18 septembre 2027 - Sofia
Un par un, je signe les livres que les personnes qui sont venues me voir -mais que je ne qualifierais tout de même pas de fan-, m'assurant de leur parler le plus possible, retenant le plus de leur anecdote, sachant que chacune d'entre elles compose un souvenir et une joie supplémentaire que je ne peux pas nier.
A travers la vitre collée à ma table, je vois le soleil décliner doucement, signant de plus en plus la fin de cette nouvelle journée de dédicace. Il y a de moins en moins de personnes, et je n'ai qu'une hâte : rentrer chez moi afin de pouvoir raconter tout ce qui a pu se passer aujourd'hui à mon copain, qui n'arrête pas de m'harceler de messages pour s'assurer que tout va pour le mieux.
Je réponds constamment que ce moment est tout simplement magique, et que je ne pourrais jamais oublier le bonheur que ça fait de voir certaines personnes affirmer que mon livre ressemble étrangement à un échappatoire. Pour moi, il n'y a sûrement rien de plus beau. Ce n'est qu'une preuve supplémentaire que ça ne m'aide pas que moi.
Parfois, je me rappelle que la première personne à m'avoir encouragé à me lancer est et restera toujours Pablo. Il avait cette façon de me dire que pratiquement tout était possible, et que je ne devais pas hésiter à me jeter dans le tas. D'une certaine manière, il a pris le rôle des parents que je n'ai jamais vraiment eu, en me montrant que rien n'était impossible, mais que sans essayer, ça le deviendrait forcément.
J'ai du accepter ce changement, cette nouvelle vie, loin de tous les repères que j'avais pu me forger. Il n'avait plus de Léo pour me faire éclater de rire à cause de ses blagues foireuses, ni de copain à qui je pourrais tout raconter sans me dire que ça pourrait être bizarre à un moment. Mais finalement, j'ai su me reconstruire, accepter d'avancer, et me dire que dans tous les cas, ce n'était pas la fin de tout, simplement le début de quelque chose d'un peu effrayant.
Se retrouver dans un nouveau pays est toujours un peu trop effrayant. Même lorsque l'on pense tout connaître d'un endroit, il n'y a qu'en y vivant que l'on peut vraiment s'y assurer. Et de toute évidence, à présent, je comprends qu'outre ce besoin de publier mes romans, j'avais besoin de ce renouveau, et de me dire qu'ici, je pouvais tout recommencer à zéro.
- Bonjour ! Je ne viens pas trop tard ?
Ma tête se relève doucement vers une jeune femme, qui se tient droite, face à moi, mon premier roman entre les mains. Un large sourire éclaire mon visage lorsque je lui affirme que la séance n'est pas encore finie, et je dépose rapidement mon portable pour attraper le livre qu'elle me tend.
Même si ce n'est pas ma première séance de dédicace, et qu'à force, j'ai compris que stresser n'était qu'une réaction normale de notre corps pour nous faire comprendre que ce n'était pas quelque chose auquel il était habitué, j'ai toujours cette légère boule au ventre à l'idée de me dire que je pourrais dire ou faire quelque chose de mal.
Le seul avantage pour les personnes qui arrivent un peu en retard, c'est bien que je n'ai pas à accélérer notre rencontre parce que je sais parfaitement que personne ne viendra derrière. C'est toujours quelque chose qui m'embête énormément, parce que j'aimerais avoir le temps d'écouter chaque personne avec la même attention. Mais dans la vie, nous ne faisons pas toujours ce que l'on veut.
- La lecture t'a plu ?
- Oh oui ! C'était tout simplement merveilleux ! J'ai probablement pleuré quelques fois, mais j'ai aimé la façon dont tu as montré que toutes les fins n'étaient pas forcément synonymes de tristesse et de souffrance, même lorsque que les protagonistes ne sont pas nécessairement heureux. Je pense que ça représente aussi une part de la société.
Ma tête se hoche rapidement, alors que je la remercie un grand nombre de fois, consciente que ce ne sont pas des paroles en l'air, simplement pour me faire plaisir. Il n'y a sûrement rien de plus important pour un auteur que de voir que nos récits peuvent plaire à certaines personnes, et qu'en plus de ça, elles partagent et comprennent les messages que nous voulons faire passer.
Je prends la peine d'écrire un petit mot, significatif de cette rencontre, sans arrêter de sourire une seule seconde. Ma joie peut parfois paraître fausse, mais en réalité, tout le bonheur que je ressens lors de ces journées est la seule chose de vraiment vraie dans ma vie. Autrement, je cherche toujours à laisser apparaître le meilleur de moi, même si ça peut paraître un peu trop faux.
- Est-ce que tu écriras d'autres livres dans ce genre ?
- Il est évident que si je te le disais, ça serait un peu trop facile... Mais il faut garder à l'esprit que chaque fin est spéciale, propre à elle-même, et surtout, tout aussi belle qu'une autre. Peu importe le bonheur et la tristesse, ça ne veut pas dire que l'histoire avant n'était pas belle.
- C'est vrai, tu as raison !
Ma tête se hoche une nouvelle fois, toujours sans lâcher le sourire qui est placardé sur mon visage. Je lui tends le livre, lui offrant le dernier marque-page qu'il me reste. J'aimerais lui montrer à quel point sa présence et ses mots sont importants pour moi, mais je sais que ça ne sera jamais assez représentatif de ce que je ressens vraiment, au fond de moi.
Je me contente de lui souhaiter une bonne soirée, et la laissant repartir. Mon esprit divague entre les souvenirs, les sentiments que j'ai pu écrire et transmettre à travers le papier, et toute l'histoire que ce livre, mon premier livre, peut avoir dans ma vie. Une importance qui, même si l'on peut trouver cela étrange, ne disparaîtra jamais.
Ai-je déjà précisé que ce livre décrit notre histoire ?
Une histoire que vous connaissais à présent merveilleusement bien ?
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Bonjour !
How it's going ?
Purée, on dit vraiment au revoir à mes enfants là ?
Aujourd'hui, parce que j'avais trop hâte de partager ce chapitre ?
Je m'auto-brise le coeur de cette manière ?
Why not...
Disons que les deux dernières phrases faisaient une partie intégrante de ce que je voulais faire.
Je ne sais pas, je pense que ça avait son importance par rapport à l'aide que Pablo a déjà apporté à Soso.
C'est surtout grâce à lui qu'elle a avancé comme ça.
Enfin...
Aujourd'hui, c'est le moment d'affirmer que les bonus sur cette histoire touche à leur fin (une fin qui me brise le coeur hein).
J'espère que les bonus vous ont plus !
N'hésitez pas à lire mes autres histoires ou même à me suivre !
J'ai encore beaucoup de choses de prévu !
Love u <3
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Crash|| P.G
Fiksi PenggemarLors d'un soir d'hiver, le célèbre footballeur Pablo Gavi va malheureusement percuter Sofia, alors qu'il était en voiture. Cette dernière sombrera donc dans le coma quelques semaines. Pablo restera le plus souvent auprès d'elle durant cette période...
