Chapitre 19

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Il y avait du blizzard à perte de vue. Le froid me glacer le sang malgré ma résistance aux basses températures... Je ne bougeais plus...Je ne voulais plus bouger... A peine mes larmes coulaient-elles, que le froid les figeait. Je tentais de le réchauffer avec maintes et maintes sorts mais rien n'y faisait. Il était aussi froid que la mort. Alors que je m'épuisais en tentant désespérément de le réveiller, Maelon nous entourais pour nous protéger de la neige qui se faisait sauvage. La météo empirait au fur et à mesure que mon humeur changeait. La tristesse et la colère me submergeait...

Moi : Reviens...

Maelon avait peur. Il tentait de m'attraper par la cape pour me tirer vers lui mais je n'avais pas l'intention de bouger.

Moi : Nevra... S'il te plaît...

La neige tournait violemment autour de nous. Maelon paniquait.

Moi : Tu n'as pas le droit...

La tempête de neige faisait rage. Ma cape virevoltait dans les airs, tout comme les cheveux.

Moi : Nevra...

J'étais en larmes. Mon corps était glacé. J'étais désespéré. Je sentis une vive douleur au niveau de mon cœur...

Moi : Nevra !!!!!

Soudain, le temps se déchaina et la terre gelée autour de moi se transforma en pic qui formèrent un cercle. Je tenais Nevra contre moi, priant pour qu'il revienne. Je l'appelais aussi fort que possible. La glace était folle. Elle se transformait en pic puis se transformait en flocons qui parfois s'écraser contre mon visage couvert de larmes givres. Rien ne se passait. Il était sans vie. Je le regardais...Ses lèvres étaient bleues et pourtant, j'avais envie de les embrasser une dernière fois. Je me rapprocha doucement de son visage froid avant de poser doucement mes lèvres sur les siennes.

Moi : Si tu ne reviens pas pour moi...Reviens au moins pour les enfants...Je t'en prie...

...

Il faisait nuit. La tempête avait disparu. Ne régnait plus qu'un ciel rempli d'étoiles que je regardais les larmes aux yeux. Je m'étais éloigné. J'avais besoin d'être seul et admiré ce spectacle stellaire me faisait du bien dans mon cœur meurtrit. J'avais perdu ma fille...Et Maintenant, l'Homme de ma vie... Je ne savais plus quoi faire... Les étoiles dansaient dans le ciel et une aurore boréale fit son apparition.

Moi : Manquez plus que ça...

Alors que mon admiration commençait à se transformer en dégout, je vis mon médaillon magique vibrer. Je le pris en main, il brillait de mille feux.

Moi : Fichu médaillon !!

Je jeta l'objet violemment dans la neige. Il ne m'avait attiré que des malheurs. Je me jeta au sol pour frapper celui-ci avec puissance tout en hurlant. J'étais de nouveau en train de pleurer mais alors que j'étais sur le point de créer une nouvelle tempête, j'entendis Maelon faire des bruits étranges. Je me retourna et le vit en train de s'agiter autour du corps de Nevra que j'avais couvert.

Moi : Maelon ! Arrête !

Je courus vers lui et tenta de l'arrêter de bouger mais pas moyen. Il était agité comme jamais et il alla même jusqu'à attraper le corps de Nevra qu'il jeta à quelques mètres.

Moi : Non !!

Je lâcha les rennes de Maelon et couru jusqu'au corps découvert de Nevra. Je l'attrapa et tenta de le relever tout en regardait de façon haineuse Maelon qui continuer de sauter.

Moi : Arrête ça !

Alors que j'étais prêt à envoyer un jet de glace sur Maelon, une main attrapa la mienne. Mon cœur s'arrêta aussitôt lorsque je sentis cette main encore froide contre ma peau. Je tourna légèrement les yeux et le vis. Il avait le teint aussi pâle que la mort mais il souriait... Je sentis les larmes qui commençaient à monter...

Nevra : Il n'y a pas que pour les enfants que je suis revenu...

Je ne me retins plus. Je pleura le peu de larmes qu'il me restait tout en serrant contre moi cet imbécile qui revenait d'entre les morts.

Moi : Abruti... !!

J'avais tellement envie de le gifler ou autres mais le fait de l'entendre était la plus grande joie du monde...

Moi : Idiot... Imbécile...

Je pleurais à chaud de larmes contre ce corps toujours un peu froid que j'avais entrepris de réchauffer grâce à un sort malgré le peu d'énergie qu'il me restait. Je le sentais me caresser la joue.

Nevra : Je t'aime...

Moi : Moi aussi je t'aime...

A suivre...

Gael : The White Wolf (Second part)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant