Chapitre 68

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Cela faisait deux jours que nous avions retrouvé la dépouille d'Ella et de son père dans la grotte. J'avais prévenu Miiko qui avait envoyé une équipe cherché les ossements pour faire de vraies funérailles. Ella n'avait toujours pas disparu. Actuellement, elle lisait un livre en compagnie de Salem dans ma bibliothèque que nous avions plongée dans le noir juste pour elle afin qu'elle ne disparaisse pas à cause des rayons du soleil.

Aussi étrange que cela puisse l'être, Salem pouvait également la toucher. Il devait avoir hérité de beaucoup de mes gênes. J'aimais tellement mon petit garçon, j'étais également très fier de lui. J'étais en train de les regarder lire ensemble depuis l'entrée de ma bibliothèque. Snow, le sowige de Salem qui avait enfin éclot, trônait sur les genoux de son petit maître.

Voyant que tout avait l'air de bien se passer, je quittai la pièce et me dirigea vers le salon où se trouvait Nevra. Au passage, celui-ci n'avait pas apprécié mon escapade avec Ella. Autant vous dire que je m'étais fait sérieusement sermonner à mon retour. Néanmoins, lorsque je lui racontai la fin de l'histoire, il fut beaucoup plus conciliant avec moi.

Je me dirigeai doucement vers lui, il était assis à même le sol en train de nettoyer ses dagues. Je vins m'assoir près de lui.

Nevra : Comment va Ella ?

Moi : Mieux... Même si je ne doute pas que cela doit être terrible pour elle.

Nevra : Elle peut rester ici encore quelque temps si elle le souhaite.

Moi : Je sais mais j'aimerais néanmoins lui trouver un foyer où elle se sentira chez elle car je vois qu'elle n'est pas à l'aise.

Nevra : Tu devrais en parler à tes parents, peut-être qu'elle pourrait rester au château ?

Moi : Je suis tellement heureux que l'on t'ait envoyé à moi pour éclairer mon esprit.

Nevra : Comme quoi je ne suis pas si bête que ça.

Moi : J'aurais plutôt dit dissipé.

Délicatement je posai ma main sur la sienne. Il avait beau tenir une dague, je m'en fichais bien car là, je n'avais besoin que d'une chose, de l'embrasser. Il avait compris ma demande. Il posa sa dague pour venir frôler ma joue de ses doigts. Je me rapprochai et nos lèvres vinrent enfin se toucher. Cela me faisait tellement de bien, rien au monde ne m'apaisait plus que ça. Lorsque le baiser prit fin, je posai ma tête sur son épaule pour le regarder nettoyer ses armes. Quelques minutes plus tard, j'entendis des petits bas descendre les escaliers, laissant apparaitre Graham qui avait une triste mine.

Moi : Qui a-t-il mon cœur ?

Graham : Papa... Je comprends pas pourquoi mon œuf il veut pas éclore comme celui de Salem...

Moi : Ces choses-là prennent du temps.

Nevra : Papa a raison Graham, les Gallytrot font partis des familiers les plus longs à éclore.

Graham : Il peut pas mourir dans son œuf, hein ?

Moi : Je te rassure, c'est très rare et il n'y a qu'à voir à quel point tu t'en occupes bien pour savoir qu'il est en bonne santé.

Graham : D'accord...

Nevra : Viens mon grand.

Nevra lui tendit les bras et c'est d'un pas rapide, que notre petit garçon vint se blottir contre nous. Malheureusement pour lui, rien ne pouvait accélérer le miracle de la nature qu'était l'éclosion d'un œuf. J'aurais tellement aimé faire quelque chose pour lui.

Moi : Sais-tu comment tu vas l'appeler ?

Graham : Non... Je ne sais même pas si c'est un garçon ou une fille.

Nevra : Il faudra commencer l'éducation très tôt car un Gallytrot est une grande responsabilité.

Moi : Je sais qu'il en est capable, sinon je ne lui aurais pas laissé.

Nevra : J'avais oublié que c'était toi qui avais pris les décisions pour les familiers.

Moi : Et c'était bien la dernière fois que je le faisais, ils n'étaient pas fichus de se décider.

Tous les trois nous nous étions mis à rires. Graham avait retrouvé le sourire, nous en étions heureux.

Nevra : Ça vous dit d'aller manger quelque part ce soir ?

Graham : Oh oui !

Moi : Cette fois, c'est moi qui choisis.

Nevra : Comme tu voudras Altesse.

Moi : Allons au royaume des sorciers, cela changera et au passage, on emmènera Ella voir mes parents.

Nevra : Je me disais bien que tu avais un plan en tête.

Moi : Il faut croire que oui.

A suivre...

Gael : The White Wolf (Second part)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant