Les rues étaient déjà très animées de bon matin. Le marché était plein de vie et de couleur, ce qui contrastait avec ma tenue des plus sombres. Ma cape d'un noir ébène se mouvait au contact de la brise matinale. Dès mon départ de la maison, j'avais pris l'initiative de garder ma capuche pour me rendre chez Yadera pour y déposer le bijou de Mavis qui se révéler bien être un objet magique néfaste pour son porteur. C'est donc d'un pas décidé que je me rendis dans les bas-fonds de la cité à fin d'aller au marché noir. Bien entendu, j'étais armé. J'avais même emprunté des bombes fumigènes à Nevra que je cachais dans le bas de mon dos, tout comme une dague, juste au cas où. Autant se montrer prudent. Je pris les escaliers qui menait jusqu'au côté sombre de la cité. A peine avais-je posé le pied sur la dernière marche que je devins méfiant. Je fermai un peu plus ma cape pour que l'on ne voie plus que mes jambes et le bas de mon visage. Je me fondai dans la masse. Ici se trouvez, des tavernes, des bordels et des échoppes de trafiquants. Dans chaque rue, se trouvaient des mendiants, des prostitués et surement des voleurs. Je n'étais pas à l'aise mais il fallait bien que je m'assure que l'objet de Mavis venait bien d'ici. Je me baladai un peu partout tout en essayant de ne pas attirer l'attention sur moi. Pour cela, je prenais les passages les plus étroits. Au moindre problème, je n'aurais qu'à me téléporter ou user d'une bombe fumigène. Finalement, je ne tardai pas à arriver dans leur marché. Un sentiment de panique s'imprégna de moi. Il y avait de la magie noire à profusion... Je m'approchai de quelques stands, uniquement ceux vendant des bijoux. Nombreux étaient les marchands ayant essayé de m'avoir mais sans réussite. Alors que je cherchais encore et encore, j'entendis des cris qui ne m'étaient pas inconnus. J'allai d'un pas rapide jusqu'à la source et me retrouvai face à un troupeau de personne. Je tentai tant bien que mal à me frayer un chemin dans la foule tout en protégeant le contenu de mes poches. Enfin, je vis le bout mais soudainement, mon cœur se resserra. J'étais face à quelque chose que j'aurais préféré ne jamais voir : un combat de familier. Un Alcopafel combattant contre un Jipinku. Le familier de feu avait l'air fou alors que son adversaire était terrifié. J'aurais aimé partir mais les autres me bloquer. Lorsque je posai à nouveau les yeux sur le combat, je vis le plus gros sauter sur le plus petit qui n'avait malheureusement pas réussi à fuir. L'Alcopafel donna un grand coup au Jipinku qui fut projeté cinq mètres plus loin. S'en été trop pour moi. Doucement, je cachai mes mains sous ma cape et fis un léger mouvement. L'instant d'après, l'Alcopafel se retrouva dans les airs pour finir à l'autre bout de l'arène. Quant au Jipinku, je me concentrai de toutes mes forces pour lui redonner un peu de la sienne. Ce fut la seule chose que je pus faire pour lui avant de forcer le passage dans la foule pour quitter ce calvaire. Finalement, je repris ma route pour trouver le fameux stand de bijoux. Il me fallut un moment pour en retrouver un. Je m'approchai et regardai attentivement la marchandise avant que le vendeur ne m'accoste.
??? : Puis-je vous aider ?
Moi : Vous n'auriez pas de petites chaines en argent desquelles pendraient des pierres violettes ?
??? : Oh ! Vous parlez des charmes magiques !
Moi : Vous en avez ?
??? : Je viens d'en recevoir de nouveau ! Ceux-là par exemple, ils permettent à son porteur de voir son courage se décupler. Oh, celui-ci ! Un charme de séduction ! Et là, un charme de magie !
Moi : Je ne vois que des pierres rouges, bleues et vertes... A quoi correspondent-ils ?
??? : Violettes vous dites ? Hum... Je crois que c'était pour la force et la détermination... Mais je n'en ai plus du tout en stock ! Ils étaient défectueux alors je m'en suis débarrassé.
Moi : En auriez-vous vendu à une petite fille aux longs cheveux blancs et aux yeux dorés ?
??? : Une petite fille aux longs cheveux blancs et aux yeux dorés... Non...Cela m'aurait marqué !
Moi : Tant pis, merci quand même...
??? : Oh attendez ! Une autre personne correspond à peu près à votre description ! Il s'agissait d'un homme visiblement âgé avec de longs cheveux blancs et des yeux dorés.
Moi : Un signe distinctif ?
??? : Il marchait avec une canne en bois noir et au bout trônait un rubis.
Moi : Merci mon brave, voilà pour vous.
D'un geste vif, je lui lançai trois pièces d'or qu'il attrapa sans difficultés.
??? : Revenez quand vous voulez !!
...
De retour à la maison, je pus enfin ôter ma cape et mes bottes pour venir m'assoir sur les coussins. A ce même moment, Mavis arriva, l'aire radieuse.
Mavis : Salut papa !
Moi : Comment tu vas ma puce ?
Mavis : Bien mais toi tu n'as pas l'air d'avoir la forme.
Moi : Si, si ça va...
Mavis : Au fait, n'oublie pas ta réunion au conseil des sorciers, tata Kalya et venu ce matin pour te prévenir mais tu n'étais pas là.
Moi : Merci Mavis, je n'y manquerais pas. N'oublie pas de t'occuper de tes frères pendant mon absence.
Mavis : T'inquiète ! De toute façon, ils sont super concentrés sur leurs œufs ! Ils ont hâte de voir leur familier.
Moi : Ça me rappelle quelqu'un.
Mavis : Hé, hé ! Au fait, p'pa est encore en train de dormir, il a pas l'air dans son assiette... Tu devrais voir ses cernes !!
Je crois savoir pourquoi... Si seulement elle savait... Néanmoins, je ne put m'empêcher de sourire et de pouffer.
Moi : Et tes frères ?
Mavis : Pareil, de vraies feignasses !
Moi : Laisse-les dormir un peu, cela ne leur fera pas de mal.
Mavis : Ouais... Dis, tu as vu Zéphyr ?
Moi : Tu as cherché dans ton sac ?
Mavis : Ah oui pas bête ! Il adore dormir dedans !
Moi : En particulier lorsque tu le pends, cela lui fait comme une poche.
Mavis : Je vais aller voir, merci papa !
Moi : De rien ma princesse.
A suivre...
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Gael : The White Wolf (Second part)
FanfictionEnfin, Gaël savait qu'il était réellement : un prince. Il avait retrouvé sa famille et son peuple sur lequel il allait devoir régner plus tard mais pour l'heure, il était père de famille et l'époux de notre vampire. Cela engendrera des responsabilit...
