Chapitre 64

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Je croyais bien n'avoir jamais couru aussi vite. Je m'approchais à grande vitesse de la grotte tout en préparant une éventuelle attaque de glace. En parlant de glace, mes vieilles habitudes revenaient. Mon stress était la cause de l'apparition de ce givre qui prenait du terrain sur mon corps. C'était comme une armure qui ne me gênait en aucun cas dans mes mouvements mais là n'était pas le problème. Mon objectif était de retrouver mon fils.


Nevra : Gaël !


Je l'entendais. Je savais qu'il courait derrière moi, essayant de me rattraper mais en vain, j'étais déterminé. J'avais cette bestialité dans les yeux. Finalement, j'arrivai aux fameuses grottes, j'y entrai sans réfléchir. A peine avais-je franchi l'entrée qu'une pierre fut propulsée vers moi mais celle-ci explosa en poussière avant de me toucher. Je continuai ma course, toujours suivit par Nevra que je n'entendais plus. Les projectiles continuèrent à venir vers moi mais ils finirent tous comme leur prédécesseur. Au loin, je vis une lueur bleue. Je n'hésitais pas, je fonçais. Plus je me rapprochais, plus je distinguais la forme de cette fameuse gamine. Je n'étais plus qu'à quelques mètres. La glace se propageait de plus en plus dans la grotte et sur moi. D'un coup, je bondis vers la fillette qui me tournait toujours le dos, prêt à attaquer. Une lame de glace apparut dans la paume de ma main. J'étais incontrôlable, prêt à porter le coup fatal.


??? : Papa !!!


Je détournai les yeux et vit Salem non loin, vivant...


Moi : Salem... ?


A ce même instant, je baissai ma garde et me vis propulser contre le mur. La puissance fut si grande que j'avas l'impression que l'on m'avait transpercé le ventre. J'atterris lourdement au sol. Ma vision était brouillée et mon corps était endolori. Je tentai de me redresser mais en vain, je retombai aussitôt avant d'être rejoint par mon petit garçon.


Salem : Papa !


Il avait l'air bien, pas d'égratignure, rien... Il était vivant... Je l'attrapai pour le serrer dans mes bras.


Nevra : Gaël ! Salem !


Nevra sauta presque sur nous pour nous prendre dans ses bras. Notre petit garçon était bien vivant. J'eus presque les larmes aux yeux.


Salem : Papa ! Tu as failli la blesser ! Voir la tuer !

Nevra : Salem ! C'est elle qui a failli le tuer ! Regarde l'état dans lequel il se trouve !

Moi : Ce n'est rien... Le principal est que Salem ne soit pas blesser...


Alors que je serrais toujours mon petit garçon, je vis une lueur bleue se rapprocher timidement. Je levai les yeux et vit la fillette.


??? : Pardon...


La fillette aux allures fantomatiques avait les larmes aux yeux. Elle n'osa plus trop s'approcher. Nevra était sur ses gardes, j'étais intrigué, Salem quant à lui avait l'air de lui faire confiance.


Salem : Elle s'appelle Ella.


La petite Ella avait l'air pétrifiée de peur. Etait-ce ma faute ? Peut-être, après tout je n'avais pas fait une entrée des plus chaleureuses. Je ne savais pas si je devais lui faire confiance ou non, pour l'instant je restais sur la réserve et posai à nouveau mon regard sur Salem.


Moi : Que fais-tu ici avec elle ? Et surtout à cette heure-ci ?

Salem : J'ai rencontré Ella hier, à la plage. Elle semblait avoir besoin d'aide mais je n'ai pas eu le temps de l'aider, alors je suis revenu.

Nevra : Salem, ce que tu as fait s'appelle faire une fugue, tu seras puni, tu peux me croire.

Moi : Doucement Nevra, on ne connaît pas le cas de cette petite et si ça se trouve, notre fils a bien fait de venir ici.


Calmement, je me relevai et me dirigeai vers la petite fille qui recula. Je m'arrêtai donc et lui tendit la main. Elle la regarda d'un air intrigué.


Moi : Ne t'inquiète pas, je suis capable de te toucher. Ne me demande pas comment cela se fait, même moi je n'en sais rien.


Elle resta méfiante. C'était normal puisque je lui avais fait peur.


Salem : Fait lui confiance Ella.


Ce qu'elle finit par faire. Doucement, sa main toucha la mienne, c'était froid et légèrement dérangeant mais rien de bien grave.


Moi : Rentrons.


D'un geste fluide de la main qui me restait de libre, je nous fis disparaitre afin de nous téléporter jusque chez nous, en pleins milieu du salon. Mavis et Graham s'y trouvaient déjà.


Mavis et Graham : Papa ! Salem !!


Les deux accoururent vers nous et vinrent nous serrer dans leurs bras. Ils avaient presque les larmes aux yeux.


Mavis : Idiot de Salem...

Graham : Gros bêta...


Les deux serraient leur frère comme s'il était leur trésor. Ils avaient vraiment l'air heureux. Après ces émouvantes retrouvailles, j'envoyai les enfants se coucher. Pareil pour Nevra, je voulais rester seul avec Ella. Lorsqu'il ne resta plus que nous deux, je l'invitai à s'installer parmi les coussins du salon et je vins m'assoir face à elle.


Moi : Je pense que nous avons des choses à nous dire... La nuit s'annonce très longue...


A suivre...

Gael : The White Wolf (Second part)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant