Chapitre 44

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Masson

Dans la merde... C'est exactement ce dans quoi je me suis fourré. Une putain de belle grosse merde. Comment je vais bien pouvoir faire pour me sortir de ce pétrin ?  Bonne chance connard !

Une fois garé devant le casino, je prends une petite minute de réflexion. Je me maudis intérieurement de ne pas avoir été chez mes parents... Si j'avais passé la soirée de Noël chez eux, je ne serais pas là. Et ça aurait été mieux pour tout le monde.

Si tu n'avais pas été là, Marco aurait posé ses sales pattes sur elle !

Que soit damnée ma conscience pour me rappeler ce qu'il aurait pu se passer si je n'avais pas été là. Les images de cette femme fatale en train de maintenir en joue cet enculé fait surface dans mon esprit. J'ai un petit compte à régler avec lui.

Je sors en trombe de la voiture, ma colère revenant en force. Les images de Marco voulant l'accoster me narguent et réclament une sanction. Du sang... voilà ce que je veux. Qu'il saigne.

Je descends les marches qui mènent au sous-sol. Des voix résonnent et je suis leur provenance jusqu'à arriver dans les vestiaires. Bizarre, Marco et ses lèches-culs ne sont pas à leur place habituelle, en train de jouer aux cartes. Lucca et Matt sont en train de se changer.

— Où étais-tu ? exige de savoir le boss comme si ça le regardait.

Il va pas falloir qu'il me chauffe lui aussi. C'est peut-être mon patron et le père d'Aria, mais son attitude vis-à-vis d'elle ce soir m'a quelque peu... offusqué ? Trop faible. Révolté ! Son comportement m'a fait voir une autre facette de lui que j'ignorais. Enfin non, je connais très bien cet aspect de lui mais certainement pas envers sa propre fille. Je n'aurais pas cru qu'il puisse réagir de la sorte envers elle. Une partie de moi pense qu'il ne l'a pas fait exprès, qu'il s'est laissé dépasser par les événements et, qu'en vue des circonstances, sa colère à pris le dessus.

C'est le chef de la mafia et sa fille a outrepassé ses ordres devant ses membres. Il se devait de réagir. L'autre partie pense juste au fait qu'elle a eu mal, qu'elle a été blessée. Que ce soit minime ou pas, elle l'a ressenti et rien que pour ça... Disons qu'il a de la chance d'avoir encore la tête sur les épaules.

Mon regard est dur lorsque je le fixe. S'il croit que je vais lui répondre, il peut toujours se foutre son arme dans le cul. Personne ne sait que j'ai gardé mon loft, et je compte bien garder cette information cachée.

Des bruits se laissent entendre à l'extérieur du vestiaire. Je détourne mon regard vers la sortie de la pièce et me concentre sur les voix.

Marco.

Parfait !

Je décide de me changer en deux deux pour ensuite aller à sa rencontre afin de lui exploser la gueule. Je n'ai pas à faire l'effort de le rejoindre car, au moment où je ferme mon casier, il se pointe, tout sourire, rigolant avec les connards qui l'accompagnent. Profite bien car je vais te péter les dents dans 3... 2... 1... Boom !

Il se prend une patate en pleine gueule et tombe sur le sol comme la grosse merde qu'il est. Du sang gicle par terre par la puissance de mon coup. Mon côté psychopathe, voyant le rouge du sang s'étaler par terre, en réclame plus. Pas assez de sang... Il en faut plus...

Je m'abaisse sur lui pour l'attraper par le col d'une main et lui assène des marrons en plein visage de l'autre. Plus je frappe, plus ma puissance augmente et plus il y a de sang qui s'écoule. Continue jusqu'à ce qu'il crève...

Tout ce que mon cerveau voit, c'est Marco posant ses mains sur Aria. Une image créée de toute pièce par mon subconscient, me torturant, qui me montre ce qui se serait produit si je n'avais pas été là. Putain j'ai bien fait d'annuler. J'ai été bien con de penser le contraire il y a quelques minutes...

Ma Prison DoréeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant