Chapitre 71

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Nous nous promenions parmi les allées du marché. Les enfants restaient près de moi. Salem, comme à son habitude, me tenait la main alors que Graham et Mavis nous emboitait le pas. Nous avions déjà fait quelques achats comme des pommes, des épices et autres petites choses nécessaires pour le quotidien.

Finalement, en tant que bonne famille de sorciers, nous avions dévié vers les étalages remplis d'objets magiques en tous genres comme : des bracelets de force, des parchemins enchantés, des plumes d'or... Nous avions une tonne d'objets de ce genre à la maison, plus particulièrement dans ma bibliothèque qui parfois me servait également de laboratoire à potions.

Alors que les enfants s'émerveillaient devant un sablier magique, j'eus un drôle de frisson, un regard pesant sur nous. Je me retournai vivement et guettai les alentours. Mon intuition me trompait rarement. Je décidai donc de couper court à la balade.

Moi : On rentre les enfants.

Mavis, Salem et Graham : Déjà ?

D'un geste fluide de la main, je créai une nuée blanche qui nous fit disparaitre de la rue pour directement nous renvoyer chez nous. Les enfants ainsi que tous les familiers étaient présents.

Mavis : Papa, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Moi : J'ai un mauvais pressentiment, comme si on nous suivait.

Graham : On aurait pu voir des méchants et on aurait pu faire la bagarre !

Moi : Graham ! Je ne plaisante pas avec ses choses là !

Mon petit garçon baissa ses yeux dont des larmes commencèrent à perler. Je soupirai en me massant le front puis je m'approchai de lui avant de me mettre à sa hauteur.

Moi : Désoler mon chéri mais les « bagarres » du monde réel ne sont pas comme celles des contes de fées que tu lis, parfois le mal peut l'emporter sur le bien et tu sais que je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose à toi et à tes frères et sœurs, tu comprends ?

Graham : Mais c'est toi le plus fort... T'es comme les héros qui gagnent toujours...

Au fond de moi, ses mots me touchaient. Je pris un mouchoir et lui essuya ses larmes et lui proposa de se moucher également. Mavis avait emmené Salem joué ailleurs pendant que j'étais avec mon petit brun. Je m'assis à même le sol et le pris dans mes bras pour l'enlacer.

Moi : Je suis content que mon grand garçon pense ça de moi il faut que tu saches que je ne suis pas invincible, loin de là.

Graham : Mais tu perds jamais !

Moi : Pourtant, j'ai déjà perdu pleins de fois...

Graham : Quand ?

Moi : Un jour, un méchant a réussi à m'attraper alors que je protéger ton père, ta tante Mavis et ton oncle Ezarel... Il m'a fait beaucoup de mal à moi et à ta sœur...

Graham : Mais tu as sauvé Papy et Mamie !

Moi : Sans ta sœur, je n'y serais pas arrivé...

Il était coriace et n'acceptez pas le fait que j'ai des faiblesses. Il serait ses poings toujours en pleurant.

Graham : De toute façon, je m'en fiche car mes papas c'est les plus forts et quand je serais grand, je serais chef de la garde de l'ombre et je protégerais tout le monde !

Moi : Je suis sûr que tu y arriveras, papa et moi croyons plus que tout en vous trois.

J'embrassai mon petit vampire sur le front tout en lui caressant les cheveux. J'avais senti son corps se détendre, il avait également arrêté de pleurer.

Graham : Est-ce que tu pourrais me couper les cheveux comme papa, s'il te plaît ?

Moi : Tu es sûr ?

Graham : Oui ! Je veux avoir l'air d'un grand !

Je pouffai de rire en voyant le sérieux dont il faisait preuve. Mon bébé avait bien grandi. Finalement, j'accédai à sa requête, nous nous étions installés dans la salle de bain. J'avais noué mes cheveux et retroussé mes manches. Graham trémoussait sur son tabouret.

Moi : Ne bouge pas s'il te plaît.

Avec précaution, je coupai les cheveux de mon garçon. Je m'appliquai pour lui faire une coiffure aussi ressemblante que celle de son cher père qui n'était toujours pas revenu. Mavis et Salem nous regardais attentivement depuis le bord de la baignoire sur lequel ils étaient assis. Il me fallut une bonne vingtaine de minutes pour arriver au résultat souhaiter.

Graham : C'est trop bien ! On dirait trop papa !

Moi : Est-ce que le futur chef de la garde de l'ombre est satisfait ?

Graham : Oui ! Merci !

Mavis : Moi aussi tu pourrais me couper les cheveux ? J'aimerais vraiment une mèche sur le devant comme toi s'il te plaît !

Et voilà comment je m'étais retrouvé à couper les cheveux de mes trois enfants. Mavis et Salem avaient insisté pour avoir la même mèche que moi sur le devant. J'en avais également profité pour rafraichir la mienne. Une fois tout ce petit monde heureux,

Il commençait à faire nuit et c'était l'heure de préparer le repas, j'espérais rapidement voir Nevra arriver.

Moi : Salem, on ne met pas la table avec la magie de lévitation.

Salem : Pardon papa...

Moi : Graham ne touche pas au pot de poivre ou tu vas le renverser comme la dernière fois.

Graham : Oui...

Mavis : Il est long papa...

Moi : Il est avec votre tante Karenn, C'est rare qu'ils puissent se voir mais c'est vrai qu'il commence à se faire tard, je m'inquiète.

Mavis : Tu vas aller le chercher ?

Moi : S'il n'est pas rentré d'ici une heure, oui, je te confierais la maison.

Mavis : Dis plutôt que tu vas entourer la maison de plein de sorts de protection ! Tu sais que je suis assez grande pour protéger tout le monde ici !

Moi : Tu seras éternellement ma petite fille chérie.

Mavis : Papa...


A suivre...

Gael : The White Wolf (Second part)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant