Chapitre 78

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Le bruit de mes talons résonnait dans l'infinité de marches qui me conduisaient jusqu'au cachot du Q.G. Mon regard était mauvais et l'air régnant autour de moi, glaciale. Après de longues minutes interminables, je fis face à des gardes gardant les cellules, ils m'avaient reconnu facilement avant de s'écarter pour me libérer le passage. J'ouvris la porte de la cellule qui m'intéressait le plus avant de la refermer derrière moi.

Il était là dans sa cage circulaire tenant grâce à une chaine au plafond, trônant au-dessus de l'eau, tel l'animal qui avait essayé de me tuer moi et mon mari. Lorsqu'il me vit, un sourire narquois naquit sur ses lèvres. Il était dans un sale état, Sheïtan lui avait arraché la moitié du visage. Je m'approchai un peu plus.

Rogdar : Que me vaut cette charmante visite depuis si longtemps ?

Moi : La cour des sorciers réclame une sanction supplémentaire pour ton crime.

Rogdar : N'es-tu donc pas déjà satisfait de me voir ici ?

Moi : Tu as drogué et essayer d'abattre un chef de garde et pas n'importe lequel à mes yeux.

Il se contenta de rire tout en se massant le crâne de sa main droite. Il continuait de me regarder avec des yeux d'animal voulant dévorer sa proie. Il ne me faisait pas peur.

Rogdar : Je suis toujours aussi déçue de ne pas avoir pu t'avoir dans mon lit ce soir-là, tu aurais pu m'apporter la richesse après un passage au marché noir.

Moi : Encore une parole de la sorte et tu finiras calciner par mon dragon.

Rogdar : Autant continuait car de toute façon, c'est ce qui va m'arriver...

Moi : Pas si je le décide.

Rogdar : Tu essaies de me faire croire que tu vas m'épargner ?

Moi : Je ne suis pas un tyran contrairement à ce que tu pourrais penser.

Rogdar : Que veux-tu en échange ?

Moi : Tu le sais très bien.

Il ria une fois de plus avant de me lancer une petite poche à travers les barreaux de sa cage. Je l'attrapai de justesse avant de l'ouvrir pour en sortir quelques poils et cheveux tâchés de sang que j'avais dû laisser au combat.

Moi : Les potions contenant des ingrédients issus de notre race sont très dangereuses à concocter et surtout, elles sont très dangereuses pour autrui... Que voulais-tu faire avec ça ?

Rogdar : C'était pour une connaissance, il y a beaucoup de rumeurs à votre sujet...

Moi : C'est pour ça qu'elles sont appelées des « rumeurs ».

Je rangeai le tout dans l'une de mes poches avant de me retourner en direction de la sortie.

Rogdar : Tu ne me fais pas libérer ?!

Moi : J'ai dit que tu serais épargné par les sorciers mais je n'ai jamais mentionné le fait que tu quitterais cette cellule ci.

Cette fois, c'est moi qui esquissai un sourire moqueur dans sa direction. Son œil restant devint rond, ses mains serraient les barreaux de sa cage. Ses dents étaient serrées.

Rogdar : Espèce de bâtard ! Je te ferais payer !

D'un geste fluide de la main, je fis apparaitre du givre sur la chaine qui tenait la cage au-dessus de l'eau. Je continuais de le regarder d'un air mauvais. Il avait fini par comprendre que sa mort par noyade ne tenait qu'à moi et à ma volonté. Finalement, il lâcha les barreaux et baisser les bras d'impuissance. Je fis disparaitre le givre comme si rien ne s'était passé avant de quitter la pièce dans le silence.

...

Mavis : Papa, regarde le livre que Keroshane à trouver !

A peine venais-je d'arriver dans la bibliothèque du Q.G que Mavis m'avait déjà sauté dessus avec un livre dans les bras.

Keroshane : Doucement Mavis, tu risques d'abimer le livre !

La concernée se contenta de faire la moue avant de poser l'ouvrage sur la table principale pour mieux me le montrer.

Mavis : Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps pour revenir ?

Moi : J'ai croisé une connaissance en chemin...

Mavis : Bref, peu importe ! Regarde ça parle la manipulation de l'ombre et de la lumière ! On pourrait essayer en rentrant à la maison.

Moi : Tout ce que tu voudras ma chérie.

Je lui caressai le haut du crâne avec douceur, tout en lui affichant un sourire doux. C'était elle ma lumière. Une part d'ombre était toujours en moi et je ne pouvais le nier. La seule chose que je pouvais faire, c'était faire en sorte qu'elle ne me rejoigne jamais de ce côté de la barrière...


A suivre...

Gael : The White Wolf (Second part)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant