintenant bah Monsieur n'est pas content.
Il rajouta sans crier mais toujours avec cette colère :
- T'es plus au collège là c'est fini, faut que tu te gères, que tu gères ta colère parce que tu vas pas t'amuser à faire ça toute ta vie
- Mais oui c'est ça, c'est l'autre conne qui me cherche et c'est moi qui dois arrêter
- Bah alors tu l'écoute pas ! Tu l'ignores, tu sais pas agir comme une personne normal ?
- MAIS J'EN AI MARRE D'IGNORER PARCE QUE DANS TOUS LES CAS J'AI DES OREILLES ET UN CERVEAU BAPTISTE, J'ENTENDS ET JE RETIENS, ÇA ME FAIT MAL, C'EST POUR ÇA QUE J'SUIS PARTIE, JE DETESTE MA VIE ET J'TE JURE QUE SI J'AVAIS L'OCCASION DE FUIRE À NOUVEAU BAH JE LE FERAI SANS UNE ONCE D'HESITATION !
- Tu penses à tes parents ? Ta mère ton père? Tu penses à moi aussi ?
- Non parce que je m'en fous en fait. Et je m'en fous encore plus de toi, t'aurais pas du venir au final...Ouai t'aurais dû me laisser crever
- Très bien...Je pense qu'on a plus rien à se dire
Je me levai et rangeais mes affaires, quand il fut prêt on partit.
Le trajet se fit dans le plus grand des silences si on oublie la pluie qui frappait fortement sa voiture.
Au bout d'une vingtaine de minutes, Baptiste se gara, il était à peu près 21h45. Je voulus me dépêcher de sortir de sa voiture et rentrer chez moi, mais quelque chose me retenais, je ne pouvais pas partir sans m'excuser, je n'y étais pas aller de main morte.
- Baptiste écoute...
- On est arrivé bonne soirée. Me répondit-il froidement
- Écoute c'est pas vraiment ce que je voulais te dire...
- Mais tu l'as dit, c'est fait donc maintenant sors on est arrivé bonne soirée Alice.
Je soupirai et descendis de sa voiture, j'avais peur de rentrer chez moi, je savais que mes parents allaient sûrement me défoncer car Monsieur Pred, mon prof de Français les avait forcément appelé.
Baptiste ne démarrait pas mais il ne me regardait pas non plus, je savais qu'il attendait comme d'habitude que je sois bien rentré chez moi avant de partir. Mais ce n'est pas ce que je fis. Je préférais me rendre chez mes amis. Affronter mes problèmes, affronter la réalité c'est vraiment quelque chose dont je ne suis pas capable et puis de toute façon il ne peut plus rien m'arriver maintenant, car Alicia et toutes les personnes présentes ce soir là à Grift sont en prison.
Alors que je marchais sous cette pluie diluvienne, quelqu'un attrapa mon bras, je me retournai pour faire face à Baptiste, je tentais de toutes mes forces de me dégager de son emprise, mais il était beaucoup plus fort.
- Ne recommence pas...Rentre chez toi. Me dit-il
Ses yeux remplis de fatigue me scrutaient.
- Je suis désolée Baptiste, je ne voulais vraiment pas te dire ça...T'es vraiment la seule personne qui m'aides à ne plus penser à ma soeur à chaque fois que je passe du temps avec toi alors tu ne méritais pas que je te parle comme ça surtout quand tu essayes de m'aider
- C'est rien. Tu comptes pour moi, raison pour laquelle je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose
Sa phrase me toucha.
-Des fois je rêve juste qu'on parte loin, toi et moi juste ça
- Un jour, rien que tous les deux, je te l'ai déjà promis. Me chuchota t-il
Je pris une grande inspiration et me détachais de son étreinte, il m'accompagna ensuite près de ma porte d'entrer puis j'entrais chez moi. Mes parents m'attendaient dans le salon avec des têtes énervés, mais lorsqu'ils virent l'expression de tristesse qu'affichait mon visage ils se radoucirent.
- Alice qu'est-ce qui t'arrive ? Me demanda ma mère intriguée.
- On m'a suffisamment fait la morale pour aujourd'hui. Leur dis-je avec un mince souire
Ils hochèrent simplement la tête puis je montais dans ma chambre en m'écroulant sur mon lit.
Un jour, rien que tous les deux, je te l'ai déjà promis.
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Monsieur
RomanceLui est professeur de mathématiques et elle une jeune adolescente de 15 ans, à première vue tout les sépare et pourtant...
