Nous étions dans les environs de deux heures du matin, néanmoins, j'étais toujours assis en tailleur sur le lit conjugal. Je regardais dans le vide depuis bientôt dix minutes tout en mâchouillant une bouchée d'herbe calmante sous le regard intense de Nevra, allongé près de moi et torse nu.
Moi : Quoi ?
Nevra : Toi, tu es tracassé.
Moi : Non !
Nevra : Tu vois ? Allez, dis-moi.
Je soupirai bruyamment avant de me jeter en arrière sur le lit.
Moi : J'ai promis de ne pas en parler...
Nevra : Tu n'as pas confiance en moi ?
Moi : Mais bien sûr que si voyons ! C'est juste que... Rien, je ne peux pas en parler pour le moment, je l'ai promis à Salem.
Nevra : Salem ? Il y a un problème ?
Moi : Non, non, enfin... Pas pour l'instant...
Nevra : Si tu penses qu'il y a le moindre danger, parle-m'en, je t'en prie.
Moi : Promis.
Doucement, sa main vint se poser sur ma joue. Instinctivement, j'allai me blottir contre lui. Son torse était chaud, c'était agréable. De plus, sa main dans mes cheveux me procurait une sensation de bien-être incroyable.
Nevra : Je t'aurais bien sauté dessus ce soir mais tu as l'air exténué.
Moi : C'est bien aimable venant de toi.
Nevra : Que veux-tu dire ?
Moi : D'ordinaire, tu m'aurais quand même fait l'amour comme une bête sauvage.
Nevra : Attention à tes paroles ou je pourrais très bien te faire l'amour « comme une bête sauvage ».
Moi : Tiens tant que nous parlons de cela, quel est ton plus grand fantasme ?
Nevra : Pardon ?
Moi : N'ai-je pas le droit de savoir ?
Nevra : Ce genre de question est plutôt...Etonnant venant de toi...
Moi : Et ? Cela te déplaît ?
Nevra : Du tout ! A vrai dire... Ça m'excite un peu...
Moi : Alors ?
Nevra : Je ne sais pas trop... Nous avons déjà fait tellement de choses... Mais... Nan... Tu risques de me faire la tête...
Moi : Quoi ?
Nevra : Je suis sérieux.
Moi : Et moi aussi alors crache le morceau.
Nevra : J'aimerais que tu portes de longues cuissardes pendant que l'on fait l'amour.
Moi : Tu plaisantes ?
Nevra : Je t'ai dit que j'étais sérieux...
Moi : C'est...Spécial... N'aurais-tu pas développé un fétichisme pour les bottes ?
Je m'étais mis à rire aux éclats mais cela ne dura que quelques instants avant que je ne fasse plaquer contre le matelas. Nevra était au-dessus de moi, tenant mes mains dans les siennes.
Nevra : Sache que c'est de ta faute et il n'y a que ton corps qui m'excite à ce point.
A ce moment-là, je compris que mon rire fut de trop et que la « bête sauvage » en lui, venez de se réveiller.
Moi : Tu... Tu as dit que tu ne ferais rien ce soir...
Nevra : Il faut croire que j'ai toujours été meilleur menteur que toi.
Me dit-il avec un sourire taquin avant de plonger vers mon cou sur lequel il fit passer sa langue, je sentis également ses canines. La chaleur monta d'un cran dans la chambre jusqu'à ce que la porte de celle-ci s'ouvre d'un coup.
Graham : Salem a disparu !!!!
A suivre...
VOUS LISEZ
Gael : The White Wolf (Second part)
FanfictionEnfin, Gaël savait qu'il était réellement : un prince. Il avait retrouvé sa famille et son peuple sur lequel il allait devoir régner plus tard mais pour l'heure, il était père de famille et l'époux de notre vampire. Cela engendrera des responsabilit...
