Chapitre 70

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Les semaines s'écoulaient doucement. La chaleur de l'été, laissait place à la douceur de l'automne. Les feuilles tombaient peu à peu des branches des arbres et les fleurs se refermaient avant l'hiver pour redevenir magnifiques au printemps.

J'admirais ce spectacle que nous offrais mère nature depuis la fenêtre de mon salon. Je tenais une tasse de thé à la camomille entre mes mains. Doucement mon regard quitta le jardin pour revenir à l'intérieur. Mavis et Salem étaient en train de lire des livres de sortilèges alors que Graham était endormis parmi les coussins avec, entre ses bras, Cheyïenne, son Gallytrot qui se trouvait être une fille. Elle avait enfin éclot la semaine dernière pour le plus grand bonheur de mon petit vampire qui ne la quittait plus.

La petite se révélait être un amour. Shaitan, le Gallytrot de Nevra, semblait l'apprécier également.

Je remarquai qu'il y avait du petit monde dans le salon. La maison commençait à se faire petite. Il serait temps de faire une extension car il était hors de question que je déménage. J'étais bien trop attaché à ses lieux.

Nevra ? Il n'était pas là, aujourd'hui il voyait sa sœur Karenn. Il se voyait rarement. Je n'avais pas trop de contact avec elle, elle était souvent absente. Néanmoins, cela nous ne empêchaient pas d'avoir une relation correcte. Elle m'appréciait et appréciait également ses neveux et nièces. Ils aimaient se retrouver à deux, alors je les laisser faire.

Elle était la seule famille qui lui restait et à qui il tenait vraiment. Nevra n'avait jamais voulu me parler de sa famille... Apars Karenn, personne de sa famille n'était venu au mariage, ni à la naissance des enfants. Je respectais son choix et ne l'embêtais pas avec cela.

Salem : Papa, tu pourrais nous expliquer ce sort s'il te plaît ?

A la demande de Salem, je m'approchais de lui et de sa sœur pour venir voir d'un peu plus près le fameux sort qui provenait d'un des livres de ma collection privée, ou plutôt plus si privée que ça.

Moi : Attention avec ces livres les enfants, ceux de cette étagère ne sont pas de votre niveau et pourrait vous blesser.

Mavis : Allez papa, on est grands, montre-nous, je t'en prie.

Devant leurs grands yeux, je ne pouvais qu'accepter. Je lis alors le sort inscrit sur la page. Par chance, il ne s'agissait que d'un sort d'invisibilité. Il n'y avait donc aucun risque pour eux.

Moi : C'est un peu compliqué mais rien d'impossible. C'est surtout une question de concentration et de formule.

Salem : Tu sais devenir invisible papa ?

Mavis : Papa sait faire tous les sorts dans ses livres !

Moi : Pas tous non, certains sont bien trop dangereux pour être effectués.

Mavis : C'est quoi le sort le plus dangereux que tu aies fait ?

Moi : Bonne question... Je n'en ai pas souvenir...

Mavis : Dommage...

Moi : Même si je l'avais su, je ne vous aurais rien dit... Ce n'est pas quelque chose que l'on raconte à la légère...

Salem : A quelle heure revient papa ?

Moi : Je ne sais pas trop, surement dans la soirée... Et si nous allions faire quelques courses avant son retour ?

Mavis : Oui !

Moi : Allez-vous préparer pendant que je réveille votre frère.

Ils y allèrent en courant. Quant à moi, je terminai mon thé avant d'aller réveiller Graham qui dormait paisiblement, malheureusement, je ne pouvais pas le laisser seul à la maison. Cheyïenne se réveilla première et se mise à lécher le visage de son maître qui se réveilla enfin.

Moi : Allez mon grand garçon, il est l'heure de se réveiller.

Le pauvre se frottait les yeux. Je le pris dans les bras et le portai jusqu'à ce qu'il soit bien réveillé.

Graham : On va se promener ?

Moi : Nous allons faire quelques courses pour ce soir.

Graham : Je peux prendre Cheyïenne ?

Moi : Désoler mon cœur mais c'est trop risquer de la prendre avec nous, elle va rester ici avec Shaitan et les autres. Il veillera sur eux.

Graham : Quelqu'un pourrait lui vouloir du mal ?

Moi : Les gens sont parfois mal attentionnés...

Il avait une triste mine mais je ne voulais pas prendre le risque de sortir Cheyïenne. Il pourrait lui arriver quelque chose étant donner sa nature.

J'aidai Graham à s'habiller alors que son frère et sa sœur venaient de revenir, fin prêt. Lorsqu'ils furent prêts tous les trois, j'enfilai mes bottes et ma cape. Je me couvris de ma capuche.

Graham : Papa, pourquoi tu mets ta capuche ?

Moi : Une habitude...

Je l'ôtai après l'avoir mise instinctivement. Mint vint nous rejoindre, je me sentais plus en sécurité avec lui, surtout lorsque j'étais seul avec les enfants. On quitta la maison, lorsque je fis à l'extérieur, j'exécuta un geste fluide de la main pour jeter un sort de protection sur la maison.

Moi : Comme ça Cheyïenne ne risquera rien.

A suivre...

Gael : The White Wolf (Second part)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant